L. GAHDS
François-Franck. Note complémentaire sur les mouvements actifs de la membrane limitante operculaire des poissons téléostéens. (80) LX, 838-839; 19 mai 1906.
François-Franck. Mécanique respiratoire des poissons téléostéens. Technique des explorations graphiques. ( 80) L.\, 962-9G4; 2 juin 1906.
François-Franck. Technique de prises de vues photo et chrono-photographiques dans l'étude de la mécanique respiratoire des poissons téléostéens. (80) LX, 965-967; 2 juin 1906.
François -Franck. La mécanique respiratoire des Ghéloniens. — 1. Gontractiiité de l'appareil pulmonaire de la tortue terrestre. (80) LX, 968-970; 2 juin
PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE
8. Baglioni. Zur Kentniss desN-Stoff* wechsels de»* Fische (Sur les échanges azotés des poissons). (i6) XX, 105-108; 19 mai 1906. — L'urée qui se trouve normalement en fortes proportions dans le sang des Sélaciens ne passe qu'en très petite quantité dans l'urine.
H. LAMBERT
Q. van Rynberk. Sur quelques phénomènes spéciaux de mouvement et d'inhibition chez le requin Scyliium. (72) XLV, 58-62; 1906.— Les roussettes ayant subi un traumatisme grave de l'encéphale (Bethe) ou une légère atteinte de la raoelle (V. Rynberk) présentent dans le bassin un mouvement ondulatoire rythmique que Ton peut faire cesser par des excitations diverses. Or les mêmes phénomènes s'observent chez les animaux normaux maintenus par une pince ou par un lien dans une situation incommode ; ils dépendent, non de la lésion de quelque partie spéciale du système nerveux, mais de stimulants périphériques anormaux. e. fbindel.
G. NicoUe et G. Gomte. Du sens de rorientation chez une espèce de chauvessouris (Vespertilio Kuhli). (80) LX, 738- 739; 28 avril 1906.
W. Biederxnann. Studien zur vergleichenden Physiologie der peristal tischen Bewegungen. — Die Innervation der Scheckensohlc (Etudes sur la physiologie comparée des mouvements peristaltiques. — Innervation du pied de l'escargot). (2) XI, 251-297; 1906. — Le pied de l'escargot présente un rythme péristaltique remarquable et en même temps un plexus ganglionnaire extrêmement riche — et, cependant, Bicdermann a constaté que le péristaltisme ne se produisait que par l'action d'un centre supérieur, le ganglion pédieux, agissant sur l'appareil nerveux intra-pédieux. — Au contraire, chez Limax et Arion, d'après Kûnkel, le système intra-pédieux suffit à assurer la fonction. Le pied coupé conserve ses mouvements péristaltiques ; ils sont même plus vifs qu'à l'ordinaire : les ondes sont plus nombreuses et leur propagation plus rapide, même dans de très petits fragments. Le mouvement ne commence pas dans le point où on l'excite, ou dans le voisinage, mais à l'extrémité caudale, c'est-à-dire quelquefois fort loin. Ces ondes pédieuses peuvent être provo-
quées par des excitations portées sur divers points du coi'ps.
L' anatomic montre un système remarquable, formé d'une double chaîne ganglionnaire scalariforme, chez Limas ctnereoniger — et qui rappelle vaguement un système nerveux d'ai'thropode. L'aspect est celui d'une échelle de corde; des ganglions volumineux existent à l'union des échelons transversaux avec les commissures longitudinales. Les liaisons exis- .tent aussi d'un échelon à l'autre. L'auteur décrit les relations de ce système avec le système nerveux général, ses particularités anatomiques et histologiques. La comparaison de Limax avec Helix montre que la double chaîne principale fait défaut chez l'escargot; il y manque donc la disposition segmentaire qui, chez la limace, simule le système des arthropodes. La nature des phénomènes moteurs est en rapport avec oes différences: et, par exemple, le fait que chez l'Hélix les impulsions émanent de la région antérieure, c'est-à-dire du ganglion pédieux dont ce sont les branches qui présentent la disposition segmentaire. dastre.
