décembre 1872. Inkiapo. beau temps
Les acquisitions de la journée consistent : 1° en un Bacillus, brun et d’assez grande taille. Ce curieux insecte orlhoptère, de la famille des Mantides, a été pris vivant dans un coin abrité de notre montagne; 2° en quelques crabes et scorpions, semblables à ceux de Pékin, apportés de la plaine; 3° en deux lièvres, tués également dans la plaine, que je rapporte au Lepus tolaï , quoiqu'ils manquent de la teinte blanchâtre des fesses ordinaire aux animaux de Mongolie.
Pendant tout le jour notre vallée résonne des nombreux coups de fusil tirés sur un sanglier par un groupe de chasseurs indigènes. Ils en ont
fait autant hier et avant-hier. Je m’aperçois qu’ici aussi l’on brûle beaucoup de poudre avant de mettre le gibier dans le sac. Mais il faut convenir aussi qu’il faut beaucoup d’adresse pour bien manier le long et lourd fusil à mèche du pays et qu’il faut être solidement robuste et leste pour courir sur ces raides coteaux.
8 et 9 décembre 1872. Inkiapo. Bonnes journées.
Je me prépare pour aller moi-môme explorer le Lao-ling, avant que les chemins ne soient devenus tout à fait impraticables.
Aujourd’hui j’achète un jeune chevrotin à musc, tué dans le voisinage, et un Pterorhinus lanceolatns, pris au piège au haut de la montagne. Voici encore un oiseau de Moupin à ajouter « la faune chensinoise.