L. CAMUS
F. Bengen et G. Haane. Uebor die Aenderungen des Saûre — und Fermentgehaltes im Mageninhalt des Schweines (Changements de la teneur en acide et en ferments du contenu gastrique du porc). (2) CVI, 286-312; 1905. — Les animaux recevaient, après une période plus ou moins longue de jeûne, un repas d'avoine et ils étaient sacrifiés à des intervalles divers après ce repas. — Au bout de peu de temps, on constate que la masse ingérée à Tétat sec a doublé de poids et au-delà. La quantité de salive est donc supérieure au poids de Talimenl sec. La masse diminue ensuite et vers la 4« heure elle n'est plus que de moitié et reste à ce taux jusqu'à la 10* heure. L'acidité est due à l'acide chlorhydrique et à l'acide lactique. Le maximum d'acidité est atteint à la 3« heure (3,4 pour 1.000) et redescend ensuite pour se maintenir à 2,5 ou 3 pour 1.000. Quant à la production de ferment, elle subit des variations très différentes et variées aux différents points et aux différents temps. Dans la région moyenne de Testomac, la production d'enzyme augmente jusqu'à la 2« heure, baisse, remonte jusqu'à la 6* heure environ, et se maintient à ce niveau jusqu'à la 12® heure. — Le suc de la partie cardiaque est riche en amylase; mais celle-ci ne peut agir qu'autant que l'acidité en HCl est inférieure à 1 pour 1.000 ou à 0,8 pour 1.000. Il y a aussi dans la région cardiaque un ferment lactique énergique. On en discute encore l'origine : elle est probablement extérieure.
DASTRE.
G. Embden et H. Reese. Ueber die Gewinnung von Amino-saûrcn am normalem Harn (Sur l'extraction d'acides aminés de l'urine normale). (8) VII, 411-424; 1905). — L'urine est agitée avec le chlorure de i'ac. ^-naphtaiène-sulfonique qui précipite los amino-acides. Jusqu'à présent on n'a pu extraire de ce précipité brut que du glycocolle. E. LAMB LING.
p. Hari. Ueber einen neuen Stickstoffhaltigen Bestandlcil des normalen Menschen* harnes (Sur un nouveau composant azoté de l'urine normale de l'homme). (39) XLVI, 1-8 ; 1905. — Il s'agit d'un nouvel acide azoté, différent dos acides oxyproléique, alloxyprotcique et uroferrique, et de l'urobiline, précipité par l'acide phosphotungstique, et dont le sel de zinc contient
C30H37N12O13Zn4. E. LAMBLING.
ANALYSES
St. Bondzynski, St. Dombrowski el K. Panek. Ueber die Gruppe von Sticksloff-und Schwefelhalligen organischen Sauren, welche im normalen Meuschenharn enthalten siod (Sur le groupe des acides organiques sulfurés et azotés que contient Purine normale de Thomme). (39) XLVI, 83-124 ; 1905.— A côté des acides oxyprotéique cl alloxyprotéique décrits par ces auteurs (ZentralbL /*. d. med. Wiss., 1897; n<» 33. — /). ch. G., t. XXXV, p. 2959), Turine normale contient un autre acide azoté Vacide antoxyprotéique, précipitable par Tacélate mercurique et renfermant : C 43,21; H 4,91 ; N 24,40 ; S 0,61 ; 0 26,33 0/0 et qui est sans doute la cause de la diazoréaclion de Turine. Les auteurs complètent, en outre, leurs indications antérieures sur les acides oxyprotéique et alloxyprotéique et décrivent encore un autre acide azoté et sulfuré, qui parait identique à l'acide urochromiquc de Tudichum et de Garrod.
E. LAMBLING.
J. Ph. StaaL Ueber das Chromogen des sogenannten Skatulrotes ira norroalen Menschenharn (Sur le chromogène du rouge dit de scatol dans Turine normale de Phomme). (39) XLVI, 236-262 ; 1905). — 1<» Le chromogène du <« rouge de scatol » n'est pas un dérivé sulfoconjugué (ni un dérivé glycuronique). 2° Il ne dérive pas chimiquement du scatol. 3° Il est identique à Turoroséine de Nencki et Sieber. — Historique étendu.
E. Abderhalden et F. Pregl. Ueber einen im normalen menschlischen Harn vorkommenden schwer dialysierbaren Eiweissabkômmling (Sur un dérivé des protéiques difficilement dialysable, contenu dans l'urine normale de l'homme j. ( 39) XLVI, 19-23 ; 1905. — On sait que le rapport du carbone à Tazote dans Purine est très différent de ce même rapport dans la somme dos substances crislallisables actuellement isolées de Purine, et l'on explique cet écart par la présence dans Purine de substances colloïdales encore inconnues (F. Pregl, Arch. de Pflùger, t. LXX V, p. 87). Les auteurs ont donc soumis à l'hydrolyse par HCi bouillant le reste non dialysable de 30 litres d'urine, après s'être assurés de l'absence d'acides aminés an moyen du réactif naphta lène-sulfonique. Cette hydrolyse a fourni surtout du glycocolle, et, en outre, de Palanine, de la leucine et de Pac. glulamique, accoinpagnis vraisemblablement de phényl-
alamine et d'ac. asparlique. Il existe donc dans Purine une substance d*origine protéique, analogue aux polypeptides isolés dans les digestions arti6cielle et naturelle (E. Fischer et Abderhalden, Zeil. phyt. C^., L XXXIX, p. 81 etLXL, p.215.— E. Abderhalden, Ilnd., t. XLIV, p. 17).