M. Henze. Chemisch-physiologische Studien an den Speicheldrûsen der Kephalopoden : Das Gift und die stickstoffhaltigen Substanzen des Sekretes (Etudes chimico-physiologlques sur les glandes salivaires des céphalopodes : le poison et les substances azotées de la sécrétion). (16) XIX, 986-990; 24 mars 1906. — Le poison des céphalopodes est une base organique soluble dans l'alcool, ne se détruisant pas par la chaleur, précipitable par les réactifs des alcaloïdes. Elle est accompagnée par une autre base non toxique et par la taurine. Les glandes salivaires sont sans doute des organes d'excrétion. m. lambert.
F. Marceau. Sur l'état des muscles adducteurs pendant la vie chez les Mollusques Acéphales. (79) CXLII, 1294-1296; 5 juin 1906.
H. Jordan. Untersuchungen zur Physiologie des Nervensyslems bei Pulmonaten (Recherches sur la physiologie du système nerveux des Pulmonés). (2) CX, 533-597; 1905. — Ce mémoire fait suite à un précèdent (vol. 106, p. 180-228) d'ordre critique et théorique. Celui-ci est expérimental. Il roule sur les questions de tonus et d'excitabilité — et sur la ques-
ANALYSES
lion de la fonction régulatrice du ganglion cérébroïde. Les points traités sont trop nombreux pour se prêter à un bref résumé. Il faut signaler la discussion relative à la question de savoir si le tonus peut être défini par le seuil d'excitation. L'auteur a constaté, en second lieu, que les rapports de l'excitabilité et de l'état d'extension peuvent se traduire ainsi : le muscle tendu par une charge qui a fait disparaître son tonus est plus excitable que celui qui a été moins chargé, moins allongé et qui a un tonus supérieur. Un muscle k tonus diminué (par une cause étrangère au muscle même) fournit plus de travail que le muscle qui n'a pas subi cette diminution de tonus. L'excitabilité est réglée par les ganglions. En ce qui concerne le ganglion pédieux, son ablation diminue l'excitabilité, mais n'empêche point la production de tel réflexe déterminé. Les nerfs conduisent mieux que le réseau périphérique. L'auteur vérifie ces résultats sur l'escargot. L'influence du ganglion pédieux est indirecte : elle s'exerce par l'intermédiaire du tonus. — Le ganglion cérébroïde exerce une influence directe sur l'excitabilité directe et réflexe. Chez un animal qui n'a plus de ganglion cérébroïde, les muscles se comportent comme si leur tonus était diminué. Le ganglion cérébroïde n'a cependant aucune influence appréciable sur la régulation du tonus.
L'auteur applique ces résultats au problème de la locomotion noi*male et à celui de la régulation des réflexes par le système nerveux central — et enfin il examine, au point de vue de l'énergétique, le problème de la régulation de l'excitabilité par les ganglions.
DASTRE.
F. Bottazzi. Sulla regolazione délia pressione osmotica negli organismi animali. Nota 1". Pressione osmotica e conduttivita elettrica dei liquidi di animali aquatici. (98)111, 446-446; 4906. — Les liquides des animaux marins, poissons cartilagineux inclus, présentent tous à peu de chose près la même pression osmotîque, qui est celle de l'eau de mer dans laquelle ils vivent; c'est à partir des Téléostéens marins que la conductibilité électrique du sang, c'est-à-dire son contenu en electrolytes, diminue, et tend à se rapprocher de celle du sang des mammifères terrestres. Depuis les invertébrés marins les plus inférieurs jusqu'aux pois-
sons et aux chéloniens de mer et d*eaa douce, le liquide sécrété qu'on est con* venu d'appeler urine n'a pour ainsi dire jamais une concentration osmotique supérieure à celle du sang ; souvent même cette concentration est inférieure. Si Ton considère toutes les classes animales dans leur ensemble, ce n'est guère que chez les mammifères que l'on commence à observer une urine liquide de concentration notablement supérieure à celle du plasma sanguin et des autres liquides internes.
