L. CAMUS
E. Zunz. Recherches sur l'activation du suc pancréatique par les sels. Bulletin de la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles; deux communications, séances du 8 janvier et du 5 mars 1906 (38 et 31 pages). — Les solutions aqueuses saturées de nitrate de calcium et de nitrate de magnésium, et à un moindre degré celles de nitrate de baryxmi, de nitrate de strontium et de nitrate de lithium, peuvent donner au suc pancréatique inactif par lui-même la propriété de digérer les substances albuminoïdes coagulées. Celles-ci ne doivent, & cet effet, nullement être traitées au préalable par certains colloïdes colorants.
Le temps latent nécessaire pour l'activation du suc et la marche de la protéolyse différent selon le sel employé. Les sels qui activent le suc pancréatique paraissent agir d'une manière analogue aux kinases. Une bonne partie de ces sels, du moins pour les nitrates de calcium et de magnésium, précipite en présence du carbonate de soude et d'autres sels alcalins contenus dans le suc ; la quantité de sels réellement utilisée pour activer le suc est très peu considérable. Cela tend encore à démontrer que l'action des sels sur le suc pancréatique ressemble beaucoup aux actions fermentatives que l'on rapproche des actions cataly tiques.
K. FEINDEL.
Henri Iscovesco. Étude sur les constituants colloïdes de la bile. Discussion sur la méthode employée. (80) LX, 868- 870; 19 mai 1906. — La bile de la vésicule du bœuf ne contient que des colloïdes négatifs. i. camus.
W. Kûster. Beitrâge zur Kenntnis der Gallenfarbstoffe (Contribution à l'étude des pigments biliaires). (39) XLVII, 29^ 326; 1906. — Parmi le grand nombre de renseignements pratiques que contient ce travail et dont la plupart ne se prêtent pas & un court extrait, nous citerons les
suivants. Pour décalcifier les calculs biliaires, il convient de substituer à HCl l'acide acétique à 10 0/0. Le traitement par CHCl» doit être précédé d'un traitement par l'alcool froid et par l'acide acétique glacial & chaud. Ce dernier enlève un pigment vert, la choléprasine, qui contient du soufre et qui diffère nettement de la bilirubine par sa composition. La f^'bilirubine est un produit artificiel, provenant de l'action de CHCP sur la bilirubine. La plupart des bilirubines brutes, préparées avec CHCP, contiennent du chlore. L'action de ce véhicule sur la bilirubine, même à l'abri de la lumière, donne aussi un pigment vert. La bilirubine conservée pendant quelque temps se polymerise. Par recristallisation dans la diméthyl-aniline, on revient à la modification ordinaire. e. lambling.
G. Neuberg. Notiz ûber de Reaktion von Cholesterin mit p méthylfurfurol.
(39) XLVII, 335-338; 1906. — La réaction que l'auteur a décrite avec Dora Rauchwerger (Festschr. /. Salkowskiy Berlin, 1904, p. 279) se produit aussi avec les phytostérines et ne peutdoncpas servir & distinguer ces deux catégories de composés. E. LAMBLING.
S. Bondi et E. Mûller. Synthèse der Glykocholsàure und der Taurocholstiure.
(39) XLVII, 499-306; 1906. — On n'avait pas réussi jusqu'à présent à opérer la synthèse de ces deux acides par l'union de l'acide cholalique avec le glycocoUe ou la taurine. Les auteurs ont réalisé cette union en traitant le glycocolle ou la taurine en solution alcaline par l'azide de l'acide cholalique.
E. LAMBLING.
Henri Iscovesco. Étude sur les constituants colloïdes de l'urine normale et pathologique. (80) LX, 951-952; 2 juin 1906. — Normalement l'urine contient un colloïde électro-négatif; chez les diabétiques on peut trouver un colloïde électro-positif. Dans un cas de mal de Bright 1 urine renfermait deux albumines, une positive et une négative, et une globuline négative.
h. CAMUS.
A. Garrod et Hurtley. On the estimation of homogentisic acid in urine by the method of Wolkow and Baumann. (51) XXXllI, 206-210; 1905. —Modification àla
ANALYSES
méthode de Baumann pour le dosage de l'acide homogentisinique dans l'urine. Le titre de la solution ammoniacale indiqué jusqu'ici» 3 0/0, est trop faible et expose à des erreurs; il faut prendre une solution d'ammoniaque & 8 0/0 et éviter un excès d'acide chlorhjdrique qui masque la réaction finale. j. p. langlois.
