‹ Journal de mon troisieÌ€me voyage d'exploration dans l'empire ChinoisChapitre 5 sur 37 · DU 8 AU 21 MAI · texte numérisé non relu

DU 8 AU 21 MAI

Séjour a Haii-keou. — M. Francis lîarnier et ses projets de voyage.

— État actuel de la colonie européenne: le consulat de France.

— Bienveillance des résidents européens pour les voyageurs

scientifiques. — Les bateaux à vapeur du Yang-tsé. -r- Arrivée à Kiou-kiang. — Accueil cordial des confrères; Mgr Bray; les pérégrinations du I*. lleude. — Courses dans les alentours de la Ville attvt* neuf fleuves. — Le docteur Shearer, M. Kopsch. — Un noyé. ' *

8 mai 1873. — Séjour à Han-keou. Grosse pluie pendant toute la nuit et une partie du jour, avec éclats de tonnerre dans la soirée. A neuf heures, le baromètre marque sept cent cinquante-huit milmètres et le thermomètre vingt degrés.

Je n'ai pas besoin de répéter aujourd’hui ce que j’ai écril sur Han-keou en 1868. La seule observation qu'il y ait à faire c’est que les établissements européens n’y ont augmenté ni en nombre ni en prospérité : c’est même le contraire qui a eu lieu. Plusieurs des belles maisons que les commerçants y avaient bâties à grands frais tombent déjà en

ruines ou se vendent à vil prix [tour être démolies; les autres continuent à loger très au large les agents des grandes sociétés de Changhay, qui sont des Anglais, des Américains, des Russes et des Allemands, sans compter plusieurs missionnaires protestants. Quant aux missionnaires catholiques franciscains, qui soignent les chrétiens indigènes de la province du Houpé, de même que ceux du Hounan, du Chensi, du Chansi et du Chantong, on peut dire que leurs œuvres y sont en progrès notable. Une nouvelle procure est construite pour remplacer la maisonnette provisoire où je logeai il y a cinq ans; la grande et belle maison des religieuses italiennes élève un grand nombre d’orphelins chinois, et les nouvelles conversions au christianisme se multiplient, surtout dans la partie orientale de ce vicariat. Aussi cette mission, sagement administrée par Mgr Zanoli, reçoit-elle un renfort important de missionnaires d'Europe.

Je crois qu’actuellement M. Blaneheton, gérant du consulat de France, est le seul Français qui réside à Han-keou. Je m’étais proposé d’aller aujourd’hui saluer ce monsieur, que* j’ai connu autrefois à Pékin; mais, aussitôt qu’il a appris mon arrivée dans cette ville, il a eu la bonté de m’écrire pour m’inviter à aller déjeuner chez lui ce matin.

J’ai le plaisir inattendu de trouver au consulat M. Fr. Garnier, officier distingué de notre marine, qui lit partie de l’expédition scientifique du Mé-

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kong. Ce voyageur, devenu célèbre par les importantes et intéressantes publications qu’il a faites sur les résultats obtenus par la mission qu’il dirigea depuis la mort île M. de Lagrée, se prépare à aller dans la partie méridionale du Setchuan, et voudrait bien que je pusse raccompagner dans cette rapide exploration. Mais, les conditions où je me trouve en ce moment m’empêchent de coucou rir à ce voyage, qui m’aurait souri d’ailleurs à certains égards. M. Garnier m’apprend qu’il a l’intention de faire une seconde campagne pour essayer de pénétrer dans le sud du Tibet. Cependant les prétendues missions exploratrices de la Chine centrale et méridionale, annoncées par les journaux de Changhay, ne sont, me dit-il, que des canari/ s

Mon voyage en Europe s’était fait dans de si fâcheuses conditions pendant la guerre francoprussienne, que je n’y avais pu prendre connaissance de ce qui avait été déjà publié sur la grande exploration du Mékong. Je regrettais cela d’autant plus vivement que je considère cette brillante entreprise comme une œuvre vraiment méritoire et glorieuse, dont les petits travaux, plus ou moins analogues, que j’exécute me font mieux sentir qu’à d’autres l’importance ainsi que toute la grandeur des difficultés que les courageux officiers de notre marine ont eu à surmonter. Aussi, est-ce avec le plus vif intérêt que je parcours aujourd’hui le magnifique volume que M. Garnier met entre mes mains : c’est beau, et pour le fond et pour la

forme. — Si jamais je me mettais à écrire quelque chose sur mes recherches et sur mes*prosaïques pérégrinations, le lecteur ne trouverait dans mon travail rien de semblable ou de comparable au livre de M. Francis Garnier.... Seulement le naturaliste avide de connaître quelque chose des productions eL des conditions physiques de l’intérieur de la Chine, rencontrerait peut-être dans mes notes des détails et des observations dont il pourrait tirer parti, en attendant que d’autres fassent mieux sur la même matière.