B. LAMBLING.
L. Grimbert. Recherche des pigments biliaires dans Purine. (80) LIX, 346-348 ; 28 oct. 1905. — Aux procédés de Jolies et de Hammarsten, l'auteur propose de substituer le procédé suivant très simple et plus sensible ; à 10 ce. d'urine on ajoute 5 ce. d'une solution de chlorure de baryum à 10 p. 100, on agite et on centrifuge. Le précipité est ensuite délayé dans 4 ce. d'alcool à 90<^, renfermant 5 p. 100 de son yol. de HGl et porté une minute au bain-marie ; Paddition de 2 gouttes d'eau oxygénée à 10 vol. fait apparaître la teinte verte dans toute sa netteté. l. camus.
H. Bechhold. Die Hemmang der Ny- i landerschen Zuckerreaktidn bei Quecksilber und Chloroform harn (L'arrêt de la réaction du sucre d'après Nylander dans les urines contenant du mercure et du chloroforme). (39) XLVI, 371-375 ; 1905. — Des tracesde mercure comme celles qui s'éliminent par les urines chez les syphilitiques traités au mercure, ou même chez des individus se lavant très fréquemment les mains au subli- j mé, suffisent pour retarder ou suspendre Papparition du précipité noir caractéristique dans la réaction bismuthique dite de Nylander. Le précipité reste alors jaune ou brun, oq bien il ne devient noir qu'après une ebullition beaucoup plus prolongée. Le chloroforme, les albumines et albumoscs, le thymol produisent le même effet. L'auteur pense môme que l'arrêt de cette réaction dans une urine à laquelle on aura ajouté un peu de sucre et qui provient d'une personne maniant habituellement les composés mercuriels, pourra servir à diagnostiquer l'élimination de ce métal par les urines, c'est-à-dire un certain degré d'intoxication chronique. b. lambling.
Sikes. On the globulin of « albuminous » urine. (oO) XXXIII, 101-105; 1905. — Le dosage de la globuline d'une môme urine albumineuse fait sur deux échantillons à des intervalles éloignés, montre que la globuline est en plus grande proportion dans le second titrage. Cette augmentation se fait
LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES
aux dépens de ralbumine. Ln transformation est accélérée par la chaleur en milieu alcalin. La globuline de Turine résiste mieux à la décomposition que Talbumine.
J.-P. LANGLOIS
0. etR. Adler. Die Fàllbarkeit der Kohlenhydrale durch Bleiessig im normalen und pathologischen Harn (Sur la précipitabilité des hydrates de carbone par Tacétate de plomb dans l'urine normale et pathologique). (2) ex, 99-103; 1905. - Kùlz a constaté que la lévulose en solution dans Teau ou dans Turine était précipitable par Tacétate de plomb. La lévulose, comme Tarabinose et le glacose, aussi bien dans les urines normales que dans les urines pathologiques, est précipitée en partie par Tacétaie de
plomb. DASTRB.
Rad. Ehrmann. Ueber eine physiologische Wertbestimmung des Adrenalins und seinen Nachweiss im Blut (Méthode physiologique de détermination quantitative de l'adrénaline. Sa recherche dans le sang). (4) LUI, 97-117; 1905. — La méthode de Tauteur a pour base les variations pupillaires que provoque l'action locale des solutions d'adrénaline sur le globe oculaire (cnucléé). Il se sert comme point de comparaison de deux globes oculaires, l'un plongeant dans du sérum artificiel, Taulre dans une solution d'adrénaline. L'intensité et la rapidité de la mydriase croissent proportionnellement au degré de concentration de la solution d'adrénaline. Il y a des variations individuelles, mais elles sont pratiquement sans grande importance. On peut î>e servir comme échelle d'une solution dosée fraîchement préparée d'adrénaline cristallisée. Ce procédé extrêmement sensible permet de déceler, avec une approximation suffisante, la présence de l'adrénaline en quantité extrêmement minime. En se servant de cette méthode, l'auteur est arrivé à établir que l'adrénaline, injectée dans le torrent circulatoire s'élimine, non pas rapidement, comme on l'avait cru en confondant hypotension secondaire avec elimination, mais lentement. Lorsque l'abaissement de la pression sanguine qui suit Thyperlension consécutive à l'injection d'adrénaline se produit, il reste encore dans le sang une quantité d'adrénaifhe supérieure à la dose minimum nécessaire pour provoquer rhyperlension. — Enfin, toujours en se servant de la môme méthode, l'auteur arrive à conclure que I
l'adrénaline se déverse dans la circulation comme une sécrétion physiologique des capsules surrénales. D'ailleurs, ajoute-t-il, rien ne prouve que cette sécrétion soit nécessaire pour régler la tension sanguine.