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U6RT

H. Roger et M. Gamier. Infection anaérobique du sang dans l'occlusion expérimentale de l'intestin. (80) LXI, 27; 7 juillet 4906. — Les auteurs ont noté 5 fois sur 6 un bacille anaerobic faisant partie d'un groupe important qui comprend : microbe d'Achalme, bacillus aerogenes capsulatus (Welsch et Nuttal), bacillus cadaveris butyricus (Emst), bacillus enteritidis sporogenes (Klein), bacillus phlegmones emphysematosœ (E. Frœnkel), bacillus perfringens (Yeillon et Zu-

ber). P, NOBÉGOUBT.

Slatinéano et Gfralesesco. Recherches cytologiques sur le sang dans le typhus exanthématique. (80) LXI, 85 ; 24 juillet 4906.

Tersin. Note sur un cas de fièvre récurrente observé en Indo-Chine. (80) LX, 4037; 46 juin 4906.

K. Renter. Neue Befunde von Spirochaete pallida im menschlichen Kôrper und ihre Bedeutung fur die Atiologie der Syphilis (Le spirochete p&le dans le corps humain et sa signification dans l'étiologie de la syphilis). (37) LIV, 49-65; 4906. — Le nombre extraordinaire de cas de syphilis avec spirochetes permet de dire que ce parasite vit dans le corps de l'infecté jusqu'au stade tertiaire. La meilleure technique est la suivante : fixer k

ANALYSES

la fonnaline à 4 0/0; alcools successifs pour durcir; eau distillée 5 à 10 mio.; imprégner au nitrate d'argent à 1,5 0/0 pendant 3 jours à l'étuve à 30"; eau distillée pour laver; réduire avec lormaline, 5 gr., acide pyrogallique, 4 gr., eau distillée, 100 gr., laisser 24 heures; déshydrater à l'alcool et monter. Reuter cite le cas d'un homme de 44 ans, mort brusquement d'une dilatation cardiaque et qui présentait des spirochetes dans son myocarde. Même si le spirochete n'était pas l'agent de la syphilis, il serait intéressant de rechercher ce parasite, qui se trouve dans des lésions aortiques graves et pendant toute la période de leur évolution. Bibliographie et gravures hors

texte. V. MONTAGARD.

Beer. Ueber Beobachtungen an der le.

benden Spirochaeta pallida. (18) XXXIl, 1192; 26 juillet 1906. — Les spirochetes vivants que l'auteur a observé provenaient d'accidents primitifs ou des bubons indolents. Les mouvements des spirochetes pallida sont de deux sortes : mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal du corps et mouvements d'inflexion de tout le corps ; les individus se déplacent en avant en suivant le sens de l'axe longitudinal du corps. Les mouvements se font sans aucune règle lorsque les spirochetes sont libres dans une humeur, mais s'ils sont fixés à des cellules épithéliales ou à des globules sanguins, on observe seulement des mouvements de rotation plus marqués que de coutume par lesquels les parasites semblent vouloir pénétrer les éléments cellulaires à la manière d'un tire-bouchon. Après un jour. Beer n a pas pu voir de multiplication, dans les préparations, de spirochetes vivants. 11 a constaté pourtant un clivage débutant suivant le sens de la longueur de l'individu et donnant parfois des figures en Y. Un chauffage léger ou l'exposition à la lumière artificielle ne semble pas nuire à la vitalité des spirochetes. Les parasites vivent 3 semaines à la température de 20 à 27" G. et plus dans une goutte pendante placée dans une cellule lutée à la vaseline. Le liquide nourricier peut être du bouillon, une solution physiologique de NaCl ou du liquide ascitique. Le spirochete pallida se cultive et vit comme un individu anaerobic. Mûhlens a aussi cultivé le spirochete de la bouche suivant le mode anaerobic.

F. ARLOING.

Sohlimpert. Spirochâtenbefunde in den organen kongenital syphilîtischer Neugeborener. (40) XXXIU, 1037; 28 juin 1906. — L'auteur a trouvé le spirochete pallida dans les organes d'un nourrisson atteint de syphilis congénitale. Il a révélé la présence du parasite dans l'estomac, le mésentère, les ganglions mésentériq[nes, la vésicule biliaire, le canal cholédoque, les nerfs périphériques, le corps thyroïde et le thymus, les amygdales, la langue, la muqueuse des joues et du pharynx. Le spirochete pallida peut pénétrer entre les cellules des epitheliums plats ou cylinlindriques. Les sécrétions et les excrétions des nouveau -nés hérédo- syphilitiques doivent être considérées comme infectantes, f. arloing.

