L. CAMUS
E. Frey. Der Mechanismus der Salzund Wasserdiurese (Mécanisme de la diurèse des sels et de l'eau). (2) CXIl, 71- 127; 1906. — Le rein se rapproche des
autres glandes en ce que sa sécrétion contient des substances qui n'existent qu'à l'état de traces dans le sang et dans les autres humeurs; il en diffère en ce que sa concentration diffère de celle du sang, dans des proportions considérables, tandis qu'elle est la même pour les autres sécrétions, bile, lait, etc. Et c'est ce qui permet de considérer les reins comme des organes destinés à égaliser les concentrations des liquides de l'organisme. Voici les faits mis en lumière par l'auteur : la pression osmotique de l'urine ne dépend pas seulement de sa quantité; elle ne Yikrie presque pas dans la diurèse des sels. Au plus fort de la diurèse, la concentration de l'urine est seulement un peu diminuée, mais elle reste néanmoins supérieure de beaucoup à la concentration du sang. Pendant la diurèse de l'eau, la pression osmotique baisse notablement, et au-dessous de la concentration du sang. Il y a une relation exacte entre la pression dans l'uretère et la concentration de l'urine. Si l'urine est concentrée, la pression dans l'uretère est basse; si l'urine est diluée, la pression dans l'uretère est élevée. Si, au cours de la diurèse, l'urine devient moins concentrée, la pression uretérale s'abaisse à la pression même du sang, dans le même temps où l'urine s'abaisse h la concentration du sang. Si l'urine est plus diluée que le sang, la pression dans l'uretère est égale & la pression du sang dans les reins. Autres faits : la pression sanguine dans l'artère rénale est À peu prés le quart de la pression carotidienne ; la pression osmotique de l'urine est indépendante de la pression sanguine ; l'ingestion stomacale d'eau ne provoque pas nécessairement une diurèse. L'introduction d'une notable quantité d'eau dans les veines peut amener un arrêt de l'écoulement de l'urine. Cet effet n'est pas dû à une altération du rein, car l'administration d'une certaine dose de sel rétablit la diurèse. Le rein de la grenouille exécute surtout un travail de dilution : il ne concentre que très imparfaitement l'urine. Ces résultats se traduisent en considérations et interprétations théoriques. On peut appeler urine provisoire celle qui filtre à travers les glomérules : elle a la composition du sérum sanguin; plus loin dans les tubuli contorti elle se concentre par suite d'absorption. Sa quantité peut être appréciée d'après la quantité d'urine et la concentration (abaissement du point de congéla-
tion). La pression uretérale peut renire compte de la résistance à la résorptiot dans les tubuli. En interprétant les résultats précédents, l'auteur anÎTe i k conclusion que l'activité cellulaire intervient pour le trarail chimique dans lei reins. dastre.
J. Biberfeld. Beiirâge sur Lefare voe Diurèse (Contribution à l'étude de la diurèse). (2) CXll, 398-412; 4906. — O. Lœwi a étudié l'excrétion des chlorures pcDdant la diurèse produite par FinjectÎM de phloridzine (1903). 11 a tu que dans U diurèse provoquée par rinjection Teineme de solutions salées, les chlorures aogineitaient dans l'urine ; dans la diurèse produite par la phloridzine il a supposé quli en était de même; et, l'expérience ajis: montré qu'avant et après l'administratiis! de cette substance la quantité de sa!
excrétée était restée la même, rauteor a cherché une explication pour condiîer ces données contradictoires, et il suppose que la diurèse est produite par la nonrésorption de l'eau gloménilaire retesoe par le sucre. Biberfeld reprend les exp^ riences, sur des chiens. U constate que k pourcentage et la quantité de chlorures diminuent rapidement dans l'urine phioridzinique; autrement dit que les rens perdent plus ou moins la faculté d'acréterle chlorure de sodium.
OASTRK.
Henri Lamy et André Mayer. Sv
les modificateurs de la sécrétion urinaiit. Action des sels de calcium. (80) LXLIOS- 104; 21 juillet 1906. — A faible dose, kt sels de calcium activent le fonctionnement des cellules rénales; à forte dose le débit urinaire est diminué en même temp» que le cours du sang est ralenti dans te rein, l. camus.
G. Hatucci. Sul mécanisme di anoM délie sostanze diuretiche. (102) LX, 319- 386; 1906. — L'existence dun centre spinal situé chez le chien entre la 3* r. la 4* cervicale, centre sur lequel aginici: les substances diurétiques, n'est pas admissible. Par contre, d'après les expériences de l'auteur, il j a un rappccc étroit et constant entre la pression h sang et l'excrétion du rein. Cela ne vest pas dire qu'à l'état physiologique l'exoétion urinaire ne dépend que de la pr«^ sion du sang et que l'épithélium réssi n'ait pas de fonction sécrètoire; mais il
PHYSIOLOGIE DES GLANDES
parait certain que les diurétiques agisseat comme tels presque uniquement par leurs effets sur le cœur et sur la pression artérielle. £. FBINDBL.
