L. OOR
L. Korczyski. Les échanges nutritifs dans l'ostéomalacie. (118) 12 et 19 avril 1902 ; 221-242.— L'oxydation des'substances
azotées est irrégulière. L'équilibre azoté est rare. La qtiantité d'acide urique éliminé n'est pas en général supérieure à la normale ; mais le fait se produit de temps en temps.
Dans les cas récents sans cachexie, l'acide phosphorique est retenu dans l'organisme. L'élimination de cet acide est irrégulière en ce que sa quantité est supérieure à la normale dans les matières fécales et son taux dans l'urine est inférieur à la normale. La chaux est éliminée principalement par l'intestin. Sa quantité dans l'urine varie notablement d'un jour à l'autre et parfois est inférieure à la normale. L'élimination intestinale de la chaux est considérablement augmentée et supérieure à la quantité ingérée avec les aliments. — L'auteur conseille d'employer dans l'ostéomalacie de préférence le régime carné riche en phosphore et en nucléine. On poun*ail même administrer utilement l'acide nucléique. Le pronostic est bénin toutes les fois que le taux de la chaux et des phosphates dans les urines est normal et que le taux de Tazote éliminé ne présente pas de grandes oscillations. km. wasserbbrg.
Launois et Roy. Gigantisme et infantilisme. (85) XV,540-582; 1902.— Étude d'un géant de 30 ans, ayant 2 m. 04 de hauteur ; ce malade est en outre atteint de genu valgum et d'un arrêt de développement des testicules, accompagné d'autres signes d'infantilisme. Or la radiographie a montré d'une part la persistance des cartilages de conjugaison, d'autre part un élargissement de la selle turcique. Par une étude comparée d'autres observations déjà publiées de gigantisme et d'acromégalie, les auteurs concluent : il existe un type de gigantisme infantile dans lequel la taille élevée co-existe avec l'atrophie génitale ou tout au moins avec l'impuissance et la stérilité si souvent notée chez les géants. Ce type, que caractérisent la continuité très prolongée de la croissance grâce à la persis-^ tance des cartilages de conjugaison et les anomalies de cette croissance en longueur (genu valgum), diffère par suite à un moment du gigantisme acromégalique que caractérise l'hypertrophie en épaisseur ; mais comme l'hypertrophie hypophysaire causale est commune aux deux, ils se peut que le gigantisme infantile vienne à se confon- ^ dre avec le gigantisme acromégalique après que se sera effectuée l'ossification très relardée des cartilages épiphysaires. Il restera enfin à préciser les rapports réciproques
exisiant chez ces malades entre Tatrophie lesliculaire et rhyperlrophie hypophysaire ; à cet égard, l'examen de Thypophyse chez les ennuques et les animaux castrés précocement pourra peut-être fournir d'utiles renseignements. r. cbstaiï.
G. Vassale. L'ipoBsi nel mixedema e neir acromegalia.( \ 00) XX VIII, 25-39 ; 1 902. — A Tautopsie d'un myxœdémateux de 33 ans. Vassale trouva l'hypophyse doublée de volume ; Ponfick a publié un casanalogtie.
L'interprétation de ces faits est facile si l'on considère que, lorsqu'il y a une insuflisance thyroïdienne, une plus grande quantité d'impuretés est laissée dans le sang ; la pituitaire a davantage de travail à fournir pour accomplir sa fonction propre, alors elle s'hyperlrophie . Il ne s'agit pas d'hypertrophie compensatrice vraie, mais d*une hypertrophie due à un appel à une plus grande activité. — On peut se demander si l'hypertrophie secondaire de la pituitaire dans le myxœdème n'a pas son analogue dans Tacromégalie, en d'autres termes, si la tumeur hypophysaire de l'acromégalie ne représente pas simplement un phénomène secondaire. Si cela était, il s^agirait, dans l'acromégalie comme dans le myxœdème, d'une hypertrophie de la pituitaire par surcroit de travail dû à une altération de la nutrition. — Or, d'après Vassale, cette interprétation est la vraie ; et la meilleure preuve c'est que la tumeur de la pituitaire dans l'acromégalie est toujours l'hypertrophie simple, caractérisée par la présence des cellules chromophiles en abondance ; que plus tard sur l'hypophyse hypertrophiée il se greffe un néoplasme malin, peu importe ; ce qu'il faut retenir est l'hypertrophie simple, fonctionnelle de la pituitaire, conséquence de l'altération de la nutrition qui fait l'acromégalie.
Cette interprétation se prête d'ailleurs très bien ù l'explication des faits cliniques et anatomo-pathologiques : elle montre notamment pourquoi les symptômes
de l'acromégalie précédent de longtemps ^ .-w« ««jx.w «.•w«.«« ..j,,».
ceux qui sont dus directement à la tumeur d'autre part, chez les sujets attein de l'hypophyse ; elle explique aussi com- la réaction du contenu slomaca ment il peut se faire qu'on trouve la pituitaire saine de grosseur normale dans des cas d'acromégalie au début. En somme, selon toute probabilité, l'acromégalie est une maladie de la nutrition de cause inconnue, et la tumeur hypophysaire est une des conséquences de cette maladie. — Les dcrniiMcs pages du mémoire sont consa- ,
crées à la réfutation des, obje par plusieurs auteurs contre 1 pratiquées par Vassale et dé la pituitaire est un organe importance vitale. b