E. FECNDEL.
M. Grompel et Victor Henri. Étude de la sécrétion urinai re chez le poulpe. (80) LX, 886-887; 49 mai 4906.
André Mayer. Ëtude sur les éliminations provoquées chez le poulpe (Octopus vulgaris). (80) LX, 959-964 ; 2 juin 4906.
— Le rein des poulpes est une glande qui exerce une sélection des cristalloîdes ; certains excitants des reins des vertébrés n'agissent pas chez le poulpe. La vessie peut résorber les liquides injectés dans sa cavité. La concentration du sang se maintient constante, ou se rétablit quand elle a été modifiée, en partie grâce au fonctionnement du rein. l. camus.
Victor Henri. Etude du liquide perivisceral des oursins. — Éléments figurés.
— Phénomène de la coagulation et son rôle biologique. (80) LX, 880-882; 49 mai 4906. — Les éléments figurés du liquide perivisceral des oursins peuvent en se réunissant former de longs filaments.
Cette coagulation sert de protection, elle constitue des amas de protection quand un corps étranger vient trouer la paroi intestinale. l. camus.
P. Gemovodeanu et Victor Henri.
Phagocytose chez les oursins. (80) LX, 882-884; 49 mai 4906. — Les élémenU figurés du liquide perivisceral phagocytent rapidement les bacilles paratuberculeux de la phléole. L'expérience peut être faite in vitro. L. camus.
Victor Henri et Kayaloi. Étude des toxines contenues dans les pédicellaires chez les Oursins. (80) LX, 884-886; 49 mai 4906.
A. Lécaillon. Sur la faculté qu'ont les araignées d'être impressionnées par le son et sur le prétendu goût de ces ani-
PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE
maux pour la musique, (80) LX, T70-772; 5 mai 1906. — Les araignées sont impressionnées par le son, mais elles ne perçoivent aucune distinction nette entre les sons produits par les instruments de musique. l. camus.
T. B. Robertson. Investigations on the reaction of infusoria to chemical and osmotic stimuli (Thejourn. of biol. chem., I, 185-202; 1900.) b. lambling.
E. Schulze. Neue Beitrâge zur Kenntnis der Zusanuuensetzung und des Stoffwechsels der Keimpflanzen (Nouvelles contributions à l'étude de la composition et des échanges nutritifs des plantules). (39) XLVIl, 507-569; 1906. — L'auteur a recherché isans succès dans les plantules étiolées de Lupinus albus, Soja hispida, Pisum sativuH) et Gucurbita pepo, les corps suivants : guanidine, ornithine, tétra- et pentaméthylénediamine, phényléthjlamine. La choline est plus abondante dans les plantules que dans les graines, ce qui témoigne d'une régression des lécithines. La production de polypeptides à côté des acides aminés pendant la désintégration des protéiques est probable. Pour un grand nombre d'autres Indications et discussions, voyez le mémoire original. b. lambling.
W. Palladin. Die Arbeit der Atmungsenzjme der Pflanzen unter verschiedenen Verhàltnissen (Le travail des diastases respiratoires des plantes dans diverses conditions). (39) XLVII, 407-451; 1906. — Des plantes ou parties de plantes sont congelées dans l'air refroidi à —20°, puis introduites dans un appareil traversé par de l'air (saturé de vapeurs de toluène pour empêcher les actions bactériennes), ou par de l'hydrogène, et disposé de manière à permettre le dosage de GO* formé. Cette méthode par congélation permet d'éviter la trituration de la plante à étudier. L'expérience montre, en effet, que les plantes triturées produisent bien moins de CO* que les plantes congelées, parce que toute atteinte portée à la structure anaiomique modifie l'activité des diastases respiratoires. L'auteur a étudié ainsi les modifications du travail de ces diastases selon l'alimentation, le stade de développement, la structure anatomique de la plante, et selon le milieu ambiant. e. lambling.