Huebschmann. Spirochaete pallida (Schaudinn) und Organerkrankung bei Syphilis congenita. (10) XLIII, 796; 11 juin 1906. — Au cours de recherches anatomopathologiques et histologiques dans les organes de nouveaux-nés syphilitiques, Huebschmann n'a pas trouvé de spirochetes dans la rate et le poumon. Il y en avait en quantité moyenne dans les reins, les capsules surrénales, le foie, le placenta et le cordon, alors qu'ils foisonnaient dans le pancréas et la thyroïde.

Ce dernier parenchyme était même le plus riche en parasites. Les spirochetes sont disséminés en général entre les cellules du tissu conjonctif ; quelquefois ils pénètrent dans ces cellules tandis qu*Us n'ont jamais été sûrement constatés au sein des cellules épithéliales. Sur des coupes très minces (2-3 ii) du foie et du corps thyroïde, on voit les spirochetes pénétrer entre les cellules épithéliales et les entourer de tous côtés. Les reins, atteints d'un léger degré de néphrite, étaient peu parasités au niveau des glomérules, alors que de nombreux spirochetes peuplaient les parois des capillaires et des tubes urinifères. Ce fait prouve que les spirochetes peuvent être éliminés par la voie rénale conune Ta vu Levaditi. Le placenta, les enveloppes et le sang de la veine ombilicale contiennent parfois le spirochete pâle. Il faut donc conclure que le spirochete joue un rôle dans Tétiologie de la syphilis congénitale.

F. arloing.

I. Bandi et F. Simonelli. Zellen parasitismus in der Syphilis (Parasitisme cellulaire dans la syphilis). (14) XLI, 523-

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

526 ; 4906. — Les auteurs ont, comme Levaditi, constaté la présence de spirochetes souvent nombreux dans l'intérieur des cellules. Étant donné le peu de modifications des spirochetes dans ces cas et les altérations profondes des cellules, ils supposent qu'il j a là an vrai parasitisme cellulaire. Ceci s'accorde avec les recherches anatomo-pathologiques de Levaditi, montrant que le spirochete quitte rapidement la circulation et les parois vasculaires pour atteindre les éléments nobles où il se cantonne. On comprendrait ainsi la cause de sa résistance singulière à la destruction dans l'organisme. Des recherches faites sur les tissus vivants devront toutefois prouver qu'il ne s'agit pas d'une pénétration agonique ou cadavérique.

CH. ESMEIN

E. Bertarelli. Ueber die Transmission der Syphilis auf das Kaninchen (La transmission de la syphilis au lapin). (14) XLI, 320-326; i906. — Tentée depuis longtemps, cette expérience était déclarée récemment irréalisable par Neisser. Elle serait d'une importance considérable dans les cas douteux de syphilis, étant bien plus simple à réaliser que l'inoculation au singe. Or, s'appuyant sur le fait de la présence du spirochete pallida dans les syphilomes, Bertarelli croit pouvoir en apporter la preuve. Dans 2 cas, l'inoculation à la chambre antérieure de l'œil et à la cornée du lapin, put en un mois et quelques jours réaliser une petite tumeur à structure embryonnaire très comparable aux syphilomes. Les imprégnations au nitrate d'argent révélèrent la présence de myriades de spirochetes (100 par champ de microscope) abondants surtout dans le bourrelet de prolifération.

CH. ESMEIN

P. Mûhlens et M. Hartmann. Zur

Kenntniss des Vaccineerregers (Sur la découverte de l'agent causal de la vaccine). (14) XLI, 338-343 et 435-440; 1906. — Continuant leurs recherches, les auteurs concluent que les images vues par Siegel dans lé sang et les tissus des lapins vaccinés sont des débris dus à la plasmolyse des erythrocytes (et peut-être aussi des leucocytes). Ce ne sont pas des corpuscules de Guarnieri. Les spirochetes qu'on a décrits sont probablement des artifices de préparation. Les corps de Guarnieri résultent delafonte des noyaux épithéliaux.

Les corps initiaux de Prowaczek représentent peut-être l'agent réel de la vaccine.

