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ACTION DE LA STROPHANTINE SUR LE COEUR

V. — Les nerfs accélérateurs interviennent-ils dans les modipica-

TIONS du rythme cardiaque OBSERVEES DANS L INTOXICATION PAR LE STRO- ,' PHANTUS?

t- Afin d'étudier le rôle des nerfs accélérateurs vis-à-vis des variations du f^fthme cardiaque décrites, je me suis servi d'assez grands chiens auxquels enlevais le plastron sternal par le procédé suivant :

" J'incise la peau de la région thoracique sur la ligne médiane, puis je rabats la peau itéralement au mojen du thermocautère. Grâce à.cet instrument j'incise latérale-

<^ lent la paroi musculo-aponévrotique, de manière à mettre à nu les muscles inlercos-

L aux et les côtes; à ce moment l'animal est soumis à la respiration artificielle. Je ratique alors une ouverture dans les différents espaces intercostaux, cautérisant

,-oigneusement la partie correspondante des côtes, y compris leur face interne : je oupe les côtes à cet endroit. Lorsque les artères mammaires apparaissent, je les lie t je puis alors rabattre le sternum sur Fabdomen. En écartant légèrement le lobe upérieur du poumon, je découvre le ganglion stellé et l'anse de Vieussens.

Tout d'abord, j'ai constaté qu'après la section bilatérale de l'anse de iTieussens l'injection de la teinture produisait tous les phénomènes signalés 3récédemment.

Exemple, — Chien mâle, 40 kilogr. Au début de l'expérience : 47 pulsations en 10 secondes. La pression est de 43 centimètres; l'injection de 40 c. c. de notre méange réduit le nombre des pulsations à 42; la pression n'est pas modifiée. L'accéération se produit brusquement. Trois minutes après l'injection, il y a 25 pulsations în 10 secondes, la pression est de 46 centimètres. Plus tard l'accélération est plus 'Porte encore et la pression atteint 20 centimètres.

' Si nous sectionnons et les accélérateurs et les pneumogastriques, la teinture nous donne des résultats analogues à ceux qui ont été observés chez les chiens ayant subi la double vagotomie au cou.

J'ai voulu rechercher si, à la suite de Popper ^, on pouvait conclure à la conservation de l'excitabilité des nerfs accélérateurs pendant lïntoxication par le strophantus; dans ce but j'ai excité au moyen d'un courant faradique, soit le ganglion stellé isolé de tous ses rapports, sauf ceux qu'il possède avec l'anse de Vieussens, soit l'anse de Vieussens sectionnée au niveau du ganglion.

Signalons encore les résultats d'une expérience : Chien mâle de 20 kilogr. En excitant les accélérateurs pendant le stade de ralentissement, le nombre des pulsations, qui était de 45 en 40 secondes, s'élève à 22; la pression augmente (elle monte de 49 centimètres à 22). En excitant plus tard, pendant le stade d'accélération, nous n'observons plus le moindre effet. Il est difficile de savoir si ce fait est dû à la paralysie des nerfs ou provient tout simplement de ce que l'accélération, étant pour ainsi dire maximale, l'excitation des nerfs accélérateurs ne parvient plus à rien ajouter.

' PoppBR. L. e.

9M eu. LIA6R£

V. — Action de la teinture de strophantus et de la strophantine sub

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