G. A. Herter. On a relation between skatol and the dimethjlamidobenzaldehjde (para) reaction of the urine ( TheJoum . of hiol. ehem,, I, 251-256; 4906). — Les urines riches en indoxjle et en phénol sont celles qui donnent le plus nettement la réaction d'Ehrlich & la diméthjlparaamidobenzaldéhjde ; chez les enfants, au contraire, où les putréfactions intestinales sont très réduites, la réaction est faible ou négative. D'autre part le scatol donné per 0$ ou sous la peau à des chiens, rend la réaction beaucoup plus nette. Même résultat chez l'homme. L'indol est sans effet dans ce sens. k. lambling.
6. Forssner. Ueber das Vorkommen von freien Aminosâuren im Harne und deren Nachweis (Sur la présence et sur la recherche des acides aminés libres dans l'urine). (39)XLVII, 15-24; 1906. —L'auteur a modifié la méthode employée par Ignatowski {ibid.,i. XLII,p.371) en éliminant au préalable l'anmioniaque par concentration de l'urine dans le vide, en présence de la chaux, de façon à éviter la production p.-naphtalène-sulf amide.
II vaut mieux encore ajouter au résidu éthéré un peu d'eau et de l'ammoniaque. Les sels ammoniacaux des combinaisons des amino-acides avec le réactif naphtalène sulfonique se dissolvent, tandis que la sulfamide reste insoluble. Le rendement est d'ailleurs médiocre, puisque du glycocolle ajouté à l'urine n'est retrouvé que dans la proportion de 26 à 32 0/0. L'acide aminé le plus fréquemment rencontré est le glycocolle, mais comme il apparaît dans l'urine de malades très différents, la recherche de ce corps ne peut pas servir, comme on l'avait espéré, au diagnostic de la goutte.
E. L AMBLING.
E. Abderhalden et Schittenhelm.
Ueber den Gehalt des normalen Mens- .chenharns au Aminosâuren (Sur la teneur de l'urine normale en acides aminés).
(39) XLVII, 339-345; 1906. — L'urine normale contient d'une manière cons-
tante du glycocolle (de ©•'OS aO'^aSpar litre- à l'état de p.-naphtalène-sulfoglycocolle). Ce glycocolle n'est pas libre, mais copule sous la forme d'une combinaisoD non précipitable par l'acide pho^hotungstique, qui n'est pas l'acide hippurique, et qui est dédoublée, avec mise en liberté de glycocolle par la forte réaction alcaline, mise en œuvre pendant l'extraction.
E. L AMBLING.
F. Saxnuely. Zur Frage der Aminosâuren im normalen und pathologisdien Ham (Sur la question des acides aminés dans l'urine normale et pathologique).
(39) XLVII, 376-390; 1906. — L auteor discute et contrôle pas â pas toute la technique de l'extraction des acides aminés de l'urine sous la forme de p.-naphtalène-sulfodérivés. (Cf. E . Fischer et P. Bergell, D. Ch. G., t.'XXXV, p. 1903. — Ignatowski, Zeit phys. Ch., t. XLII, p. 388. — Forssner, ibid., t. XLVII, p. 15. — Embden et Reese, Beitr. chem. Physiol., t. VII, p. 411.) Il rapporte ensuite que l'urine normale contient d'une manière constante du glycocolle,' indépendamment de celui de l'adde hippurique, et il discute les résultats fournis par un certain nombre d'urines pathologiques en ce qui concerne le rendement total en sulfodérivés d'acides aminés.
E. LAMBLING.
s. Amberg. A method for the determination of hydrogen peroxyde in milk, together with some observations on the preservation of milk by this substance.
{The Joum. of bioL chem., I, 219-228; 1906.) — La méthode à l'acide tilanique de Richardson (Joum. chem. sac., 4893, p. 1109) permet de doser l'eau oxygénée dans le lait avec une précision suffisante. Le lait bouilli détruit une partie du peroxyde d'hydrogène qu'on lui a ajouté, et cette action doit être attribuée non à un travail bactérien, mais & des substances réductrices créées par l'ébuUition. On ne peut pas affirmer qu'il est possible dans tous les cas de rendre un lait stérile par l'addition d'eau oxygénée, ni dire exactement la quantité qui serait nécessaire pour obtenir, s'il est possible, un tel résultat. De toutes façons, l'auteur estime que l'innocuité de cette substance permet de la recommander comme un conservateur du lait. E. LAMBLING.
Lindet et L. Axnmann. Gontribu*
LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES
lion à l'étude des matières albuminoldes solubles du lait. (79) GXLII, 1282-4285; 5 juin 1906.