CH. ESMEIN

E. Seymour-Chapman. A histolological study of the Kidney in scarlatina. (49) XI, 276-304 (3 planches); 1906.

H. Risel. Korpergewichte und Milchdiàt bei Scharlachkranken Kindern (Poids du corps et régime lacté chez les enfants scarlatineux). (38) LIX, 340-351 ; 1906. — Les critiques adressées au régime lacté dans la scarlatine ne sont pas justifiées; chez les enfants soumis à ce régime, les pertes de poids initiales sont compensées et bien au-delà pendant la convalescence, et l'augmentation de poids commence la plupart du temps pendant la période de régime lacté. gouget.

P. Nobécourt et Prosper Merklen. Influence de la chloruration du régime sur l'élimination urinaire des chlorures et sur le poids au cours de la rougeole; considérations diététiques. (94) 360-370; 1906. — Chez les enfants atteints de rougeole et soumis pendant les premiers jours de l'éruption soit à l'eau d'orge, soit au lait, soit à l'eau d'orge et au chlorure de sodium (5 k 10 gr.), les chlorures s'éliminent normalement, alors l'urée est toujours en même proportion, quelle que soit la teneur du régime en albumine. D'autre part, la chute du poids pendant les 4 premiers jours de l'éruption, très forte pour les enfants n'ingérant que l'eau d'orge ( — 966 gr), n'est guère plus marquée chez ceux qui prennent l'eau d'orge et le sel (— 125 gr.) que chez ceux soumis au régime lacté ( — 103 gr). 11 est donc préférable pendant ces 4 jours de ne pas donner de lait aux enfants et de les soumettre k l'eau et aux tisanes, en même temps qu'on leur donne une petite quantité de sel.

p. NOBÉCOURT.

"W. Hildebrandt et K. Thomas.

Das Verhalten der Leukozyten bei ROteln (État des leucocytes dans la rubéole). (38) LIX, 444-455; 1906. — 11 y a leucopénie plus ou moins marquée (2.040 à 5.640), atteignant son maximum en moyenne le 3* jour de l'éruption. Le chiffre absolu et relatif des neutrophiles tombe, tandis que celui des lymphocytes s'élève, atteignant jusqu'à 47,19 et même 61,93 0/0, et jusqu'au double du chiffre normal. Les

ANALYSES

formes d'irritation de Turk se trouvent souvent en quantité surprenante (jusqu'à 46,76 0/0). Cet éUt du sang permet le diagnostic avec la scarlatine et l'urticaire, mais non, semble-t-il, avec la rougeole, où Turk a signalé également de la leucopénie. gouobt.

E. E. Tyzzer. The histology of the skin lesions in varicella (The Philippine journal of Science, I, 349-372; 1906). — L'altération initiale consiste en la présence d'inclusions colorables par Véosine dans le noyau et dans le cytoplasme de cellules de l'épithëlium et du derme; le noyau se divise dans ces cellules à inclusions; elles deviennent énormes (dégénération en ballon de Unna). On voit ensuite Tépiderme se détruire sur de petites surfaces; un exsudât envahit l'aire malade, repousse les cellules dégénérées et se collecte en une vésicule claire bientôt envahie par les leucocytes qui commencent l'œuvre de réparation. L'auteur insiste sur la morphologie des inclusions cellulaires; il n'a pu démontrer leur nature parasitaire et il se garde de donner des conclusions à leur sujet.

B. FBINDEL.

W. Scholz. Ueber Miliaria epidemica (Surlasuette miliaire). (38) LIX, 542-564; 1906. — Étude complète d'une épidémie de 32 cas. gouget.

Laignel-Lavastine et Roger Voisln. Réaction des cellules nerveuses de la moelle et neuronophagie dans la rage expérimentale du lapin. (80) LXI, i; 7 juillet 4906. — Les lésions passent par les stades suivants : l*" gonflement et déformation sphérique des granulations chromatiques de Nissl ; 2* fonte des granulations et vacuolisation du protoplasma; 3" ouverture des vacuoles k l'extérieur et envahissement par les cellules névrogliques ou mésodermiques. En somme l'afflux des neuronophages est secondaire.

p. NOBÉCOURT.

