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L. CAMUS

F. Marceau. Dispositif expérimental pour l'élude des rapports de la durée de la période d'excitation latente (temps perdu)

avec les charges à soulever dans ies muscles de différents animaux. (80) LX, 499- 501; 10 mars 1906.

G. Mioni. Influence de la durée et de l'intensité de l'excitation électrique sur la production des convulsions toniques et cloniques. (80) LX, 334-336; 17 février 1906. — Les convulsions toniques apparaissent surtout quand les excitations sont très intenses ou très longues. Les centres toniques ne sont atteints qu'après les centres cloniques. Quand les centres toniques sont atteints d'emblée par une excitation forte, reflet sur les centi*es cloniques se trouve masqué. l. camus.

H. K. Anderson. The paralysis of involuntary muscle. Part. III. On the action of pilocarpine, physostigmine, and atropine upon the paralysis iris. (60) XXXIII, 414- 438; 1905. — Le mécanisme des différents myotiques sur le sphincter irien est encore très discuté. Anderson reprend cette étude. Après section intracrànienne du moteur oculaire commun, la pilocarpine fait contracter la pupille paralysée pi us énergiquement que la pupille normale, l'ésérine donne un résultat opposé. — Après dégénérescence des nerfs ciliaires, alors que l'ésérine est sans action, la pilocarpine amène une contraction intense et prolongée. L'ésérine agit donc uniquement sur l'élément nerveux, la pilocarpine sur le muscle lui-même. — Quand le nerl oculomoteur commence à se régénérer, mais que le réflexe lumineux n'est pas encore décelable, l'ésérine permet de le voir se manifester, la pilocarpine est sans effet. L'ésérine n'augmentant ni Texcitabililé, ni la conductibilité du nerf, môme quand il est régénéré, il faut admettre que l'effet de l'ésérine doit porter sur les terminaisons nerveuses des nerls ciliaires, points où se trouveraient arrêtées les incitations nerveuses pendant la régénérescence. — Après l'ablation du ganglion, des nerfs et du ganglion accessoire ciliaires, on peut au bout de plusieurs semaines conïîlaler que l'ésérine agit de nouveau, bien que le réflexe lumineux dans ce cas ne soit pas réapparu. Anderson admet qu'il y a eu régénération, mais de nature particulière et qu'il n'explique pas. j.-p. langlois.

J. N. Langley. On the reaction of cell and of nerve-endings to certain poisons, chiefly as regards the reaction of striatods muscle to nicotine and to curare. (50)

ANALYSES

XXXIIÎ, 374-413; 1905. — Uinjeclion de nicotine provoque dans les muscles une contraction prolongée, que le nerf soit malade, paralysé par le curare ou même ait subi déjà la dégénérescence. Le curare est un antagoniste de la nicotine, quoique son action ne puisse pas toujours masquer l'effet de la nicotine. Le fait que le curare et la nicotine agissent encore après dégénérescence du nerf et comme on l'admet jusqu^ici des terminaisons nerveuses dans le muscle, conduit Langley à cette idée nouvelle que ces poisons n'agissent pas directement sur la substance contractile, mais sur d'autres substances du muscle qu'il désigne sous le terme de substances réceptrices (receptive substance). — Il n*hésite pas à généraliser celte conception, et admet que tous les poisons qui sont considérés comme exerçant leur action sur les terminaisons ner\'euses des muscles comme des appareils glandulaires (nicotine, curare, atropine, pilocarpine, etc.) agissent en réalité sur la substance réceptrice. — Les faits observés avec Tadrénaline permettent d'étendre encore celte conception et de supposer que toutes les sécrétions internes se comportent comme les poisons énumérés plus haut. — Chaque cellule serait constituée par deux substances au moins ; l'une fondamentale ou principale, liée à la fonction caractéristique de la cellule : contraction, sécrétion, l'autre dite réceptrice qui réagirait sons l'inlluence des agents chimi- ([ues ou de l'intlux nerveux, en modifiant le métabolisme de la sui)slance principale. — La jonction myoneurale est constituée par une partie de la substance réceptrice, localisée et condensée au voisinage des terminaisons nerveuses, et poussant plus loin encore les conséquences de sa théorie, Lan gley explique les etfets dynamiques ou inhibiteurs observés à la suite de Texcitalion d'un uerl, par la prédominance de substances réceptrices motrices ou inhibi trices dans les cellules touchées. j.-p. langlois.

J.-J. Carlson. Further evidence of the direct relation betwen the rate of conduction in a motor nerve and the rapidity of contraction in the muscle (Nouvelles preuves des rapports existant entre la vitesse de conduction dans un nerf moteur et la rapidité de contraction dans le muscle). (43) XV, 136- 143 ; 1906. — Carlson insiste de nouveau sur ce fait que la vitesse de conduction nerveuse est d'autant plus grande que le muscle innervé par le nerf étudié se con-

tracte plus rapidement. La loi est exacte en ce qui concerne les différents systèmes neuro-musculaires d'un même animal, elle n'est plus aussi rigoureuse d*un animai à rautre. j.-p. langlois.

