DOT
iffature de la ^nale gauche.
5 h. après l'opéralion.
7déc.
races d'albumine.
13 déc.
races d'albumine.
SSdéc.
pâture de la eine opposée.
Î8 déc.
20 déc.
Sur ce tableau, on voit que la néphrectomie et la ligature de l'artère sont des opérations plus faciles à supporter que les autres. La ligature de Tartère rénale a même, dans ce sens, un avantage sur la néphrectomie. Au sujet des deux autres opérations, on peut dire que la ligature de la veine rénale influe sur rétat général de l'animal pendant les premières heures plus fortement que toutes les autres opérations; les jours suivants, quand le rein malade cesse de fonctionner et que le rein intact compense par son travail la fonction du rein lésé, les animaux malades se rétablissent promptement. La ligature de Turetère suivie d'hydronéphrose s'oppose au contraire pour longtemps au rétablissement du sujet.
Detix ou 3 semaines après les ligatures^ nous avons constaté des phénomènes tout à faits différents. La néphrectomie n'a aucune suite pour l'organisme, ainsi que la ligature de la veine^ en dehors de Tanurie qui s'observe dans ce dernier cas. La ligature de Turetère ou de l'artère rénale provoque au contraire toute une série de phénomènes consécutifs qui indiquent Vintoxication, Nous noterons en quelques mots ces symptômes.
lOU A. [GNATOVSKY
PendaDt la 2* ou 3' semaine^ lorsque les lapins semblent complètement rétablis, quand leur état général et leur appétit permettent de croire à une guérison complète, leur poids, qui augmentait jusqu'à ce moment, tend à diminuer. Les animaux deviennent lents dans leurs mouvements, tristes, et perdent peu à peu tout appétit. Avec la diminution d'alimentation, on constate une paresse des membres postérieurs^ le poil du dos tombe^ et la diarrhée se développe. Parallèlement à ces phénomènes généraux, la composition da sang subit aussi des modifications : le nombre des leucocytes augmente, avec prédominance des polynucléaires. Le travail excrétoire du rein restant est notablement altéré. Les urines sont peu abondantes; on constate une diminution des chlorures et de Turée et parfois des traces d'albumine. Nous n'avons jamais pu observer le développement d'une néphrite. L'examen histologique ne permet pas de rapprocher de cette insuffisance fonctionnelle du rein des modifications anatomiques correspondantes.
Il n'y a pas de doute que tous ces phénomènes sont déterminés par l'introduction dans le sang des produits de nécrose aseptique du tissu rénal et par conséquent sont provoqués par les néphrotoxines. Quelle est donc l'issue de cette intoxication ? D'après nos observations, même si ces phénomènes d'intoxication se produisent avec une grande intensité et brusquement, ils ne conduisent généralement pas à la mort. Dans un seul cas sur deux^ la mort d'un lapin semblait imminente. Dans tous les autres cas, la guérison a été complète. Pour la ligature de l'artère, l'évolution est plus rapide^ les symptômes d'intoxication sont plus manifestes que pour la ligature de l'uretère, mais la guérison est aussi plus rapide. Nous sommes heureux de constater que nos expériences nous permettent de faire un pronostic meilleur pour ces opérations que le pronostic de nos prédécesseurs. Ainsi Castaigne et Rathery croyaient que la ligature de l'artère rénale ou de l'uretère a pour résultat une mortalité de 30 à 33 0/0. Nos expériences prouvent que la mort après ces opérations est une rare exception. La guérison est la règle.
Ce fait a une grande valeur ; il démontre que la néphrite traumatique d'un rein peut être isolée, sans danger pour le rein sain. Ainsi^ l'opinion de Castaigne, Rathery^ Hédouin^ que la néphrite unilatérale n'existe pas, et que l'altération d'un rein entraîne secondairement des lésions de Tautre rein (Castaigne), n'est pas prouvée pour la néphrite traumatique, unilatérale. Notre opinion est que, dans certains cas, la ligature de Tartère rénale peut être pratiquée en chirurgie.