A. Bonglovanni. Die Negrischen Kôrper und die durch fixes Wutvirus verursachte Infektion mit langsamen Verlaufe (Les corps de Negri et l'infection rabique & évolution lente provoquée par le virus ûxe). (44) XLI, 343-352; 4906. — Chez les lapins infectés par du virus fixe, Fauteur n'a jamais pu constater les corps de Negri, ni dans la corne d'Ammon, ni

dans les ganglions spinaux et gasseriens. pas plus que les parasites récemment décrits par Negri. Ayant pu faire Tarier à volonté la durée de la maladie expérimentale, l'auteur croit que l'absence des corps endocellulaires n'est pas fonction d'une évolution rapide (hypothèse de Negri):

faut-il admettre que certains stades de développement diffèrent dans le TÎrus Gxe et le virus des rues? De nouveaux travaux sont nécessaires à ce sujet.

CH. ESMEIN

Remlinger. L'élévation de la température du corps dans le traitement de la rage et des maladies infectieuses. (80) L\, 4030: 46 juin 4906.

F. Ditthom. Uber Milzbrandimpfungen bel Frôschen (Inoculation charbonneuse chez les grenouilles). (4) LYII, 343- 323 ; 4906. — On s'est demandé pourquoi la grenouille {rana temporaria) n'était pas susceptible de contracter le charbon. Ditthorn, en injectant une culture de charbon de 24 heures dans la peau du dos de la grenouille, a réussi à tuer cet animal en 5 j ours . Le foie, les reins et la peau au point inoculé renfermaient de nombreux bacilles. Le bacille retiré du foie de la grenouille était capable de tuer la souris dans les délais normaux; le passage du bacille du charbon dans l'oi^anisme à sang-froid ne lui fait pas perdre ses propriétés. Les bacilles charbonneux sont aussi virulents au 3* et au 4* passage; la souris inoculée avec unbaciile au 20" passage, mourut en 32 heures, c'est-à-dire 16 heures plus tôt qu'avec le baciUe au 4^ passage. Le sang et le sérum de la grenouille ne sont donc pas capables dans l'organisme d'affaiblir la virulence de ce bacille. Les grenouilles sont des animaux très sensibles aux changements de température ; il ne faut pas les faire passer brusquement de la température de la cave à celle de l'appartement.

y. MONTAGARD.

H. Salanoue. Ëtude expérimentale du béribéri. (80) LX, 4447; 30 juin 4906.

Schlagenhauler. Beitrâgezur pathologischen Anatomic der Aktinomykose beim Menschen (Contribution à Tanatomie pathologique de l'actinomycose chei l'homme). (5) CCXXXIV, 494-545; 4906- Quatre observations d'actinomycose. Dans la 4'', localisation pulmonaire avec métastases hépatique et surrénale; dans la

TROUBLES ET MALADIES DE LA NUTRITION

2* et la 3*, localisation aux organes génitaux (femmes) ; dans la 4% localisation à l'omoplate droite avec abcès cardiaques et péricardite fibrino-purulente à actinomyces et staphylocoque doré.

G0U6BT.

R. Mûller. Zur Aetiologie der Geflûgeldiphtherie (Sur Tétiologie de la diphtheric des oiseaux). (14) XLI, 423-426, 515-523 et 621-626; 1906. —L'auteur croit avoir isolé sous forme d'un bacille voisin du bacille diphthérique humain, l'agent infectieux qui cause la diphtheric des poules. Le meilleur milieu de culture est la gélose au sang. L'infection semble localisée : le bacille ne sécrète pas une toxine comme le bacille de Lôffler; il n'y a pas d'agglutination. L'injection du microbe reproduit expérimentalement la maladie. L'isolement des animaux atteints semble constituer un mode de traitement

suffisant. GH. BSMBIN.

Levaditi et Manouéllan. Nouvelles recherches sur la spirillose des poules. (60) XX, 593-600; 1906. — Les études ont porté sur la septicémie que provoque chez les poules le Spirillum galinarium découvert au Brésil par Marchoux et Salimbeni. Le parasite envahit les divers tissus glandulaires et entre en contact intime avec les éléments cellulaires, sans pénétrer dans leur proloplasma. La crise terminale est due à la phagocytose des spirilles par les macrophages de la rate et du foie. L'ovule peut être infecté.

p. NOBÉGOURT.

Ed. Dujardin-Beaumetz. Transmission de la péripneumonie des bovidés aux espèces ovine et caprine. (60) XX, 449-466; 1906.

