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DES URï
:tèri
8 nov.
14 noT.
At. l'opérât.
ligature de l'aretère gauche.
iO DOV.
24 noT.
î9noT.l"déc., traces d'albumine.
4déc.
lOdéc.
i»5 déc.
Av. l'opérât.
Ligature de l'uretère opposé.
27 déc.
28 déc.
29 déc.
préciser^ mais, au bout de 3 mois, les animaux sont tout à fait rétablis et le poids monte brusquement.
On ne peut mettre cette chute de poids en rapport avec une alimentation insuffisante, parce que les lapins à l'uretère lié ont continué à manger avec grand appétit; après la néphrectomie, les lapins qui recevaient moins de nourriture ont tout de même augmenté de poids.
Les premiers jours après la ligature de Turetère, on trouve à la palpation
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du côté opposé, dans la région de l'hypochondre, une tumeur : le rein distendu. Cette tumeur conserve tout le temps son volume.
Les modifications de Vurine ont toujours le même caractère. Les 3 ou 4 premiers jours après l'opération, on peut constater une diminution de la quantité des urines et une augmentation relative de la quantité des chlorures et de Turée. Au bout des 2 premières semaines, Turine redevient normale, mais ensuite, à la fin du premier ou au commencement du second mois, on observe une période où la quantité de Turine rejetée diminue progressivement. La quantité des chlorures diminue aussi brusquement. Les chiffres de l'urée sont trop peu nombreux pour permettre une conclusion catégorique, mais d'ordinaire ils sont au-dessous de la normale. Ces modifications sont le plus accentuées dans la première et la troisième semaine après l'opération. Au bout de 3 mois tout redevient normal. Les premiers jours après l'opération, les urines contiennent quelquefois un peu d'albumine.
Les animaux succombent dans les 3 ou 4 premiers jours après la ligature bilatérale de l'uretère, dans les mêmes conditions qu'après la néphrectomie bilatérale. La mort a lieu subitement et sans convulsions. A l'autopsie, on trouve toujours l'hydronéphrose du premier rein. La zone corticale est encore bien conservée 1 mois et demi après l'opération. La zone médullaire n'existe plus. Une cavité assez grande s'est formée dans le rein^ cavité pleine d'un liquide transparent, jaunâtre. Le second rein est œdémateux.
Quant au sang, on y trouve les modifications suivantes : le jour de la première opération ou le lendemain, on peut constater une petite augmentation du nombre des leucocytes, mais cette leucocytose est insignifiante; Taugmentation est de 5 ou 6,000 seulement. Quels éléments prédominent dans cette leucocytose? Nous ne pouvons l'indiquer. Cette leucocytose ne dure que 3 ou 4 jours. Le sang redevient ensuite normal. Mais cet état de choses n'est pas durable. L'examen du sang consécutivement à l'opération, fait à des moments différents, nous démontre que le nombre des leucocytes augmente peu à peu. 11 est facile aussi de constater que cette augmentation concerne les polynucléaires. Le nombre des lymphocytes diminue proportionnellement à l'augmentation du nombre des polynucléaires. La quantité des gros leucocytes immédiatement après l'opération, ainsi que pendant la seconde leucocytose, reste plus petite qu'avant l'opération. Du reste, la quantité des gros mononucléaires n'étant pas très grande dans le sang des lapins, nous ne pouvons, malgré leur rôle important, être très catégoriques dans cette affirmation. Les globules rouges ne présentent aucune particularité quantitative ou qualitative.
Les modifications du sang après la ligature bilatérale des uretères sont de même caractère qu'après une néphrectomie bilatérale. Le premier et le second jour après l'opération, nous pouvons observer une leucocjrtose considérable^ avec une augmentation progressive des polynucléaires. Vers la mort de l'animal, la polynucléose diminue. Quand la polynucléose est en plein développement, on constate l'augmentation des cellules basophiles dans le sang.
Pour les hématies, la modification du sang est la même qu'après la néphrectomie; on observe une diminution de l'hémoglobine du sang parallèle à une petite diminution en nombre des hématies. L'alcalinité est aussi
NÉPHRECTOMIE ET LIGATURE DES URETÈRES 1029
variable. La diminution s'accentue surtout 3 à 4 semaines après l'opération, au moment de la polynucléose progressive.
Nos expériences sur la ligature de l'uretère nous ont fait observer que cette opération a pour résultat la formation dans l'organisme de substances toxiques, mais ces expériences ne nous donnent pas d'indication sur l'origine de ces toxines. Les toxines peuvent se développer aux dépens de l'absorption et de la circulation dans le sang des éléments de l'urine et de l'urine même, qui ne peut être éliminée par l'uretère lié. Ils peuvent se former encore parce que l'opération a pour conséquence une résorption du rein; il est possible aussi que les éléments morts du rein soient toxiques. Enfln ces phénomènes peuvent coexister et agir dans le même sens. Aussi serait-il intéressant de séparer l'action de ces causes diverses. Après les travaux célèbres de Bouchard et de ses élèves sur l'influence des éléments de l'urine et de l'urine in toto^ on peut considérer ce côté de la question comme à peu près résolu. On ne peut en dire autant de la question des toxines d'origine cellulaire, qui présente un intérêt spécial en ce moment.
Dans un autre mémoire, nous comparerons aux conséquences de la néphrectomie et de la ligature de l'uretère celles de la ligature de l'artère ou de la veine rénale, et nous essaierons de tirer de l'ensemble de nos expériences quelques conclusions générales.