On sait que les trois villes de Han-keou,de Hanyang, et d’Outchang ne sont séparées l’une de l’autre que par l’eau, et qu’elles forment le centre de population le plus important de l’empire, porté par les livres chinois à sept millions d’âmes! Ce chiffre, qui a pu être vrai pour les temps passés, est maintenant beaucoup au-dessus de la réalité; je pense que le total des habitants actuels des trois villes aurait de la peine à atteindre deux millions.

Tandis que la capitale du Houpé, Ou-tchang-fou , et H an-gang- fou sont bâties sur la colline, leur voisin Han-keou se trouve placé sur une plaine alluvionale, basse et aqueuse. Aussi, la concession européenne y est-elle dans une situation déplorable; mais de toutes les maisons que les Occidentaux y ont élevées, c'est sans contredit celle du consulat de France qui jouit de la position la plus fâcheuse, sans compter qu’elle est isolée et trop éloignée du reste île la ville. Je dus y aller en

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bateau jusqu e sur la porte, quand je passai dans celte \ille, il y a cinq ans. Maintenant les eaux du Yang-tsé soûl basses, et le piéton peut aller voir M. le consul sans autre inconvénient que celui de se rrotter richement on route.

Néanmoins M. Blancheton trouve le moyen de faire cultiver des fleurs dans le grand jardin qui existe devant le consulat et dont, sans les inondations périodiques, on pourrait faire quelque chose de joli. En ce moment, il y a là une profusion d 'œillets mignardises et de Pétunia de toutes les nuances qui égayent les yeux des rares visiteurs.

Mais, ce qui m’intéresse le plus dans ce jardin, ce sont trois faisans Amherst et trois faisans sans collier', qu’on y nourrit dans une très-belle volière, et qui ont été envoyés de Yunan par M. Dupuis. A propos de ce hardi commerçant français, que j’ai rencontré jadis ici même, on me dit qu’on n’a plus de ses nouvelles, depuis longtemps qu’il est entré dans cette province.

M. Blancheton m’apprend que, il y a deux mois, il a eu, dans son jardin, plusieurs autres rares gallinacés, qui avaient été envoyés du Thibet oriental par les soins de Mgr Chauveau (Crossoptilon blanc, Lophophore et Ithagine). Ces oiseaux avaient une destination particulière, mais c’est en France, croit-on, qu’ils oui été dirigés.

9 mai 1873. — A Han-keou. Ciel couvert.

A cause de la pluie, je n’ai pas pu m’embarquer hier soir pour Kiou-kiany ; il faudra que j’attende

jusqu’à demain. — Mon intention est de me rendre, après quelques jours de relâche, dans cette ville, au sud-est du Kiang-si, où je crois que je trouverai encore à travailler utilement pour l’histoire naturelle, tout en restant auprès de mes confrères français.

10 mai 1873. — A Han-keou. Assez beau temps.

En allant prendre ma place sur un des grands et beaux bateaux à vapeur de la compagnie Russel, je vois, devant le bureau de l’Office, les marques des principales inondations du Fleuve Bleu qui ont été observées à Han-keou depuis que les Européens y sont : celle de 1870 est la plus élevée; elle atteint à peu près ma hauteur au-dessus du niveau du quai. Or, comme le sol des maisons de Han-keou est moins élevé que le quai et que le Yang-tsé grossit régulièrement en été, c'est chaque année, et parfois pendant des mois, qu’elles ont l’agrément d’être changées en véritables îles, accessibles seulement en bateau. Malgré cela, les résidents européens de cette ville prétendent que le climat y est salubre, et que les maladies y sont incomparablement plus rares qu’à Ohanghay.

Depuis un an, mon nom a paru assez souvent dans les journaux de la Chine. Les articles que M. E. Blanchard, de l’Institut de France, fit paraître dans la Revue des Deux-Mondes , pendant le siège de Paris, sous le litre de Nouvelles explorations de la Chine, et dans lesquels ce savant professeur du Muséum a fait ressortir une partie de

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mes travaux bien au delà de leur mérite, ont été reproduits d’abord par le Nouvelliste de Changhay, et puis, en anglais, dans YEuening courier, et dans le Sanghae budget. On en a même fait deux éditions anglaises, en cahiers séparés. De plus, une longue lettre (pic, l’été dernier, j’écrivis sur les productions naturelles de. l’intérieur de l’empire, à M. Forbes, l’un des membres les plus actifs de la Société asiatique, a été insérée in extenso dans le volume annuel du Norlh-China-Branch de cette année. De sorte qu’il est maintenant peu d’Européens vivant dans cet extrême Orient qui ne me connaisse de nom.