"W. Giillis. On secretion in the kidney of the frog. (50) XXXI V, 250-266; 4906. — Circulation artificielle avec le liquide de Locke ou de Ringer dans le corps de la grenouille, la vitesse de sécrétion de Turine étant déterminée par la lecture de la marche de T urine dans une canule capillaire disposée dans l'uretère. En ajoutant au liquide de Lockedivers diurétiques, caféine, phlorhidzine, etc., Cullis montre que la pression et la vitesse du liquide n'ont qu'une importance médiocre, que les cellules des tubuli et celles des glomerules sont les facteurs essentiels de la sécrétion urinaire. Il réfute complètement la théorie de la ûltration-réabsorption, pour n'admettre que celle de la sécrétion. J.-P. LAR6L0IS.
T.-G. Brodie et W. Cullis. On the
secretion of urine. (50) XXXIV, 224-249; i906. — Étude de la sécrétion comparée de deux reins, l'un travaillant normalement, l'autre sous pression, l'uretère étant en communication avec un appareil permettant d'exercer une résistance constante. Le chien était excérébré, la pression dans ce cas restant égale ou même supérieure k la normale. La diurèse était provoquée par des injections de sulfate de soude et d'autres diurétiques. Le volume de l'urine du rein travaillant sous pression est plus grand que celui du rein normal. La quantité de sulfate excrétée est également plus grande. La pression exercée n'amène aucune altération dans la circulation de l'organe. Les auteurs concluent que le glomérule sécrétant plus d'eau et de sels quand une pression existe dans l'uretère, la théorie de Ludwig se trouve en défaut, cette pression légère étant un excitant de l'activité des cellules rénales.
J.-P. LAMGLOIS.
A. Basler. Ueber Ausscheidung und Resorption in der Niere (Excrétion et résorption dans les reins). (2) GXIl, 203-244; i906. — Le ferrocjranure de potassium introduit dans le sang d'une grenouille ou d'un lapin est reconnaissable au bout de peu de temps dans l'urine. Si on lave le rein de l'animal avec une solution alcoolique de perchlorure de fer ou, si
JOURNAL DE PHYSIOL. ET DE PATHOL. OÉlTliR., 1906.
l'on porte de petits morceaux de l'organe dans cette solution, il se forme des images microscopiques de bleu de Prusse, remarquables en ce que les canalicules urinaires sont vides pour la plupart, mais sont entourés d'une gaine bleue très fine. Cette membrane peut être considérée comme une membrane de précipité. — Si l'on injecte dans le sang la solution d'indigo, les glomérules ne se colorent point. L'épithélium des canalicules contournés, au contraire, se colore en bleu chez les animaux à sang chaud dans leur totalité; chez les animaux à sang froid on voit de nombreux points bleus dans les cellules épithéliales. Il faut conclure avec Heidenhain que l'indigo est excrété par les cellules épithéliales des tubuli contorti. — Avec l'injection de carmin sodique à 1/1000, les glomérules du lapin se colorent en rouge, les cellules épithéliales restent incolores : l'urine est rouge. Avec la solution à 1/100 l'épithélium se colore, les glomérules moins. Chez la grenouille on suit les voies d'excrétion. Le carmin colore d'abord les tissus interstitiels, et surtout les glomérules. Après 6 heures la situation était encore la même; mais plus tard on aperçoit des dépôts rouges dans les cellules épithéliales des canalicules urinaires: leur coloration augmente, tandis que celle des glomérules diminue et disparait. Le carmin comme l'indigo peut donc être excrété par une intervention active des cellules épithéliales. Il peut l'être aussi par les glomérules et produire une urine rouge. — Avec le rouge Congo, il y a d'abord coloration (chez les grenouilles) du tissu conjonctif, des vaisseaux et des glomérules : ce n'est que plus tard que la couleur apparaît dans l'épithélium urinaire et alors elle disparait des glomérules : c'est alors seulement qu'on la rencontre dans l'urine.
Chez les manmiifères aussi les glomérules se colorent fortement, mais les epitheliums des tubuli contorti se colorent aussi. — Une solution d'indigo introduite dans le bassinet, chez le lapin, pénétre dans les canalicules; mais il n'y a pas de résorption : les cellules épithéliales ne se co-. lorent peJnt. En opérant de même avec le ferrocyanure, la résorption a lieu, et au bout de peu de temps la substance est excrétée par l'autre rein. Le sucre est résorbé, dans ces conditions, tout aussi vite. Il y a donc résorption du ferrocyanure de sodium et de glucose, mais pas d'indigo. Les anses de Henle ont deux
AKALYSliS
rôles; d*abord elles accrt^ssent les eanalicules urinaires; puis elles accroissent la résistance à Técoalement de rarine gloménilaire à traTcrs le rein, dastb».
j.-B. Maocallnm. Factors influencing secretion {The Joum. oflMChêm., 1. 335- 344 ; 4906). — Mémoire ne se prêtant pas à un extrait. e. lambling.
Gharrin et Gristiam. Greffes thyroïdiennes (Mjxœdéme et grossesse). f79) CXLin, 87-90; 2 juillet 4906. — Deux séries de greffes thyroïdiennes faites k une femme qui n'avait plus de corps thyroïde ont permis de restreindre considérablement le traitement thyroïdien.
L'heureux effet de ces greffes persiste depuis deux ans. Une grossesse, survenue depuis l'implantation des greffes, a été menée à terme et l'enfants'estmontré bien constitué. Durant la grossesse les greffes se sont passagèrement hypertrophiées.