‹ Journal de physiologieChapitre 534 sur 578 · L. LA GOMME · texte numérisé non relu

L. LA GOMME

R. Nitflch. Expériences sur la rage de

r laboratoire (virus fixe) IV* partie. Bulletin

I • de V Académie des Seience$ de Craeovie, classe

. des sciences mathématiques et naturelles,

44 juin 4906; 359-404. — La virulence du

virus fixe est renforch vis-à-nis du système

• nerveux de tous les mammifères en général, et non vis-à-vis de l'organisme des lapins. Cette conclusion de l'auteur est contraire à cette idée soutenue récemment ei quelque peu troublante, d'après laquelle le passage du virus rabique par l'organisme de lapins finirait, en le renforçant pour ces animaux, par lui faire perdre son action sur les autres mammifères. Il semble que le Tirus fixe se soit adapté non pas spécialement aux tissus du lapin , mais au système nerveux central, et cela chez tous les mammifères. Ce qui le prouve, c'est que le virus des rues, non renforcé, inoculé sous la peau ou dans les muscles, a tué rapidement tous les lapins, tandis que le virus fixe, soi-disant renforcé pour ces animaux, n'en a pas tué un seul, dans les expériences de l'auteur. Ce que le virus perd en passant successivement par le cerveau de nombreux lapins, c'est son aptittude à agir sur les tissus autres que le système nerveux central, et cela chez tous les mammift^res, y compris le lapin. Bref, il est impossible d'admettre un renforcement quelconque du virus fixe vis-à-vis de l'organisme des lapins : le virus fixe est un virus renforcé vis-à-vis du système nerveux central de tous les mammifères en général. La ques-

^ tion de dose a son importance dans les ' expériences de ce, genre : plus on inocule de virus des rues, plus sûre est l'éclosion de la rage; avec le virus fixe au contraire, les résultats sont à peu près identiques, quelle que soit la quantité injectée. Ces conclusions de l'auteur sont appujées par

88 expériences personnelles, résumées sous forme de tableaux, et sur les travaux antérieurs de Pasteur^ Kraîouchkine, Marx, etc En passant, il confirme d'une manière générale les conclusions de Rabieaux et Nicolas, sur la fréquence de la glycosui-ie dans la rage chez les herbivores.

CH. LESIEUR.

B. Gralli-Valerio. Rercherches expérimentales sur la rage des rats avec observations sur la rage du surmulot et du campagnol (2* mémoire). (14) XLII, 203- 208 et 297-303; i906. — La recherche et l'étude de la rage dans les diverses espèces animales est un excellent moyen d'éclaircir la question. Confirmant ses premières recherches, l'auteur montre que le rat est un animal très aple à exalter la rage : peut-être joue-t-il ce rôle dans la nature?

CH. ESMEIN

A. Rodet et 6. Vallet. Nagana experimental. Sur les variations du nombre des trypanosomes dans le sang du chien et pouvoir try panoly tique du sérum. (79) CXLIII, 327-328; 6 août 1906. — De brusques variations spontanées du nombre des trypanosomes s'observe dans le sang du chien ; ces variations sont en rapport avec une propriété trypanolytique du sang. La try panoly se chez le chien peut augmenter sa survie, mais elle ne suffit pas à amener sa^érison. l. camus.

A. Rodet et 6. Vallet. Contribution à l'étude des trypanosomiases. (65) XVIII, 450-494; 1906. —La multiplication de trypanosomes Brucei se fait surtout dans le sang, mais est possible dans la lymphe, les serums, le tissu conjonctif. La trypanolyse a lieu surtout dan» la rate (en dehors des cellules), dans les ganglions et peut-être dans le tissu adénoïde du tube digestif Danslesangcirculant il existe une trypanolyse intermittente ou tardive, se traduisant in vitro par le pouvoir destructeur du sérum. Les formes anormales (amibo'ides, en boule, etc ), semblent traduire un état de souffrance, résultat d'une déformation active des parasites, en réponse à une stimulation anormale, et le plus souvent accidentelle, qu'il est possible de produire instantanément. 9 figures dans le texte.

CH. LBSIEDR.

F-G. 'Wellman. Human trypanosomiasis and spirochaetosis in Portuguese

ANALYSES

south-west Africa, with suggestions for preventing their spread in the colon j.

(47) V[, 237-245; 4906. — L'auteur, en faisant systématiquement des examens de sang chez des naturels du sud de l'Angola, a été amené à observer 7 individus dans le sang desquels il a trouvé dans 3 d'entre eux des trjpanosomes, et chez les 4 autres des spirochetes.

Les parasites incriminés sont : Trjpanosoma gambiense Dutton et Spirochaete sp. incert. Les véhicules de ces parasites seraient : pour le tr^panosoma la glossina palpalis wellemani Austen (190K), et pour le spirochete un tick assez commun dans l'ouest-africain, l'ornithodoros moubata Murray (1877). L'auteur oraignant que ces affections ne se propagent rapidement préconise un certain nombre de mesures prophylactiques, contre la trypanosomiase, qui sont dominées par ces principes,^ qu'il faut éloigner les camps des naturels de ceux des blancs, empêcher la contamination par les districts voisins en empêchant les malades de pénétrer dans les régions non contaminées, détruire les huttes et les maisons trop contaminées par- les mouches, et détruire celles-ci autant que faire se peut.

Page 1