L. CAMUS
M. Gonnennann. Ueber das Spaltungsvermôgen von Leberhistozym und einiger Enzyme auf einige Glykoside und Alkaloîde (Dédoublement de quelques glycosides et de quelques alcaloïdes par l'histozyme du foie et quelques autres enzymes). (2) CXIII, 168-197; 1906. — Les glucosides essayés ont été la sinigrine, l'arbutine» l'amygdaline, la sapotoxine. Les alcaloïdes ont été l'atropine, la cocaïne, la morphine, l'oxydomorphîne. On a essayé de les dédoubler au moyen du tissu du foie du bœuf, du lièvre, du chien, du cheval et du poisson ; ou encore par les ferments, pepsine, pancreatine, trypsine; ferments, végétaux, émulsine, maltine, invertase, tyrosinase; ou encore par le bacterium coli commune et les déjections intestinales. On constate que la sinigrine n'est pas dédoublée par le foie, ni par les ferments digestifs, non plus que par le bacterium coli. Un tableau peut seul rendre compte des résultats divers obtenus dans les autres cas. On le trouvera à la fin du mémoire.
DASTRB.
J. Pohl et E. Mtknzer. Ueber Entgiftung von Mineralsâuren durch Aminosâurenund Harnstoff (Sur l'action antitoxique des amines-acides et de l'urée vis-à-vis des acides minéraux). (16) XX, 232-233; 30 juin 1906. — Les auteurs contestent cette action antitoxique récemment décrite par Eppinger. m. lambbrt.
O. Glosson. The elimination of crea- Unin. (43) XVI, 252-267; 1906. — La creatinine est un produit constant du métabolisme, elle se retrouve dès les premiers mois de l'existence, aussi bien chez l'homme que chez le chien ou le chat.
Glosson confirme le fait observé par Follin que la quantité de creatinine éliminée par un individu est constante, quelle que soit sa diététique, mais il n'a pu retrouver le rapport étroit entre la quantité de creatinine excrétée et le poids de l'individu. L'élimination moyenne de creatinine par kilogr. de sujet adulte oscille entre 17 et 23 mîllîgr. j.-p. langlois.
H.-D. Dakin. The formation of glyoxylic acid {Tke Journ, of biol. Chem., I, 271-278; 1906). — La creatine, la creatinine, la sarcosine^ la bétalne et l'acide hippurique sont partiellement transformés par oxydation en acide glyoxylique.
Bien que de petites quantités de cet acide aient été trouvées dans le sang, le foie, le muscle, l'urine, dans les milieux de culture de bactéries ou de moisissures, il n'est pas certain que ce corps soit un produit direct des échanges nutritifs. Le procédé de recherche de l'acide glyoxylique d'après Eppinger {Beitr, chem. Phynol.y t. vi^ p. Â9i) est inapplicable & l'urine, où cet acide résulte probablement de l'oxydation de la creatinine.
E. LAMBLINO.
A. E. Taylor. On the polymerisation of globulin {The Joum. of hiol, Chem,, I, 345-354; 1906). — De la globuline insoluble dans l'eau (euglobuline) et de la globuline soluble dans l'eau (pseudoglobuline) ayant été abandonnées dans de l'eau en milieu stérile pendant 18 mois, on constate que le produit insoluble s'est partiellement transformé en produit soluble et inversement, phénomène que l'auteur explique par une action de polymérisation réversible.
E. LAMBUNG.
W. OsiTirald. Ueber feinere Quellungserscheinungen von Gelatine in Salzlôsungen nebst allgemeineren Bemerkungen zur physikalisch-chemichen Analyse der Quellungscurven in Elektrolyten (Phénomènes intimes du gonflement de la gélatine dans les solutions salines avec quelques remarques plus générales sur l'analyse physico-chimique des courbes de gonflement dans les electrolytes). (2) CXI, 581-606; 1906. — Hoffmeistera démontré l'influence spécifique des sels sur la faculté de gonflement de la gélatine. L'auteur a cherché l'effet des acides, des alcalis, des chlorures et des nitrates. Il a trouvé que les effets de concentration de
ANALYSES
ces substances sont aussi de nature spécifique. Les courbes qui représentent le gonflement en fonction de la concentration ne sont point parallèles aui yaria* tions d'un seul facteur (par exemple, pression osmotique) mais présentent, au lieu d'une ligne droite, plusieurs maxima et minima. La forme générale de ces courbes pour ces quatre espèces de substances est la même. Elles sont divisibles en deux parties. La première qui correspond aux fortes concentrations est une courbe du troisième degré ressemblant à la courbe bien connue de l'hystérésis, et conséquemment peut être considérée eonmie exprimant un rapport de dépendance analogue : c'est un facteur d'inhibition. La seconde partie de la courbe s'explique par des combinaisons d'absorption entre les ions et la gélatine. Quant à ces combinaisons, voici ce que l'on en peut dire : dans le mélange des solutions de gélatine avec les electrolytes il se fait un changement de réaction de la solution due à la rétention du cation et à son ujnion avec rOH de l'eau pour donner une réaction alcaline. On peut représenter la courbe expérimentale par la combinaison de deux courbes théoriques dont l'une est la courbe de gonflement théorique et l'autre la courbe d'absorption hyperbolique. Pour le maximum d'absorption la concentration des electrolytes est d'autant plus grande que la vitesse de déplacement est moindre, pour l'ion qui se combine. Ënfîn, les résultats des recherches montrent un parallélisme complet ou une représentation symétrique imagée pour les courbes de gonflement et pour les courbes de viscosité des solutions de gélatine étendues. Les maxima du gonflement correspondent aux minima de la viscosité. Le gonflement et la viscosité des colloïdes constituent le même variable physico-chimique, que l'on peut appeler avec Oswald, Hoffmeister et d'autres, affinité mécanique. Les mesures de viscosité ou de frottement interne peuvent servir de mesure pour le gonflement, et elles sont plus faciles à eff^ectuer.
DÀSTBE.
Hugounenq et A. Morel. Sur la nature véritable des leucéines et glucoprotéines obtenues par P. Schûtzenberger dans le «dédoublement des matières protéiques. (79) CXLIÏ, d 426-4428; dSjuin 4906. — Les leucéines et glucoprotéines de P. Schûtzenberger sont des mélanges d'ac.
amides, ces dénominations ne doivent donc pas être conservées.