E. Abderhalden et A. Schittenlielm. Vergleichung der Zuzammensesetzung des Caseins aus Frauen, Kuh-und Zîegenmilch (Comparaison de la composition de la caséine des laits de femme, de vache et de chèvre). (39) XLVII, 458- 465; 4906. — Les laits de vache et de chèvre ont fourni respectivement et pour i 00 p. de substance sèche et exempte de .cendres : tyrosine 4,5 et 4,95; leucine 40,5 et 7,4; alanine 0,9 et 4,5; acide glutamique 40,7 et 44,25; ac. diamidolrioxjdodécanique 0,75. La caséine et l'albumine du lait de fenmie, dont on n'a pu préparer qu'une petite quantité, ont fourni respectivement 4,74 et 4 ,26 0/0 de tyrosine. s, lamblino.
E. Winterstein et E. Strickler.
Die chemische Zusammensetzung des Colostrums mit besonderer Berucksichti- .gung der Eiweisskôrper (La composition chimique du colostrum, avec considéradation spéciale des matières albuminoldes). (39) XLVII, 58-82; 4906. — 5 lit. de colostrum (D. 1,06) ont donné 235 giv de caséine et 4'i5 gr. de matières albuminoldes coagulablcs. On a fait l'analyse élémentaire de ces deux fractions, et la séparation des produits d'hydrolyse de la seconde en présence des acides. Le colostrum contient encore de la lécilhine, des acides gras libres, de Tacide glycérophosphorique, du lactose et de Turée. Aucun a.utre sucre réducteur ou actif n'a été trouvé & côté du lactose. Absence de tyrosine, de choline, de nucléine et de bases hexoniques. Le travail se termine par une analyse complète de colostrum. — Biblio- ^aphie. e. lambling.
"W. Koch. Ueber den Lecithingehalt -der Milch (Sur la teneur en lécithine du lait). (39) XLVII, 327-330 ; 4906. — A l'aide 4e la nouvelle méthode établie par Wood, Koch et Wood (Joum. of hiol. chem., 1, p. 203) ont opéré le dosage séparé de la lécithine et de la céphaline dans les laits de femme et de vache. Revenant sur le travail de Schlossmann (Arch, f. Kinderlieilk.y t. XL, p. 48), qui soutient que le lait ne contient pas de lécithine du tout, l'auteur montre que le résultat est dû à •ce fait qu'il est impossible d'extraire la lécithine d'un liquide aqueux, comme le
lait, par agitation avec Téther, de même qu'on ne réussit pas à enlever avec ce véhicule la lécithine de la masse cérébrale, aussi longtemps que celle-ci est humide. (Cf. Koch, Zeit. phys. Ch.,
t. XXXVIl, p. 484). K. LAMBLING.
E. Winterstein et W. Bisseger.
Zur Kenntnis der Bestandteile des Emmentaler Kftses (II) (Sur les constituants du fromage d'Enmiental). (39) XLVII, 28-57; 4906. — Essai de détermination des consHtuants azotés du fromage (Cf. ibid,, t. XXXVI, p. 28 et t. XLI, p. 485). Les auteurs indiquent la répartition de l'azote selon la durée de la maturation, entre les matières albuminoldes totales, les matières coagulables, les bases précipitables par l'acide phosphotungstique (lysine, diamine, etc.), les acides aminés, les bases alloxuriques, etc. Comme nouveaux matériaux azotés, ils ont isolé la tétra et la pentaméthylène-diamine, et la phenylalanine. e. lambling.
J. Donath. Preuve de l'existence de la choline dans le liquide céphalo-rachidien à Faide du microscope polarisant.
Revue neurologique, 28 février 4906, 5 p. — Cette preuve consiste dans la double réfraction du chloroplatinate de choline & l'aide du microscope polarisant. Description de la technique. Les substances à réfraction double qui se trouvent dans le liquide céphalo-rachidien (glucose, urée, bilirubine, etc.) ne passent pas dans le précipité de chlorure de platine.
J. Donath. Detection of choline in the cérébro-spinal fluid by means of polarisation-microscope. (54) XXXIII, 244-219; 4905. — L'emploi du microscope polarisant permet de reconnaître les cristaux du chlorhydrate double de platine et de choline qui possèdent la double réfraction et la polarisation chromatique. Le liquide cérébro-spinal est traité par le carbonate dépotasse qui précipite les sels de calcium, de magnésium, de fer, etc.
On filtre, le liquide filtré est évaporé à siccité, repris plusieurs fois par l'alcool absolu. On ajoute ensuite une solution de chlorure de platine dans l'alcool absolu, on lave, on traite par le chlorure de potassium et finalement on fait sécher les préparations lentement pour obtenir des cristaux presque invisibles & la limiière
ordinaire, mais facilement reconnaissablés en croisant les niçois.