Cette renommée, que je n’ai pas provoquée, que je ne désirais pas et qui ne laisse pas de m’embarrasser quelque peu, a aussi son bon côté. Ainsi, ce matin, le bon père Angelo n’a eu qu’à décliner mon nom aux agents de la compagnie des steamers pour que ces gentlemen lui aient aussitôt accordé une place gratuite pour moi dans la meilleure cabine du bord : à quelque chose honneur est bon !

J'ai observé que, de tous les Européens qui habitent ces régions éloignées, les Anglais sont ceux qui suivent le mouvement scientifique avec Le plus d'intérêt et d’assiduité. Il y a un bon nombre de ces honorables résidents qui, tout en vaquant au négoce et à leurs autres emplois, trouvent le moyen de s’occuper aussi de sciences, d’observations, de recherches géographiques, historiques et littéraires, et de touie sorte de collections d’his-

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toire naturelle. Aussi, les hommes qui se dévouent à un but scientifique sont-ils sûrs de recevoir d’eux des marques d’une estime particulière. El moi, en particulier, je puis dire avec vérité que, depuis que l’on sait que je travaille avec activité à l’histoire naturelle, j’ai été traité avec égards dans tous les bateaux anglais où j'ai dû voyager; tandis que dans nos bateaux français, excepté une Ibis sur cinq, on a eu bien soin de m’assigner toujours ce qu’il y avait de pire en fait de places et de cabines.

Je me suis embarqué au soir, et on ne lève l’ancre que vers le milieu de la nuit.

1 1 mai 1873. — Arrivée à Kiou-kiang. Beau temps avec fort vent d’est.

Deux compagnies de vapeurs font en ce moment le service régulier de Changhay à Han-keou. La plupart de ces bateaux sont fort grands et d’une construction particulière adaptée à la navigation fluviale; ils sont très-hauts et portent deux étages d’appartements au-dessus du pont. Les voyageurs européens occupent les cabines du devant, trèspropres, très-belles ; et les nombreux Chinois trouvent leur logement, pour un prix très-modéré, dans deux grandes salles qui sont en arrière de la machine, où ils passent leur temps philosophiquement, en fumant le tabac ou l’opium et en jouant aux cartes, etc. En comptant le temps dépensé dans les haltes de Tchin-kiang, de Nanking et de Kiou-kiang, les vapeurs mettent quatre

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ou cinq jours pour monter à Han-keou, et trois ou quatre pour redescendre à Changhay. Sur tout ce trajet, le magnilique Fleuve lileu est navigable en toute saison; cependant, à celte époque de l’année où nous sommes, les eaux sont si basses qu’il y a des précautions à prendre pour ne pas toucher aux bas-fonds. Dans l’équipage de ces bateauxmarchands, il n’v a d’ordinaire d’Européens que les cinq ou six chefs principaux; tout le reste du service est entre les mains des Chinois, qui s’acquittent avec adresse et intelligence de leur office. Seulement les voyageurs doivent se tenir en garde contre les tentations accipitrines de leurs doucereux serviteurs à la luisante natte.

C’est à une heure après-midi que notre grand navire à triple étage se trouve devant la Ville aux neuf /leuves ( Kiou-kiang-fou ). Une petite croix de pierre placée sur la porte et la tour carrée d’une chapelle en construction m’y indique la nouvelle habitation de mes confrères, à quelques pas du débarcadère. — Quel bonheur de se retrouver enfin avec les siens !

Actuellement, le personnel français de l’établissement catholique se réduit à Mgr Bray, vicaire apostolique du Kiangsi, et à M. Portes, qui tient la procure de la mission : deux anciennes et chères connaissances. — J’avais rencontré déjà le premier, alors M. Bray, deux fois dans le cours de mes excursions ; d’abord près de la villa impériale de Jéliol et, plus tard à Eul-che-san-hao , en Mongolie; et à chacune de ces rencontres, j’ai vive-

ment été touché des procédés francs, cordiaux et généreux de cet excellent confrère à mon égard. Mais maintenant il est devenu monseigneur! La Providence l’a élevé à la dignité épiscopale, cjue certainement il n’avait point ambitionnée. Or, tout d'abord, le nom d’évêque vous inspire le respect ; le respect c'est en quelque sortede l’éloignement; l’éloignement c’est une diminution, une négation même de l’amitié, de l'affection.... Ceci est tellement vrai, que les hommes auxquels les simples mortels accordent le plus le respect sont ceuxlà mêmes qu’ils redoutent davantage! La double \oix de l'histoire passée et contemporaine est là pour enseigner ce fait aux amateurs ch' respect passif et actif; mais chacun a son goût : tous les rôles trouvent leur place dans le grand théâtre de ce monde. — Pour moi, je consentirais volontiers à voir disparaître de nos vocabulaires le froid mot de respect (quand il ne signifie que surface , ignorance du fond, art ou artifice ), pour le remplacer par le mot estime (qui indique connaissance , sincérité, horreur de V artificiel et du théâtral). Ce mot m’offre incomparablement plus de garantie et de sûreté, plus d’encouragement et de sécurité!