MATIÈRES CONSTITUTIVES, LIQUIDES ET PRODUITS DES ÊTRES VIVANTS

Léon Garnie r. Chlore organique et acidité de la muqueuse de Pintestin grêle de l'homme. (80) LX, 426-427 ; 13 février 1906. — Le chlore organique semble exister dans la muqueuse iraiche de Tinlestin grêle, mais en réalité on dose comme chlore organique une partie de l'acide des chlorures déplacée par Tacide phosphorique provenant de l'oxydation du phosphore des lécilhines et nucléines contenues dans la muqueuse. La muqueuse examinée par l'auteur était acide à la phlaléina et ne renfermait pas de HCl libre. l. camus.

D. Alexandroff. Ueber den Nachweiss der a Pyrrolidincarbonsâure (Sur la caractérisation de Tacide a — pyrrolidinecarbonique). (.39) XLVI, 17-19 ; 4905. — Recherche établissant que l'acide a - pyrrolidinecarbonique (proline) donne un picrate constituant un moyen commode et sûr de caraclérisation de cette substance sous ses formes active et racémique.

A. DESGRBZ.

M. Siegfried et H. Mark. Zur Kenntniss des Jecorins (Sur la jécorine). (39) XLVI, 492-497 ; 1906. — Les auteurs indiquent d'abord qu'ils ont préparé la jécorine par la méthode de Drechsol légèrement modifiée. 12.800 grammes de foie ont donné 54 grammes de jécorine. Pour cette substance, l'analyse qualitative a indiqué les mêmes élémentc que ceux obtenus par Drechsel ; les dosages ont cependant conduit à des chiffres difiérents tant au point de vue absolu que dans . leurs rapports réciproques. On a trouvé : C, 39,70 0/0 ; H, 6,4 0/0 : Az., 5,2 0/0; S, 2,2 0/0 ; P, 1,90/0 ; Na, 5,9 0/0 ; cendres, 13,70/0. Les différentes réactions étudiées montrent que la jécorine n'est pas une substance définie. Elle ne correspond, d'ailleurs, ni à celle de Drechsel, ni à celle de Meinertz. Celle des auteurs se dissout facilement dans l'eau et la solution ne se trouble pas par l'acide chlorhydrique. Elle ne renferme donc pas le groupement lécithique indiqué par Meinertz. Par contre, elle donne le

LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES

réactions indiquées par Drechsel, en parliticulier les actions réductrices (Fehling, nitrate d'argent ammoniac). Elle se diflérencie toutefois de cette dernière dont la solution précipite par un excès d'acide chlorbydrique ; ce résultat est dû, d'après les auteurs, à ce qu'ils ont obtenu un produit plus pur grâce à des lavages répétés à

l'alcool. A. L'ESGREZ.

Em. Bourquelot. Sur quelques données numériques facilitant la recherche des glucosides hydrolysables par l'émulsine. (80) LX, 510'-513 ; 17 mars 1906. — La technique indiquée dans celle note permet de reconnaître si un organe renferme un glucoside hydrolysable par l'émulsine, dans quelle proportion il s'y trouve et si ce glucoside est déjà connu. l. camus.

F. Demoussy. Sur les propriétés de Tamidon. (79; CXLII, 933-935 ; 17 avril 1906. — L'amidon présente les caractères d'un acide faible comparable à l'acide carbonique, il contracte avec les hydrates métalliques des combinaisons dissociables par l'eau et peut en outre absorber de petites quantités de sels neutres. l. camus.

Wl. S. Sadikoff. Untersucliungen ïiber tierische Leimstotfe (Recherches sur lés substances gélatineuses animales). (39) XLVl, 387-394 ; 1906. — L'auteur établit les transformations que peut subir la gélatine sous les influences les plus faibles et confirme, en particulier, contrairement aux critiques de Môrner, les modifications de celte substance obtenues par Daslre et Floresco par action des solutions salines. Les réactions suivantes de la gluline : 1'' solubilité dans les solutions salines saturées, à froid, ou à chaud, en parliculierdansune solution de sulfate de magnésie ; i"' précipitation de ces solutions par l'action des acides ; 3* solubilité dans l'alcool acide à 70 0/0 ; 4® précipitation par neutralisation de celte solution, présentent cet intérêt d'être caractéristiques des matières gélalin^uscs qui n'ont pas encore subi d'action hydrolysanle. Les moindres influences (eau, sels, alcalis, chaleur) qui provoquent même une faible hyirolyse de la glutine, ont |)our conséquence de rendre négatives les réactions précédentes. On doit donc les considérer comme caractéristiques et de la glutine, à la purification de laquelle elles peuvent être employées, et des vraies matières collagènes . A. DESGREZ. I