J. p. LANGLOIS.
O. Rosenheim. New test for choline in physiological fluids, (51) XXXIII, 220- 224; 4905. — L*auteur passe en revue les trois procédés permettant de reconnaître la choline dans les milieux organiques : réaction iodo-iodurée, — réaction colorée avec l'alloxane — précipité caractéristique obtenu avec le bismuth.
J. p. LANGLOIS.
Victor Henri. Etude delà coagulation du latex de caoutchouc. (80) LX, 700-703; 7 avril 1906.
PROCESSUS PHYSIQUES
ET CHIMIQUES
FERMENTS ET FERMENTATIONS
E. Hertel. Einiges ûber die Bedeutung des Pigmentes fur die phjsiologische Wirkung der Lichtstrahlen (Importance du pigmentpour l'action physiologique des radiations lumineuses). (34) VI, 44-70; 1906. — Nouvelles observations chez les céphalopodes de l'action sur les chromatophores des radiations lumineuses de diverses longueurs d'onde. Le pigment constitue un transformateur pour les ondulations longues. m. lambert.
Max Grenier. Ueber die Ursache der elektromotorischen Eigenschaften der Gewebe, zugleich ein Beitrag zur Lehre von den poljphasischen Elektrolytketten (Causes des propriétés électromotrices des tissus et contribution à l'étude des piles de concentration polyphasiques d'électrol3rtes).(36)XLVII, 562-608; 1906.
— L'auteur a soutenu, en 1900, l'idée que les variations de concentration et les particulaiHtés des ions devaient suffire à rendre compte des propriétés électromotrices des tissus et particulièrement des tissus nerveux. — Il montre dans une revue bibliographique que cette vue se rattache à celles de Volta, Valentin, Du Bois Reymond, Ranke et surtout d' Hermann. Il insiste sur le travail de Eschagowetz (1896) qui explique la négativité de la partie active ou mourante par une apparition d'acide carbonique en quantité surabondante. Les recherches de Oker- Blom, de Macdonald (1900), de Bernstein (1902-1904), de Brùnings (1903) ont achevé
de montrer la relation entre le développement des forces électromotrices et la chimie physique des membranes hémiperméables. Dans une direction parallèle se sont développés les travaux de Nemst (1899), Zejnek et Baratt (1904), et les rocherches de R. Hôber sur l'action des sels. Mais c'est Ostwald qui, en 1890, a montré l'importance des propriétés électriques des membranes pour l'explication des phénomènes d'électricité animale.
L'auteur distingue les piles de concentration à un seul solvant, l'eau, par le nom de monophasiques; et il appelle polyphasiques les piles de concentration d'électroljtes, à plusieurs solvants. La membrane hémi-perméable en réalise seulement un cas particulier. L'auteur examine alors les piles de concentration diphasiques. Il s'attache successivement aux cas suivants : d'abord celui d'une membrane hémi-perméable séparant deux solutions d'électrolytes binaires monovalents; puis un second cas où la membrane sépare des solutions diversement concentrées du même electrolyte (Bernstein) ; dans le troisième cas, Télectrolyte d'un côté est additionné d'un second electrolyte qui en altère la pureté ; — enfin la complication peut encore augmenter si de chaque côté de la membrane l'impureté est différente. Les formules Nemst, Planck, Luther permettent le calcul de la force électromotrice. Après cette étude théorique l'auteur expose ses recherches propres. Il recommande l'électromètre à quadrant et l'électromètre capillaire qui peut permettre la détermination du millivolt avec des résistances allant à 1,000 megohms. Le galvanomètre Deprez-d' Arson val convient également et mieux celui d'Einthoven — Avec l'un de ces instruments l'auteur étudie les piles de concentration au phénol (eau et acide picrique); piles au verre; piles à la nitro-benzine. Ces recherches sur les piles de concentration poljphasiques, qui sont nouvelles, auront leurs applications physiologiques, à raison des liquides organiques, sucs, extraits, graisses, lipoïdes, etc. qui peuvent intervenir. DASTRE.