Mais nous sommes d'avis qu'il ne faut pas espérer que le rein dont la veine ou l'artère a été liée puisse retrouver son intégrité grâce à la régénération de son tissu. Dans le cas le plus favorable, ces reins atrophiés transformés en fibromes infiltrés de sels calcaires deviennent des corps étrangers inoffensifs pour Torganisme.
Une opération sur le rein opposé amène dans tous les cas la mort du 2* au 4t* jour, avec la seule dilférence qu'après la ligature bilatérale de la veine, la mort a lieu non seulement par urémie, mais aussi par hématurie. La mort survient sans être précédée d'aucun phénomène convulsif : nous sommes là-dessus d'accord avec Wolf contre Blumreich.
Quant aux modifications observées dans le sang, en général, immédiate-
LIGATURE DE L'ARTÈRE OU DE LA VEINE RÉNALES t04S
nent après l'opération, au bout de 15 à 24 heures, on observe de la leuocytose. Les éléments prédominants sont parfois des polynucléaires, larfois des lymphocytes. Nous n'avons pas réussi à élucider à quoi on doit ttribuer cette différence. En tous cas, le genre d'opération n'a aucune afluence sur ce phénomène. L'opération modifie l'alcalinité du sang, qui iminue un peu. Les modifications dans la constitution du sang dans la ériode suivante ont pour nous beaucoup plus d'importance, nos observaions nous prouvant que des modifications dans le sang ne se manifestent que 'il y a dans l'organisme des conditions favorables pour le développement es néphrotoxines et pour leur pénétration dans la circulation (ligature de artère, de l'uretère). Les néphrotoxines ont une influence surtout sur le ombre des globules blancs. On constate de la leucocytose et de la polynuléose. La quantité des polynucléaires du sang augmente avec la diminution es lymphocytes. En même temps on observe la diminution du nombre des Tos leucocytes. Plus l'intoxication est forte, plus ce phénomène est prononcé^ a polynucléose n'a rien de caractéristique de Tintoxication par les néphro- )xine8, et ne présente pas grande importance pratique, parce qu'elle existe ans la plupart des intoxications chroniques. Un autre phénomène^ le rapport inverse du nombre des polynucléaires au nombre des gros leucocytes, cet intérêt qu'il confirme l'hypothèse de Dominici. Citons aussi l'observaion de Chantemesse et Rey et d'autres auteurs, qui affirment que les gros mcocytes se développent en grand nombre surtout quand la polynucléose iminue, dans la période de convalescence
Quant aux différentes espèces de granulations des globules blancs, selon os observations, les néphrotoxines, ainsi que l'urémie^ augmentent la uantité 0/0 dans le sang des cellules à granulations basophiles (Mastzellen). îette Mastzellen-leucocytose, quoiqu'elle ne soit pas très prononcée, mérite onsidération parce que jusqu'à présent elle n'a pas été décrite dans l'urémie; ^est un phénomène assez rare. Plusieurs toxines ont une action sur le sang nalogueà l'urémie, par exemple les toxines staphylococciques et diphtériues.
Nous avons déjà noté le symptôme de Pieraccini, Tabsence d'éosinohiles dans les intoxications graves. Prenant en considération l'importance ratique de ceci, nous avons tâché de le vérifier par nos expériences. Malheueusement nos expériences sur 7 lapins ne nous ont pas permis de donner ne réponse définitive à cette question. On sait que le sang des lapins possède ette particularité qu'à côté des éosinopbiles il contient une grande quantité e cellules pseudo-éosinophiles ou de cellules à granulations amorphes. Ces ranulations de grandes dimensions, dans beaucoup de cellules, rendent très leu différents leurs caractères de ceux des vrais éosinopbiles, d'autant plus ue la réaction aux couleurs acides est la même. Plusieurs procédés pour la oloration différentielle ont été recommandés (Mezincessu, Dominici, Kourloff, lircbfeld). Nous avons tâché de faire la numération des vrais éosinopbiles, t nous n'avons pas remarqué de diminution considérable dans leur nombre n cas de néphro-intoxication et dans Turémie expérimentale. Du reste, s'il l'y avait pas de diminution notable du nombre des éosinopbiles, leur nombre le dépassait pas la quantité normale.
Le nombre des globules rouges et la quantité d'hémoglobine ne se modi-