E. Maurel. Fixation des doses minima mortelles. Nécessité de cette fixation en thérapeutique et en toxicologie. (80) LX, 909-911; 26 mai 1906.
E. Maurel. Utilités de la fixation des doses minima mortelles. (80) LX, 955-957 ; 2 juin 1906.
F.-A. Fodera. Nuove ricerche suUa funzione antidotica dell* ossigeno attivo. (70) XV, 171-188; 1905.
Piero Giacosa. Sulla azione farmacologica deir ossido di carbonio. (70) XV, 427-436; 1906. — La mort dans l'empoisonnement par l'oxyde de carbone n'est pas due à l'anoxhémie. G. pratique une forte saignée à un chien et injecte presque aussitôt un volume un peu supérieur de sang défibriné saturé d'oxyde de carbone. L'animai ne présente pas de signes d'intoxication et GO est éliminé très rapidement. M. LAMBERT.
A. Gilbert et P. Lereboullet. Contribution à l'étude du fer végétal. Emploi thérapeutique du rumex crispus. (80) LX, 847-850; 19 mai 1906. - Le rumex crispus contient du fer végétal en combinaison lâche et son emploi à petite dose peut donner des résultats remarquables dans la chlorose, la chloro-anémie tuberculeuse. L. CAMUS.
A. Bonanni. Sur le mode de se comporter du lactate, du formiate et de l'acétate de calcium dans l'organisme. (72), XLV, 129-134; 1906. — Lion-calcium influence peu l'oxydation de lacide lactique dans l'organisme. Si, dans divers états morbides apyrétiques, en même temps que ce produit anormal de la métamorphose régressive on trouve une élimination plus grande du calcium par l'urine, cela doit être attribué au fait que l'augmentation et l'accumulation d'acides (lactique, butyrique, etc ), ou bien favorisent la désassimilation du calcium, ou bien empêchent son dépôt dans les tissus ostéogènes. De même, si chez les animaux une partie du formiate ou de l'acétate de calcium injecté échappe à l'oxydation, cela tient probablement à de légers troubles des processus oxydatifs; en effet, pendant les 4 à 6 heures qui suivent l'injection, les chiens et les lapins restent dans un état d'abattement et de profond malaise. e. feindel.
ANALYSES
Jean Gautrelet et Henri Maillé.
Action des injections sous-cutanées de fluorure de sodium sur les fonctions hépatiques de l'animal. (80) LX, 714-715; Bordeaux, 3 avril 4906. — Le fluorure de sodium, à la dose de 3 centigr. par kilo, chez le lapin, supprime passagèrement la fonction hépatique; il y a ammoniurie consécutive. l. camus.
Maurice Nioloux. Sur le passage du chloroforme dans le lait et quelques points particuliers de Tanesthésie chloroformique chez la chèvre. (80) LX, 720- 722 ; 28 avril 1906. — Les dosages opérés comparativement dans le sang et dans le lait montrent qu'à un moment donné le lait peut renfermer plus de chloroforme que le sang. La quantité de chloroforme dans le sang de la chèvre pendant l'anesthésie et au moment de la mort est inférieure à celle trouvée dans le sang du chien. l. camus.
Noel Fiessinger. Action précoce du chloroforme sur le foie. (80) LX, 870-871; 19 mai 1906. — Les lésions hépatiques dues au chloroforme ne s'observent qu'avec des doses fortes ; les inhalations rapides suivies de mort ne donnent pas de manifestations du côté du foie. Les lésions qui apparaissent, après les injections intra-portales, sont précoces et localisées autour de l'espace porte.