E. Hellner. Ueber die Wirkung der Zufuhr von Wasser auf die Stickstoffund Chlorausscheideug im Harn. (Action de l'apport d'eau sur l'excrétion de l'azote et du chlore dans l'urine). (36) XLVIl, 538-561 ; 1906. — L'animal (chien) est sou-
PROCESSUS CHIMIQUES ET FERMENTATIONS
mis & une diète de deux jours, puis placé, en Tue d'autres observations, dans l'appareil & respiration de Voit, d'où il n'est tiré qu'une fois par vingt-quatre heures pour l'exécution des opérations nécessaires telles que cathétérisme, injection, etc. — Au cinquième jour l'animal reçoit en deux fois, en injection dans l'estomac, deux litres d'eau distillée : dans une seconde expérience, au cinquième et sixième jour, il reçoit en tout quatre litres d'eau. On analyse l'azote et le chlorure des urines. — Les résultats sont les suivants :- chez les chiens soumis Il l'inanition l'introduction de l'eau pro- Toque un accroissement de l'azote excrété, contrairement à ce qui arrive chez les animaux alimentés. — Cet accroissement de l'élimination azotée est dû à une augmentation de la destruction azotée du matériel organique. — De même, les chlorures excrétés subissent une augmentation, dans ces circonstances. Il s'en faut que les composés chlorés préexistant dans les déchets puissent couvrir cet excédent. — Pour l'azote l'excédent dû à l'întrodyction de l'eau apparaît aussitôt; l'accroissement des chlorures, au contraire, se répartit sur plusieurs jours : il n'apparaît pas avec le flot d'urine; il se montre surtout abondant dans les petites quantités d'urine des jours suivants.
DASTRE.
F. Krafft. Ueber die Bedeutung des Wassers fur die Bildung Kolloïdaler Hohlkôrper aus Seifen (Sur la signification de l'eau dans la formation de vacuoles colloïdales avec les savons). (39), XLYII, 5-44; 4906.— Voj. ibid., t. XXXV, p. 364
et 376. E. LAMBLING.
A. Heifter. Studien ûberdas Verhalten des Arsens im Organismus. (70) XV, 399- 447; 4905. — Le rein et l'intestin ne sont pas les seuls organes d'élimination de l'arsenic, le tissu épidermique et les poils y contribuent activement. L'arsenic retenu dans le foie se trouve principalement fixé par les nucléoprotéides.
M. LAMBERT
M. Ide. Composés arsenicaux en présence d'albuminoïdes. (70) XV, 333-338 ; 1905. — La comparaison des points de congélation de solutions d'albimûne, de sels arsenicaux et de leur mélange semble indiquer l'absence de sjnthése entre l'albumine et l'arsenic. m. laubbrt.
R. Luzzatto. Intomo ail' influenza dei colloidi suU' assorbimento del farmaci. (98) III, 329-350; 4906. — L'auteur généralise cette loi d'après laquelle les solutions colloïdales ont la propriété de maintenir à l'état de solution les substances amorphes. Ce n'est pas la viscosité des colloïdes qui retient les particules en suspension ; il est plus vraisemblable, au moins lorsque les colloïdes contiennent À la fois un groupe alcool et un groupe acide (gomme par ex.), que le maintien de la solubilité tient à la formation de sels doubles. Quoi qu'il en soit de l'explication, il est utile de savoir que dans le milieu colloïdal de l'organisme circulent des corps qui précipiteraient dans une solution aqueuse.
E. FEINDEL.
A. Mandel et O. Lusk. Lactic acid in intermedial^ metabolism. (43) XVI, 429-446; 4906. — Chez les animaux présentant le diabète phloridzique, l'acide lactique disparaît du sang et des urines quand on détermine l'intoxication phosphorée. L'acide lactique formé du clivage des albuminoldes, soit dans l'intestin, soit dans le foie, est transformé par ce dernier organe en sucre. Quand le foie est fonctionnellement détruit par le phosphore, il peut se produire une accumulation d'acide lactique, mais, sous l'influence du diabète, l'acide lactique est partiellement transformé en dextrose et le reste brûlé dans l'organisme; quelquefois la transformation peut porter sur la totalité de l'acide lactique.
J. p. LAN6L0IS.
E. Rost. Zur Kentnîss der Ausscheidungder Borsâure. (70) XV, 294-334; 4905. — L'acide borique ingéré s'élimine presque uniquement par l'urine, les autres sécrétions n'en contiennent que des traces» La durée de l'élimination est en moyenne d'une huitaine de jours.
M. LAMBERT
H. Labbé et G. Vitry. Origine des sulfo-éthers urinaires. (80) LX, 686-687; 7 avril 4906. — La quantité des sulfoéthers éliminés quotidiennement par l'urine est sensiblement proportionnelle à la qualité d'albimotine ingérée; la qualité de l'albumine et l'addition de matériaux hydrocarbonés à l'alimentation n'ont pas d'influence. l. camus.
