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JOURNAL DE PHYSIOL. ET D| PATHOL. GÉNÉR

ANALYSES

soute dans la solution est faible, la fatigue se produit encore rapidement parce que la tension d*0. dans l'eau est trop faible pour permettre son absorption par les tissus. Le retour des contractions du muscle cardiaque plongé dans une solution oxygénée sous Tinflaence des sels de calcium, s'explique par le fait que les sels de calcium donnent au muscle le pouvoir d'absorber de nouveau de l'oxygène. Les alcalis provoquent des séries de contractions dans le muscle fatigué en libérant de l'oxygène fixé sur des éléments du tissu musculaire. j. p. lanolois.

Ne^vman. On the respiration of the heart. (43), XV, 371-386; 1906. — Le cœur de la limule présente cet avantage d'avoir un ganglion unique, facilement isolable. Le ganglion cardiaque n'est pas touché par l'absence d'O., et il peut conserver son activité en milieu privé d'oxygène pliisieurs heures, mais il est très sensible à CO'; ce gaz provoque une excitation primitive, suivie d'une dépression, se terminant par un arrêt diastolique. Le départ de CO* suffit pour permettre au cœur de reprendre ses contractions. — Le muscle cardiaque est beaucoup moins sensible à CO* que le ganglion. L'hydrogène exerce une influence favorable sur le rythme cardiaque. — Le ganglion cardiaque résiste plus à l'asphyxie que le système nerveux central.

J. p. LAN6L0IS.

Kakouski. Ueber den direkten Einfluss verschiedener Substanzen auf das Herz. (70) XV, 21-140; 1905. — Étude sur le cœur isolé de grenouille et de mammifères de l'action de trente substances ou préparations diverses. Les alcaloïdes du groupe de la digitale sont presque tous doués d'une très grande toxicité. L'infusion de feuilles de digitale se distingue par son action rentorçante et régulatrice. La coronilline, relativement peu toxique, agit d'une manière analogue. Ces substances exercent une action constrictive sur les vaisseaux coronaires. Les résultats de l'étude des autres corps sont à voir dans l'original. A signaler toutefois le fait, qui demande confirmation, de l'action favorable de la spermine sur le cœur d'animaux mâles seulement.

M. LAMBERT

DrailBford-Robertson. Studien zur Chemie der lonenproteidverbindungen.

Ueber den Einfluss von Elektroljten anf die Frequenz des Herschlags (Études sur la chimie des combinaisons protéiqaes des ions. Influence des electrolytes sur la fréquence des battements du cceur). (9) ex, 610-625; 1905. -^ La fréquence des battements du cœur serait déterminée par les ions de la solution alimentaire. Cette fréquence dépend des vitesses relatives des anions et des cations de la solution. Une formule algébrique simple fait connaître cette fréquence en fonction des vitesses moyennes des ions et des cations. Les faits d'expériences concordent avec cette formule. Les phénomènes des battement du cœur se comportent comme s'ils étaient la'conséqu^oe du remplacement des cations (d'un protéide) par les anions. L'état instable qui en résulte se change en état stable, avant le battement suivant. L'ion et le protéide du tissu musculaire du cœur se comportent conmie un mélange et la réaction obéit & la loi des masses de Guldberg et Waage. dastbe.

A. Mougeot et E. Albert-Weill.

Confirmation orthodiagnostique de la réduction par le bain carbo-gazeux do volume du cœur. (80) LX, 769-770; 5 mai

G. Tallaxico. Àzione de! prodotti regressivi dei tessuti sul cuore e sol respiro. (99) V, 134-151 ; 1906. — L'auteur s'est proposé d'étudier l'action exercée sur le cœur et sur la respiration par le sang resté longtemps en stagnation dans un vaste territoire du corps, et par conséquent chargé des produits de régression des tissus. Le plus souvent, chez des chiennes, il fermait avec des pinces l'aorte et la veine cave au-dessus de la bifurcation des vaisseaux iliaques; une heure après, il enlevait les pinces ; des appareils appliqués sur le thorax et sur la c&rotide préparée enregistraient ce qui se passait après le rétablissement de la circulation. Une des caractéristiques des résultats, c'est leur diversité, les phénomènes ea^ diaques prédominant chez quelques individus, les troubles respiratoires cho d'autres, comme il arrive dans les cas d'auto-intoxication chez l'homme. Une autre considération, c'est que l'action des produits d'échange des muscles au r^K»