L. B. Stookey. Zur Kennlniss der Eiweisspeptone. (8) VII, 590-595; 1906.— 40 litres de sérum sanguin sont peplonisés pendant 15 jours au contact de 5 muqueuses d'estomac de porc. On élimine ensuite tout ce qui est précipitable par le sulfate d'ammonium et l'on précipite le filtrat successivement par le sulfate de cuivre, l'a'un de fer ammoniacal et l'iodure double de fer et de potassium. Ces trois précipités, débarrassés de leurs métaux respectifs par l'hydrogène sulfuré, sont traités par le chlorure de benzoyle, le chlorure de l'acide benzène-sulfoniquc et le chlorure de l'acide de p-naphtaléne-sulfonique. L'auteur donne la composition centésimale, les points de fusion et la réaction des dérivés aromatiques ainsi isolés. b. lambling.

B. Hardy. Colloïdal solution. The globulin. (.-JO) XXXIll, :i55-337, 1905.— La dissolution des globulines par les acides et les alcalis est le résultat d'une combinaison chimique, les globulines étant «les electrolytes ampholériques, réagissent avec les bases connue avec les acides. Les combinaisons ainsi formées sont constamment variables. Le pouvoir de dissolution iles acides est fonction de leur poids moléculaire et non de leur équivalent. Les acides faibles, par suite de la faiblesse de la fonction basique de la giobuline, exigent des quantités considérables. Il faut 30.000 molécules d'acide basique pour obtenir l'eflel dissolvant d'une molécule d'acide chlorhydriquc. Avec les sels neutres les globulines forment des combinaisons chimiques qui sont détruites par l'eau, avec mise en liberté de la globuline insoluble. j. p. langlois.

J. Mellanby (ilobulin. (.'iO) XXXIll, 338-37(), 19(;.'). — L'auteur fait rentrer dans le «groupe des globulines toutes les albuminoïdes insolubles dans l'eau et solubles dans une solution faible d'éleclrolyles. La dissolution des globulines par les sels neutres d.'pend d«;s forces développées par leurs ions libres. Des ions d'égale valence, qu'ils soient positifs ou nc'gatifs, ont une aelion éj^ale et les eflels des ions de valence ditlérenle sont proportionnels au carré de leur valence. La quantité de ^^lobuline dissoute pour un pourcentage donné* de sels neutres est directement [U'oportionnelle à la force do la globuline primitivement en suspension. La précipitdtion d'une globuline d'une solution en sels neutres

ANALYSES

par des sels également neutres dépend d'une combinaison moléculaire entre les sels et la globuline, le composé ainsi formé étant stable seulement en raison de Texcès du sel combiné. La précipitation par les sels des métaux loui-ds répond à la formation d'un composé stable du sel avec la globuline. La dissolution de la globuline par les acides ou les alcalis est liée à une combinaison chimique, le pouvoir de dissolution des acides forts étant de même ordre que lear activité chimique.

J.-P. LANGLOIS

E. Cavazzani. Ucber die Anwcsenheit einer mucinartigcn Substanz im Humor acqueus des Ochscn. (16) XIX, 849-851 ; 10 février 1906. — Présence de mucine, en très faibles proportions, dans l'humeur aqueuse du bœuf. u. lambert.

H. Thierf elder. Phrenosin und Corebron. (39) XLVl, 518-523 ; 1906. — A l'occasion d'un travail de Posner et Gies sur le protagon, Tauteur fait une étude critique des opinions de ces savants sur la question de la cérébrone et de la phrcnosine. 11 montre, par les analyses élémentaires et les modes de dédoublement, que la cérébrone découverte par lui et Wôrner (1900) est nettement difierente de la phrénosine de Thudichum (1874) ainsi que de la pseudocérébrine de Gairgee (1880).

A. DESGREZ.

J. Tribot. Sur les chaleurs de combustion et la composition des os du squelette en fonction de l'âge, chez les cobaves. (79) CXLIl, 906-907 ; 9 avril 1906.

Henri Iscovesco. Élude sur les constituants colloïdes du suc gastrique. (80) LX, 474-476 ; 3 mars 1906. — Le suc gastrique normal est précipité par le sulfure d'arsenic colloïdal et par Thydrate de fer colloïdal ; ainsi traité il conserve son pouvoir digestif. Le suc gastrique dialyse ne précipite jamais par l'hydrate de for colloïdal n)ais précipite par le sulfure d'arsenic. La pepsine est donc un colloïde positif.

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