ANALYSES
A. Fembach et J. WoUf. Sur la
transformation presque intégrale en maltose des dextrines provenant de la saccharification de l'amidon. (79) CXLII, 1216-1218; 28 mai 1906.
O. Cohnhftîm. Ueber Gljeolyse (lY).
<38) XLVII, 253-285; 1906. — L'auteur a montré que le pouvoir gljcoljtique d'un extrait de muscle, médiocre ou nul en lui-même, est activé par l'addition d'un extrait pancréatique, qui apporte une substance activante, non détruite par l'ébullition (ibid., t. XXXIX, p. 396, t. XLII, p. 547). Il décrit maintenant un procédé plus simple pour préparer l'extrait musculaire. Le pouvoir de cet extrait varie selon les conditions physiologiques (travail, alimentation, température, etc.), dans lesquelles s'est trouvé l'animal. L'addition de quantités croissantes d'extrait pancréatique produit une accentuation, puis un retard de la gljco- Ijse. Parfois, il y a plusieurs fois alternance entre ces deux actions, comme si le pancréas apportait à la fois une substance activante et une autre retardante.
Il se produit peu de GO* et pas d'autres gaz. La réaction reste faiblement acide, en rapport avec celle du muscle rigide.
L'auteur nie finalement que cette glycolyse puisse être expliquée par des contaminations bactériennes. Le travail se termine par quelques essais sur des chiens et des chats dépancréatés.
B. LAMBLING.
H. D. Dakin. The oxidation of aminoacids with the production of substances of biological importance (The Joum, of hioLchem., I, 171-176; 1906). — Oxydés par l'eau oxygénée en présence de SO*Fe comme catalyseur, les acides aminés (leucine, alanine...) donnent en général GO*, AzH» et une aldéhyde. Avec le glycocolle on obtient la formaldehyde et en outre l'acide gloyxylique, et avec l'alanine de l'acétaldéhyde et de l'acide acétique. B. LAMBLING.
E. Abderhalden et A. Schittenhelm. Der Ab und Aufbau der Nucleinsâuren im tierischen Organismus (La construction et la régression des acides nucléiques dans l'organisme animal). (39) XLVII, 452^7; 1906. — Sachs a montré que les extraits pancréatiques contiennent une diastase, la nuclease, qui dédouble l'acide nucléique, mais on
ignore si le suc pancréatique opère i ce dédoublement (Sachs, ibid., t. XL VI, p. 337). Les auteurs montrent que le suc gastrique pur du chien est sans action sur l'a-thymonucléate de sodium, qm conserve ses propriétés et notamment son aptitude & donner des gelées. L'action du suc pancréatique pur et actioé supprime au contraire cette aptitude; de plus, la solution ainsi modifiée abandonne à la dialyse des substances dialysables, qui auparavant lui faisaient défaut; mais on ne saisit pas de mise en liberté de bases puriques. Tout autre est l'action des extraits de pancréas et d'intestin, qui fluidifient rapidement l'a-thymonucléate de sodium et en séparent des bases puriques libres. Le dédoublement complet des acides nucléiques en produits cristallisés ne se produit donc que pendant le passage de ces acides à travers la muqueuse, et non pas, conmie pour les albumines, dans le tube digestif luimême. B. LAMBLING.
E. Abderhalden et B. Babldn.
Der Abbau des Leucyl-glycins im Organismus des Hundes (La régression do leucyl-glycocolle dans l'organisme du chien). (39) XLVII, p. 391-393; 1906.
— Le peptide en question, qui n'est pas dédoublé par le suc pancréatique du chien (E. Fischer et £. Abderhalden, ihifi., t. XLYI, p. 52), est complètement détruit chez cet animal quand on l'introduit per 08, L'urine ne contient pas d'acides aminés pouvant être isolés à l'état de p-naphtaléne-sulfodérivés. L'azote total et l'urée sont augmentés en quantité. Ce peptide se comporte donc comme ceux qu'ont étudiés précédemment Abderhalden et Teruuchi, ibid.y t. XLVII,
p. 159.) £. LAMBLING.
