‹ Journal de physiologieChapitre 532 sur 578 · V. MONTAOARD · texte numérisé non relu

V. MONTAOARD

F.-J. Bosc. Les maladies bryocytiques (maladies à protozoaires) : la syphilis. (14) XLII, 30-37, 114-119, 215-220 et 314-320; 1906. — D'après l'auteur tout un groupe de maladies (clavelée, variole, syphilis, etc.), histologiquement caractérisé par des lésions de même nature, est identiquement dû à des protozoaires.

C'est ce qu'il entreprend de justifier dans une série d'articles. Étudiant en particulier la syphilis, il constate ici la constance des caractères des lésions syphilitiques (chancres, manifestations secondaires éruptives et viscérales, lésions tertiaires, et méningo-encéphalite de la paralysie générale progressive).

CH. E8MBIN.

V. Babes et T. Mironescu. Ueber Syphilome innerer organe Neugeborener und ihre Beziehungen zur Spirochaete pallida (Syphilomes internes du nouveauné dans leurs rapports avec le spirochete pâle). (10) XLIIl, 1119; 20 août 1906. — La syphilis congénitale peut revêtir histologiquement trois formes : 1* la forme difiuse qui se localise sur un ou plusieurs organes; 2^ la forme néoplasique, qui donne des noyaux dans les organes; il y a peu de lésions syphilitiques générales dans ce cas; 3* la forme mixte : nodules et forme diffuse réunis. Dans le second groupe, s'il n'y a pas de notions précises sur les antécédents, le diagnostic est difficile. Babes et Mironescu, rapportent deux cas de syphilomes du nouveau-né. Dans un cas, le poumon renfermait de petits nodules. Les alvéoles renferment

ANALYSES

de petits espaces formés par des cellules gonflées et distantes les unes des autres. Les petites bronches ont desquamé et sont pleines de petites cellules rondes. Les spirochetes sont très nets sur les coupes. Dans le second cas, l'enfant et la mère ne présentaient pas de lésions apparentes. La rate à l'autopsie était foncée, grosse. Le foie était hjperémique, les cellules étaient comprimées, les capillaires élargis. Nombreux spirochetes. Il s'agit, dans ces cas, de prolifération conjonctive et formation de nodules avec participation du parenchyme; les parasites étaient nombreux. v. montagard.

CSharles F. Graig. Observations upon malaria : latent infection in natives of the Philippine Islands. Intracorpuscular conjugation. The Philif>pine Journal of Science, I, 523-532; 1906. — On sait que le plasmode de la malaria se reproduit par spores; mais la continuation indéfinie du processus amènerait l'épuisement du protozoaire ; aussi celui-ci se rajeunit-il par la conjugaison. Il est remarquable de constater que dans les attaques initiales ou graves de malaria on trouve toujours des plasmodes à l'état de conjugaison; en même temps les corps sporulés sont nombreux. Au contraire, dans les affections latentes, les flgures de conjugaison sont presque toujours absentes, et les corps sporulés sont très rares. Dans les guérisons spontanées les plasmodes conjugués disparaissent entièrement, et lorsqu'il se produit une rechute, leur apparition précède immédiatement le retour des symptômes cliniques.

E. FBINDBL.

Thiroux. Des relations de la fièvre tropicale avec la quarte et la tierce d'après les observations prises au Sénégal. (60) XX, 766-778; 1906.

F. Solmersitz. Beitrag zur Aspergillusmjkose der menschlichen Lunge fL*aspergillose pulmonaire humaine).

(18) XXXII, 1490; 13 septembre 1906. — La pneumonie par aspergillose est rarement reconnue pendant la vie. 11 s'agit d'une femme de 26 ans, pâle, œdématiée, sans fièvre, toussant beaucoup et crachant du pus. On pense À une lésion chronique du poumon, puis à la tuberculose. Pas de bacilles, pas de réaction à la tuberculine. On chercha l'aspergillus et Ton trouva des spores et des filaments; la

culture fut positive. Albuminurie légère. La malade succomba après avoir eu des hémoptysies. Dans quelques cas publiés par des auteurs français, l'aspergUlose était compliquée de tuberculose.

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