H. Seller. Ueber eine durch Schweinesenche&hnliche Baciilen hervorgerufene Lungenerkrankung der Kaninchen (Une affection pulmonaire produite chez le lapin par un bacille analogue à celui de la peste des porcs). (14) XLl, 432-435;

K. Byloif. Ueber eine pestâhnliche Erkrankung der Meerschweinchen (Une maladie du cobaye analogue à la peste). (14), XLl, 707-712; 1906.

Kister. Kasuistiche Mitteilungen zur Frage der Rattenpestediagnose (Remar-

ques sur la question de la peste des rats). (14) XLl, 780-783; 1906. — Dans les ports, il est souvent nécessaire d'examiner des cadavres de rats provenant de navires suspects. L'auteur expose la technique, permettant de mener à bien ces recherches importantes. ch. esmbin.

Nattan-Larrier et Tanon. Valeur des exanthèmes dans la fièvre trypanosomiasique. (80) LX, 1065; 23 juin 1906.

TROUBLES ET MALADIES DE LA NUTRITION

P. Clemens. Zum StofTwechsel bei Morbus Basedowii (Les échanges dans le goitre exophthalmique). (38) LIX, 233- 244; 1906. — Il y a habituellement augmentation dé l'axote et du phosphore urinaires. gouget.

R.-A. Abeles. Das Verhalten des Harneisens bei Hyperglobulie (État du fer urinaire dans l'hyperglobulie). (30) LIX, 510-615; 1906. — La valeur moyenne du fer urinaire est d'environ 1 milligr. par 24 heures. Elle augmente notablement dans l'hyperglobulie. qouost.

R. Laiiier. Les limites de l'utilisation des hydrates de carbone chez les diabétiques arthritiques. (80)LXI, 118; 21 juillet 1906. — Les diabétiques arthritiques utilisent toujours une certaine quantité d'hydrates de carbone. La puissance d'utilisation du glucose se trouve augmentée, si dans la période précédente on a donné une dose inférieure à la quantité utilisable; elle est par contre abaissée après une période d'ingestion d'une dose supérieure à cette quantité utilisable.

p. NOBfiCOURT.

A. Gilbert et Lippmann. De Texa* gération des variations quotidiennes du taux urinaire (anisurie) chez les hépatiques. (80) LX, 994; 9 juin 1906. — Chez l'homme normal soumis à un régime fixe de boissons, les oscillations quotidiennes de l'urine varient de 1.250 à 1.500 c. c. Chez les hépatiques (cirrhoses alcooliques atrophiques, cirrhoses biliaires, veineuses hypertrophiques, ictère chronique, etc.), il existe à certains moments des oscillations considérabfes (anisurie) : alternatives de polyurie et d'oligurie quotidiennes

ANALYSES

ou par phases de 2 ou 3 jours et même dayantage La cause de ces oscillations est dans les troubles de la circulation porte, qui gène l'absorption intestinale et le fonctionnement des reins.

p. NOBÉCOURT.

Tunis. The practical significance of a trace of albumin in the urine. (42) CXXXII, 67-77 ; 1906. — Après avoir critiqué le terme d*albuniinui*ie physiologique qu'il considère comme impropre, l'auteur déclare que la présence d'albumine traduit toujours un état pathologique. H. CLAUDE.

"W. Hildebrandt. Studien ûber Urobilinurie und Iklerus. (38) LIX, 351-i44; 4906. — Longue étude sur l'urobiline.

Mode de recherche (spectroscopic et recherche de la fluorescence par la méthode de Schlesinger à l'acétate de zinc). Recherche du chromogène (par la réaction d'Ëhrlich à la diméthyl-amido-benzaldéhjde). De Turobilinurie À l'état normal et dans les divers états pathologiques.

Urobiline dans les selles, la bile, les sérosités, etc. L'urobiline ne provient que de la bilirubine, et l'intestin est la seule partie du corps où elle prenne naissance. Le pigment sanguin ne peut se transformer directement en urobiline, et celle-ci ne peut davantage se former dans le rein. C'est par les radicules de la veine porte qu'elle est résorbée dans l'intestin. Quant à sa destinée ultérieure, l'auteur l'envisagera dans un autre travail. GOUGKT.