E. Abderhalden et P. TeranchL
Ueber den Abbau einiger Aminorâuren und Peptide im Organismus der Hundes (Sur la régression de quelques acides aminés et peptides dans l'organisme du chien). (39) XLVII, 159-172; 1906. — L'azote d'acides aminés introduits dans l'organisme du chien : 1* à l'état d'acides aminés (glycocoUe, alanine); 2* à l'état de peptides (glycollyl-glycocolle, diglycollyl-glycocolle) ; 3* sous la forme de dicétopiperazines (anhydrides du gljcocolle ou de l'alanine) est éliminé en majeure partie à l'état d'urée. Les peptides se comportent donc dans l'orga-
PROCESSUS CHIMIQUES ET FERMENTATIONS
nisme comme les protéiques d'une part et comme les acides aminés d'autre part. De plus on est conduit à admettre que la régression des protéiques passe dans les tissus par les mêmes stades que dans rintestin. On observe même ici que les tissus disposent de diastases capables d'hjdrolyser des peptides qui in vitro résistent à la trypsine. (Cf. Zeit. phys. Ck., t. XXXIX, p. 9; t. XLVI, p. 52, 476 et 487. — Zeit. exp. Path., t II, et D. eh. {?., t. XXXVIII, p. 2064.)
E. LAMBLING.
E. Abderhalden et F. Samuely.
Der Abbau der Leucins und der Leucylleucins in Organismus des Hundes.
(La régression de la leucine et de la leucyl-leucine dans l'organisme du cbien). (39) XLVII, 346-353; 4906. — Les auteurs ont observé, comme Wohlgemuth {D. ch.
G., t. XXXVIÏI, p. 2064), que la leucine racémique n'est qu'à moitié détruite par l'organisme du lapin et que 50 à 60 0/0 de la d-leucine calculée apparaissait dans l'urine (Cf. Abderhalden et Teruuchi, Zeit. phys. Ch., t. XLVII, p. 459). Chez le chien, au contraire, l'urine n'élimine en général dans ces conditions que des traces de leucine. Pareillement la leucylleucine, que le suc intestinal activé n'attaque pas (E. Fischer et Abderhalden.
ibid., t. XLVI, p. 77), ne produit aucune élimination par les urines ni du peptide inaltéré, ni de la leucine. Au sujet de Faction exercée par l'ingestion de ces substances sur l'azote total et l'urine, voy. les tableaux très étendus du mémoire original. b. lambling.
E. Abderhalden et P. Rona. Weitere Beitrâge zur Kenntnis der Eiweissassimilation im tierischen Organismus (Nouvelles contributions à l'étude de l'assimilation de l'albumine dans l'organisme animal). (39) XLVII, 397-403; 1906. — Dans un précédent travail les auteurs ont montré qu'un chien peut être maintenu en équilibre azoté avec un mélange d'acides aminés accompagnés d'une petite quantité de polypeptides, mais que ce résultat n'est plus obtenu avec de l'albumine complètement dédoublée en acides aminés par l'action des acides. Il est possible que cet échec soit dû à l'impossibilité où se trouve l'organisme de reconstruire des albumines en ne partant que d'acides aminés. Les auteurs ont cherché à vérifier ce fait en donnant à
un chien en équilibre azoté, ou au contraire en état de déficit d'azote, un mélange de divers acides aminés (d-alanine, 1-leucine, i-phénylalanine, 1-tjrosine, acide 1-aspartique, acide d-glutamique, 1-cystine). Dans le premier cas, on a pu obtenir une légère fixation d*azote, mais les auteurs estiment qu'un tel résultat ne doit être utilisé qu'avec beaucoup de prudence. Dans le second cas, l'addition des addes aminés à la ration insuffisante n'a pas diminué les prélèvements d'azote opérés par l'animal sur ses tissus. Les auteurs se proposent de reprendre ces expériences avec des animaux en période de croissance. e. lambling.
O. Guerrini. Ueber die Gleichgevrichte zwischen Eiweisskôrperer und Electrolyten (II) (Sur les équilibres entre les matières albuminoldes et les electrolytes). (39) XLVII, p. 287-293; 4906. — Recherches physico-chimiques sur la précipitation de l'ovalbumine par le sulfate de sodium (Cf. Galeotti, ibid., t. XV,
p. 492). E. LAMBLINO.
S. Frankel. Abbau der Histidins (Désintégration de l'histidine). (8) VIII, 456-162; 4906. — L'auteur, dont les recherches ont ouvert la question de la constitution de l'histidine, a admis dans cette substance l'existence d'un noyau de pyrimidine hydrogénée, tandis qu'après lui, Pauly, et Knoop et Windaus ont vu dans l'histidine un acide imidazol-propionique (S. Frânkel, Mon. f. Ch., t. XXIV, p. 229. — Pauly, Zeit. phys. Ch., t. XLII, p. 508. — Knoop et Windaus, Beitr.
ehem. Physiol, t. VII, p. 442). Il apporte maintenant un grand nombre de réactions contraires à l'hypothèse d'un noyau d'imidazol et confirmant celle du noyau pyrimidique. e. lambling.
