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EXAMEN A UN GROSSISSEMENT MOYEN

1* Élargissement de la lumière des tubes. — La lumière des tubes, presque virtuelle à l'état normal, est considérablement élargie. Lorsque la polyurle est très abondante, cette lumière occupe presque tout le diamètre du tube <

* La lumière des tubes est libre de tout élément ûguré. Toutes les fois que nous Tavons trouvée encombrée d'éléments en forme de boules ou de fibres, nous pouvions constater d'autre part que la pièce était mal fixée. Dans certains cas, très rares, la lumière du tube restant libre; il semble que des poils de la brosse soient écartés çà et là par un filament protoplasmique, ou par un élément arrondi, incolore. Mais cela même peut être dû à une fixation défectueuse, ou à un entraînement par le rasoir.

2** Aplatissement des cellules, — La lumière est élargie, mais le diamètre total du tube n'est pas augmenté; par conséquent les cellules sont aplaties; et cet aplatissement est en rapport direct avec l'abondance de lapolyurie. Au cours des polyuries les plus intenses, la hauteur des cellules peut être réduite au tiers de la normale (pi. YI, fig. 2 et 3).

3' Conservation de la bordure en brosse. — Dans tousles cas que nous avons étudiés^ la bordure en brosse forme un revêtement continu à la face interne des cellules, sans abrasion ni déchirure.

Ces trois faits confirment les constatations des Sauer, Renaut, etc.

4* Elargissement des espaces interhibulaires,— En comparant les deux reins d'un même animal, l'un ayant été enlevé par néphrectomie préalable et l'autre au cours de la polyurie, — tous deux d'ailleurs ayant été traités exactement de même par les réactifs flxateurs — on constate nettement qu'au cours de la polyurie les membranes basales des tubes contournés ne sont plus au contact comme normalement, mais séparées par des espaces clairs^ de surface variable, dans lesquels on aperçoit^ comme seuls .éléments, quelques rares cellules étoilées assez semblables aux cellules conjonctives. Au cours des grandes polyuries, ces espaces peuvent atteindre des dimensions considérables, comparables à celles des tubes eux-mêmes. Cet élargissement des espaces intertubulaires se produit, que la polyurie soit provoquée par ingestion d'eau ou par injection intraveineuse de cristalloïdes ; dans ce dernier cas il peut être extrême (pi. VI, fig. 3).

Remarquons que les aspects que nous venons de décrire apparaissent immédiatement après le début de la polyurie.

Les 'quatre faits que nous venons d'énumérer sont communs à toute polyurie aqueuse^ quelle que soit la manière dont on l'a obtenue. Mais nous savons d'autre part que, dans tous ces cas de polyurie aqueuse, les éliminations ne sont point les mêmes. Après ingestion d'eau^ c'est surtout de l'eau qui est excrétée. Après injection d'un cristalloïde, il y a, en même temps que sortie d'eau, élimination très abondante du cristalloïde injecté.

Dès lors nous devons rechercher s'il n'y a point quelques différences dans les modifications histologiques visibles au cours des polyuries, en rapport avec la nature des éliminations. Comme nous n'avons point trouvé de différences à un examen des coupes à un grossissement moyen, il nous faut examiner les cellules à un grossissement plus fort (pi. VI, fig. 3).

EX.\1IEN DES CELLULES DES TUBES CONTOURNÉS A UN FORT GROSSISSEMENT. IMMERSION 1/5 OU 1/18.

1» Ingestion d'eau. — Le protoplasma cellulaire, nous l'avons vu, est très peu haut, il est très clair; et il semble que les pseudo-files soient plus marquées ; elles paraissent même être de place en place un peu écartées, laissant entre elles une substance plus homogène. Mais on ne voit à l'intérieur du proloplasma aucune inclusion, aucun élément nouveau.

2* Injections de chbrure de sodium et d'urée, — Nous avons prélevé les

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