P. Bluxn. Ueber zwei Fàlle von Pentosurie, nebst Untersuchungen ûber ihr Verhalten bei verschiedenen Ernàhrungsformen (Sur deux cas de pentosurie :

influence des divers modes d'alimentation). (38) LIX, 244-252; 1906. — Les différences d'alimentation n'exercèrent presque aucune influence sur la pentosurie. L'abstinence d'hydrates de carbone ou d'albumine ne la modifia pas. La pentosurie constitutionnelle (Salkowski) doit donc être nettement séparée de la pentosurie alimentaire. gouget.

TROUBLES ET LÉSIONS

DES ORGANES, DES TISSUS

ET DES HUMEURS DE L'ORGANISME

S. Minelli. Beitrag zum Studîum der Lymphomatose der Speichel und Trânen-

drûsen (Contribution & l'étude de la Ijinphomatose des glandes salivaires et lacrymales). (5) CLXXXV, 117-132; 1906.

— L'hypertrophie des glandes salivaires seules, ou conjointement avec les glandes lacrymales, est produite par la substitution d'un tissu lymphatique au tissu glandulaire. Ce tissu lymphatique se développe par hyperplasia des follicules lymphatiques qui existent déjà normalement dans ces glandes et par production de nouveaux éléments lymphatiques. Cette hyperplasie et néoplasie lymphatique débute èL l'intérieur du lobule parotidien, et amène la destruction de la glande par action mécanique. Il est possible qu'une pseudo-leucémie lymphatique commence quelquefois par les glandes salivaires, mais on ne connaît que 2 cas de ce genre sur 30 cas de lymphome de la parotide; celui-ci ne doit donc pas être considéré sans plus ample informé comme le début d'une pseudo-leucémie : son pronostic est plus favorable, et il se prête mieux à une intervention chirurgicale.

GOUGET

R. Fischl. Les vomissements acétonémiques et l'hystérie infantile. (94) XXÏV, 289-296; 1906. — Dans un certain nombre de cas, les vomissements acétonémiques sont manifestement d'origine hystérique, et se présentent soit conune un symptôme de l'hystérie latente, soit comme la première manifestation de l'hystérie active. Il n*est pas rare d'ailleurs de trouver de l'acétone dans l'urine des enfants hystériques n'ayant pas de troubles gastriques. p. nobécourt.

E. Neumann. Ueber c peptische > Magengeschwûre, postmortale und pseadovitale Autodigestion (Sur les ulcères gastriques c pep tiques > et l'auto-digestion post mortem). (5) CLXXXIV, 360- 403; 1906. — Critique des principales théories pathogéniques de l'ulcère de l'estomac (auto-digestion par un suc gastrique hyperacide, oblitération vasculaire, etc.). La théorie infectieuse est la plus séduisante, tout en étant insuffîsam-> ment démontrée. cou get.

Œttinger et Girault. De la valeur séméiologique des hémorragies occultes dans les affections de l'estomac. (97) 11 juillet 1906; 325. — Les auteurs ont employé la réaction très sensible à la benzidine de 0. et R. Adler. Cette réaction

TROUBLES ET MALADIES DE LA NUTRITION

recherchée dans les selles sous certaines conditions de régimes déterminées par les auteurs acquiert une grande valeur séméiologique au point de vue du diagnostic, du pronostic et du traitement des cancers et ulcères de Testomac, même latents. lesné»

Nazari. Contribute alio studio istopatologico délie appendiciti. (101) XIII, 285-288; 1906. — L'auteur, se basant sur l'examen de 35 appendices, opérés à froid après des poussées d'appendicite aiguë, confirme la réalité de Tappendicite chronique. Il insiste surtout sur la richesse extrême de l'appendice en cellules ganglionnaires nerveuses, situées entre les 2. tuniques musculaires. Si l'appendice est réellement un organe en voie de régi*ession, le nombre des cellules nerveuses est si considérable que l'on conçoit l'idée d'une régression élective ayant épargné le système nerveux de l'organe.

Cette disposition anatomique peut expliquer le syndrome nerveux et douloureux de l'appendicite. D'ailleurs, dans un assez grand nombre d'appendices enflammés, il a été possible de déceler sur les coupes colorées par la méthode de Nissl des altérations chromatolytiques et dégénératives des éléments nerveux, et même leur disparition complète dans certaines appendicites chroniques.

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