H. von Hoesslin. Ueber den Abbau des Cholins im Tierkôrper fSur la régression de la choline dans l'organisme animal). (8) VIII, 27-37; 4906. — La choline introduite à l'état de bromhydrate et aux doses de 0 gr. 5 à 2 gr. 0 dans l'organisme du lapin, en partie per o$, en partie sous la peau, ne peut pas être retrouvée dans l'urine. Elle est détruite avec production d'acide formique, peutêtre aussi d'acide glyoxylique.
B. lambling.
ANALYSES
P. A. Levene et O. B. Wallace.
Ueber die Spaltung der Gelatine (Sur le dédoublement de la gélatine). (39) XL Vil, 14a-148;. 1906. — La proline inactive résultant de la digestion trypsique de la gélatine est identique avec la-proline inactive ordinaire. (Cf. ibid. y t. XU, p. 99). Des produits d'une digestion trypsique de gélatine ajant duré 45 mois, les auteurs ont retiré un corps nouveau cristallisé, fondant à 182-i85«, et contenant (rH"A2*0*, et ils décrivent les réactions de ce corps. s. lambling.
O. Adler et R. Adler. Zur Gasuistik der Pentosuria (2) CIX, 625r626; 1905. — Observation d'un jeune homme de 22 ans traité comme diabétique et soumis à l'abstinence des hydrates de carbone.
L'urine légèrement acide ne contenait ni albumine, ni acétone, ni acide acétique. La teneur en indican était normale.
L'urine réduisait fortement les sels métalliques en solution alcaline. La substance réductrice fournissait une osazone particulière correspondant à une teneur de 2 0/00 en arabinose. L'urine contenait donc une arabinose inactive. Il n'y avait pas de quantité appréciable d'autres hydrates de carbone. C'était un cas de pentosurie chronique tout à fait pure. Les symptômes étaient constipation, faiblesse, surtout des jambes, et faiblesse nerveuse.
D ASTRE
H. Bechold et P. Ehrlich. Bezie' hungen zwischen chemischer Konstitution und Desinfectionswirkung. Ein Beitragzur c inneren Antisepsis > (Relations entre la constitution chimique et l'action désinfectante. Une contribution & l'étude de c l'antisepsie interne >). (39) XLYII, 173-199; 1906. — Les agents employés se rapprochaient dans une certaine mesure du phénol et ne coagulaient pas l'albumine. Les essais ont porté surtout sur le bacille de la diphtérie et secondairement sur d'autres bactéries pathogènes. Voici les résultats généraux obtenus. L'introduction de CI. Dr dans le phénol augmente le pouvoir antiseptique en proportion du nombre de halogènes introduits (1 mol. de pentabromophénol agit sur les bacilles de la diphtérie comme 500 mol. de phénol). — L'introduction de groupes alcoy lés dans les phénols ou dans les phénols halogènes augmente aussi ce pouvoir (le tribromo-m-xylénol est 20 fois plus actif que le tribromophénol)
— La combinaison de deux phénols, ou de deux phénols halogènes, liés directement ou par l'intermédiaire de GH', CHOH, CHOCH» ou CHOC'H* agit de même. — La liaison de deux groupes phénol par GO' ou SO' diminue le pouvoir antiseptique, de même que l'introduction de GO'H dans le noyau. — Parmi les nouveaux antiseptiques, il faut signaler comme particulièrement actifs, le tétrabromo-o-biphénol, l'hexabromo-dioxy-diphénylcarbinol. — L'introduction de Br dana le phénol diminue d'abord la toxicité (pour les animaux chez lesquels on poursuit à l'aide de ces produits l'antisepsie interne), puis l'augmente, car le trichloro- et le tribromophénol sont aussi toxiques que le phénol, tandis que le monobromophénol l'est moins, et que les phénols tétra et penta-halogénés le sont beaucoup plus. L'introduction d'un CH' compense l'influence toxique des halogènes. — Les antiseptiques les plus actifs cités plus haut sont sans pouvoir antiseptique dans le sérum, bien qu'ils ne précipitent pas l'albumine. C'est pour* quoi les tentatives d'antisepsie interne faites par les auteurs sur des animaux infectés par le bacille de la diphtérie ou des streptocoques ont échoué.
s. LAMBLING.
E. Fouard. Sur une réaction de type oxydasique présentée par les composés halogènes des terres rares. (79) GXUI, 1163-1165 ; 21 mai 1906. — Ces corps sont des catalyseurs oxydants beaucoup plus énergiques que le chlorure de sodium; vu la grande diffusion de ces corps, on doit penser à leur présence possible dans certaines diastases oxydantes.