(la fermeture des vaisseaux au-dessus de la bifurcation intéresse un territoire en grande partie musculaire) diffère par pin*

SANG, CIRCULATION, RESPIRATION

flieurs points de l'action des produits des muscles fatigués. Chez les animaux de Tallarico on obseryait le ralentissement des mouvements du cœur et la dyspnée fut inconstante. Ëyidemment les produits des muscles au repos ont une action physiologique autre que ceux des muscles en activité; en outre cette action est moins intense et moins caractéristique. B. FEINDBL.

Fil. Bottazzi. Zur Genèse der Blutdruckschwankungen dritter Ordnung (Genèse des oscillations de troisième ordre de la pression sanguine). (36) XLVII, 487-577; 1906. — Dans les graphiques de la pression sanguine du chien, les courbes les plus fréquentes correspondent aux pulsations du cœur (oscillations de premier ordre); d'autres, moins fréquentes, sont attribuées aux mouvements respiratoires (oscillations de Traube- Heringj. 11 en existe une troisième catégorie (oscillations de Sig. Majer) que l'auteur de ce mémoire étudie spécialement. Toutefois il analyse d'abord les oscillations de deuxième ordre et il propose de les distinguer en deux groupes : !• celles qui sont normalement (en respiration régulière et tranquille) synchrones aux mouvements respiratoires et qu'il faudrait appeler « oscillations respiratoires * ; elles sont dues h des impulsions centrales rythmiques des centres vasocontricteurs bulbaires, et leur dépendance aux mouvements respiratoires n'est ni directe ni absolue : il y a simplement synchronisme des impulsions vasomotrices et des impulsions respiratoires; 2* les oscillations respiratoires de deuxième ordre qui ne sont point synchrones aux mouvements respiratoires devenus irréguliers ou trop fréquents, et manifestent ainsi leur rythme propre; ce seraient les oscillations de Traube-Hering au sens restreint du mot.

Les oscillations de troisième ordre ne ^'observent qu'exceptionnellement sur les courbes de pression des chiens normaux : on les constate à la suite d'injections intraveineuses de substances diverses et pendant l'asphyxie. Les injections de cocaïne, d'atropine, d'extraits de muqueuse intes- ^nale, de solutions hypo ou hypertoniques ies produisent plus ou moins nettement. Leur action se porte directement ou indirectement sur le centre vaso-constricteur, n se produit une augmentation pério- <iique de la fréquence et de la force des

impulsions qui en émanent. Les oscillations du deuxième ordre sont dues à des impulsions toniques des nerfs vaso-constricteurs qui se succèdent sans chevaucher l'une sur l'autre; si le chevauchement se produit, il en résulte des renforcements périodiques qui constituent les oscillations de troisième ordre, par suite d'un phénomène de sommation.

Les oscillations des trois ordres peuvent s'observer aussi dans le sinus veineux et les grosses veines du cœur de la tortue séparé des centres nerveux. Les oscillations du second ordre 'sont dues À des contractions élémentaires lentes des vaisseaux; celle du troisième ordre à des sommations oscillatoires du second ordre. castre.

E. Weber. Vergleichung des Druckes in Arterien mit derselben Manometer (Comparaison de la pression dans différentes artères avec le même manomètre).

(16J XX, 123-129; 19 mai 1906. — La comparaison des indications de deux manomètres placés dans deux artères est malaisée, car il est difficile de réaliser deux instruments identiques, comme l'a encore récemment montré Hûrthle. W.

se sert d'un manomètre différentiel ou d'un manomètre de Gad qu'il met alternativement en communication avec la carotide et la fémorale. Toutes les expériences indiquent un excès de pression carotidienne d'environ 5 mm. Hg. La lecture des courbes doit porter uniquement sur la ligne de base. Comme les pulsations sont souvent plus amples dans la fémorale, la comparaison des pressions moyennes amènerait à des conclusions erronées. m. lambbbt.

