SI
10 minâtes après l'anesthésie. Pression arte* rielle = 1*«,« Hg. Mouv. resp. 60.
Ak.57 m..
40 minutes après Tanesthésie. Pression artérielle= li*-,9 Hsr. Moot. resp. 41, d'ampUlode
moyenne ou au-dessous de la moyenne.
1 heure 34 minutes après TanesUiésie. Pression artérielle = 1««- 2 Hg. Moût. resp. 4«, d'amplitude moyenne ou normale.
Cette expérience a été faite dans des conditions qui sont à peu près identiques à celles dans lesquelles se plaçait M. Arloing : administration à
i. TIgBQT
I. Prise de sang avant Tinhalalion du chlorororme. — II, III, IV. Prises de sang api>^ J.'ai^plhésie : A, prçssioa .artérielle ; B, 0 de }a pression et indication du moment (i«$ prises de? san^; C» mouvcmpnls respiratoires; D, 0 de la pression dans la trach»». • ET^' temps (ntîdu tes)': • i
GAZ DU SANG PENDANT L'ANESTHÉSIE 4
l'auimal d'une quantité de chloroforme quelquefois mémo à peine suffisante à maintenir l'insensibilité cornéenne sans jamais dépasser ce degré d'ânesthésie. Dans ces conditions l'animal resta continuellement en polypnée. Cette polypnée diminue peu à peu d'intensité, mais le graphique montre que, même après 1 h. 34 m. d'anesthésie, la respiration est encore bien plus fréquente qu'à l'état normal. Ce fait explique les résultats obtenus dans cette expérience. Si nous examinons les chiffres d'oxygène contenus dans le sang artériel au moment de chaque prélèvement, nous sommes amenés aux déductions suivantes :
1*;L& proportion d'oxygqne; coi\statée (dap^ la première prise: ^^;sai|gr ne {teut pas être considérée comme le taux normal de ce gaz dans le sang, parce que l'animal était en état de polypnée violente ; cette proportion est dottc plus élevée que la proportion normale et ne peut pas servir de point de comparaison avec les déterminations ultérieures ;
S* La proportion d'oxygène décroit dans les deuxième et troisième prises de sang» parce que la mécanique respiratoire diminue [d'intensité de façon progressive, tout en restant encore supérieure à la normale ;
3* La proportion d'oxygène du sang artériel s'est légèrement relevée dans la quatrième prise de sang, probablement parce que la mécanique respira* toire avait repris une intensité plus considérable, l'augmentation d'amplitude des mouvements respiratoires ayant pu compenser au delà la diminution du rythmé ; pour avoir une explication certaine de cette différence il aurait fallu faire nnscription du débit respiratoire. Mais cette explication n'est même pas nécessaire, la différence minime constatée (f*%22 sur la prise précédente) rentrant presque dans la catégorie des différences que l'on peut constater chez le chiea normal et non chloroformé. Nous devons conclure de cette expérience que, comme l'avait constaté M. Arloing, la proportion d'oxygèqe du.sang artériel reste constamment élevée et au-dessus de la normale quand on'taaintient Tanesthésie à la limite exacte de l'insensibilité cornépnne^ la cordée n'étant même pas toujours complètement insensible.
Les conclusions générales de ces expériences, ainsi que la comparaison des résultats obtenus avec ceux d'autres auteurs font l'objet d'un autre mémoire (Mémoire n* 2, page 61).