Mais quand on n'a accepté l’épiscopat que pour la charge et pour les graves devoirs qu’il impose, et que, sous les rigides emblèmes de la mitre et de la crosse, on n’a rien perdu du cœur et des bonnes affections des temps passés; quand, en un mot, on retrouve encore, sous ces insignes, un ami véritable, un condisciple estimé,... l’on se

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sent à son aise, et l’on donne un libre cours à l’irrésistible besoin d’épanchement : on est heureux de ne pas voir poser el de ne devoir pas poser, sous prétexte de sauvegarder le respect.

Mais je m’aperçois que je moralise el que tout le papier de ces autres missionnaires qui m’hébergent généreusement ne me suffira pas si je continue ainsi à écrire toutes les rêveries que les hommes et les choses me suggéreront crescendo.... Je reviens donc à mes moutons.

J’entends dire ici que, depuis deux ans, on porte sur le marché de Kiou-kiang, pendant l’hiver, des chevrotins roux et des cerfs de moyenne taille, ayant de fortes cornes et un pelage d’un brun fauve. Ces animaux dont, à l’époque de mon premier voyage ici, on ne put même pas m’apprendre l’existence au Kiangsi, doivent être très-intéressants pour le zoologiste; aussi s’est-on empressé, parait-il, d’en envoyer des dépouilles à M. R. Swinhoe.

On m’annonce également que le P. Heude, ayant poussé ses pérégrinations jusqu’ici, et même jusqu’à Han-keou, s’est procuré les mêmes cervidés au marché de Kiou-kiang, à la tin de l’hiver dernier; et que ce naturaliste, qui s’occupe surtout des animaux aquatiques (qu’il peut facilement étudier et récolter dans sa belle barque chinoise), se trouve encore dans l’intérieur de notre vicariat du Kiangsi. — J’aimerais tout autant que le révérend père fût ailleurs; d’autant plus qu’il savait très-bien que mon intention était de ter-

miner par l’exploration de cette province nies courses clans l’intérieur de la Chine. Mais il est vrai que les découvertes scientifiques sont du domaine du premier occupant. Après tout, il ne s’agit pas ici de droit: il n’y a qu’une question de délicatesse....

12 mai 1873. Kiou-kiang. Beau temps.

Enfin, je puis déclouer mes caisses naufragées. Il y en a une (qui contenait une grande partie de mes oiseaux) qui est en bien pitoyable état: tout est abîmé, ou â peu près ! Quel malheur! — Le reste est aussi plus ou moins mouillé; mais, moyennant de grands soins, je parviendrai aies sauver.

13 mai 1873. Beau temps.

Quoique le défaut de pluie ait fait manquer dans ces régions la première récolle du riz, les petites collines des environs de la ville sont verdoyanles et belles maintenant. Je vais les visiter du matin au soir, en compagnie de mes deux chasseurs pékinois; j’y fais une récolle abondante d’insectes, mais sans guère trouver de nouveautés marquantes. En celte saison, la gracieuse Sericina fortunei est très-abondante; et je vérifie que les individus jaunes et les individus blancs appartiennent indubitablement à une seule et même espèce, les premiers étant des femelles et les seconds des mâles. Mais il me semble que ce lépidoptère si élégant, dont la chenille se propage sur les aristoloches, offre ici des caractères constants par lesquelles il

diffère assez sensiblement des sujets de Pékin, distingués sous le nom de Ser. telcnnon , et surtout de ceux que j’ai chassés jadis â Jéhol et qui ont le dessous des ailes glacé d’argent ou de nacré.

Le beau lac de Kiou-kiang, naguère si plein, si limpide, si orné déplantés aquatiques, si animé de poissons et d’oiseaux, est a sec maintenant, excepté dans sa partie médiane; il exhale au loin la puanteur des moules, des limnées, des paludines et des cyrènes en putréfaction, c'est dire assez que l’on n’y voit pas les folâtres Nettapus , ces sarcelles mignonnes qui nichent sur les toits, ni les étranges Hydrophasianus à la longue queue. Seuls, les hérons cendrés et les aigrettes y guettent silencieusement les grenouilles et le menu fretin qui agonise dans la mare. J’aperçois aussi, à mon grand étonnement, une jeune cigogne égarée, le Ciconia nigra, qu’on ne rencontre d’ordinaire que dans les grandes montagnes.

14 mai 1873. Kiou-kiang. Il pleut assez pour dire qu’il fait mauvais temps, mais non pour arroser suffisamment la terre avide d’eau.

Nous continuons à réparer de notre mieux les dégâts du naufrage.

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