J. L. Hoorweg. Ueber die peripherische Reflexion des Blutes (Réflexion périphérique du sang). (2) CX, 590-609; 1905. — Le graphique du pouls de l'honmie ne montrerait, d'après l'auteur, aucune particularité qui puisse être attribuée À une réflexion de l'ondée sanguine dans la région des capillaires. Il soutient cette idée depuis longtemps et a combattu les arguments de von Frey et de von Kries en faveur de cette réflexion périphérique. Otto Frank s'est rangé au même avis et enfin Lôhmann dans un travail récent. L'auteur réfute.leurs argu« ments. 11 conclut que le mouvement du sang dans les artères est exclusivement centrifuge. nASTRE.

Tit

ANALYSES

O. H. Brovm et R. Joseph. The effects of intravenous injections of extracts of the bone marrow of swine on the blood pressure (Les effets de l'injection intra-Tcineuse de moelle osseuse de cochon sur la pression). (43) XYI, 110-416; 1906. — La moelle osseuse du porc renferme trois substances qui agissent en sens inverse sur la pression artérielle chez le chien. — 11 existerait deux substances provoquant l'élévation de pression, l'une agissant immédiatement après l'injection, l'autre ayant un effet plus tardif. Les substances pressives sont solubles dans l'eau salée, mais sont détruites par la glycérine, alors que la substance dépressive résiste à la glycérine. La séparation des deux substances pressives n'a pas été faite et cette dualité est douteuse.

J. p. LAN6L0I8.

M. Kochmann. Experimentelle Beitrâge zur Wirkung des Alkohols auf den Blutkreislauf des Menschen. (70) XV, 443-466; 1905. — L'alcool produit chez l'homme sain une élévation de la pression artérielle coïncidant avec une vasodilatation périphérique. 11 existe sans doute comme chez les animaux une vasocontriction dans le territoire du sympathique abdominal. m. lambbrt.

H. Vaquez. Action pharmacodynamîque de la trini trine (action totale). (80) LX, 904-907; 26 mai 1906. — L'action de la trinitrine est variable, l'effet vaso-dilatateur peut manquer chez beaucoup de sujets; la tachycardie et la chute de la pression sanguine sont exceptionnelles. L. CAMUS.

H. Vaquez. Action pharmacodynamique de la trinitrine. Action dissociée et action prolongée. (80) LX, 947-950; 2 juin 1906. — La trinitrine peut faire apparaître sur le tracé du pouls des alternances, caractérisées par quatre ou cinq pulsations normales intercalées entre des pulsations d'origine médicamenteuse. La trinitrine peut faire disparaître certaines irrégularités et donner naissance à d'autres ; le plateau quand il existe peut disparaître passagèrement.

L'action de la trinitrine est très passagère; il est inutile de prolonger la médication plus de cinq jours. l. camus.

Alexis Garrel et G.. G. Guthrie.

L'exclusion longitudinale des vaisseaux

et ses résultaU. (80) LX, 984-986; 9 ju/'

J. Delchef. Influence de la saignée e( de la transfusion sur la valeur dec échanges respiratoires. (71) III, 408-416; avril 1906. — Contrairement aux résultats publiés par Spalitta, la saignée n'exerce chez le chien qu'une action insignifiante sur la quantité d'oxygène consommée ainsi que sur la valeur du quotient respiratoire. Chez le chien qui a subi une transfusion importante, il y a une augmentation d'absorption d'oxygène, qu'on peut vraisemblablement rapporter è la dyspnée et à l'agitation que produit li transfusion. Celle-ci ne modifie pas le quotient respiratoire. — Ces résultait ont été obtenus par une méthode d'analyse partielle des gaz de la respiratioD, faite sur des échantillons prélevés.

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