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V. MONTAGÂRD

D. Maraglicuio. Cancroprecipitine e loro applicazione alla diagnosi précoce del carcinoma gastrico. (103) XXII, 897; 18 août 1906. — L'auteur dans cette note expose sa technique, assez compliquée d'ailleurs, qui permettrait de déceler les cancers de l'estomac au début. Le principe de sa méthode repose sur la préparation d'animaux avec du liquide gastrique de cancéreux, et l'action du sérum de ces animaux sur du liquide de malades suspects; mais le sérum préparé, et c'est

ce qui rend la méthode délicate, doit encore subir une certaine manipuIatioD assez délicate et trop longue à rapporter

ici. L. LACOMMB.

THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE GÉNÉRALES

O. Mendelsohn. Zur Frage der Gljkosurie bei Quecksilberkuren (La glycosurie dans les traitements mercuriels).

(18) XXXII, 1404; 31 août 1906. — Depuis longtemps Mendelsohn recherche le sucre dans les urines des patients présentant une idiosyncrasie spéciale pour le mercure. Il n'a jamais trouvé de sucre, pas plus d'ailleurs que chez les malades qui avaient une grande quantité de mercure dans le corps. Dans un seul cas, Mendelsohn a trouvé du sucre chez un malade soumis aux frictions mercurielles. Pratiquement, on ne doit pas tenir compte de ce cas isolé. Quelle est la cause de cette glycosurie? Lésion du IV* ventricule par hémorragie, lésion nerveuse périphérique ou lésion rénale (Graf). Deux fois Mendelsohn a trouvé de l'albumine chez des malades traités par les composés oi^aniques de mercure. L» diabète syphilitique de la période secondaire n'existe pas ou est très rare. v. monta card.

J. Sklodo'wski. Beitrag zur Behandlung Basedowscher Krankheit mit Rôntgenstrahlen (Traitement de la maladie de Basedow par les rayons de Rôntgen).

(18) XXXII, 1340; 16 août 1906. — La moitié de la thyroïde est influencée à 20 centimètres de l'ampoule pendant 10 minutes par séance. L'état nerveoi s'améliore, le poids augmente considérablement. Deux malades ont été ainsi très heureusement améliorés : le poids diminue de fréquence, le pouls augmente.

J 'exophtalmie seule est peu modifiée. L'une des guérisons persiste depuis plus de 6 mois. v. montagard.

G. Joaohim. Die Rôntgentherapie bei Leukâmien und Pseudo-Leukâmien. (38) LX, 27-74; 1906. — Les rayons X exercent certainement une action sur la composition du sang normal, mais l'auteur ne saurait dire si cette action est directe ou se produit par l'intermédiaire des organes hématopoiétiques. En ce qui concerne le sang leucémique, il a constaté dans tous les cas une diminution du

THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE

nombre des leucocytes, mais suivant des modes divers : tantôt cette diminution s'observe dès le début du traitement, tantôt elle se fait attendre plusieurs semaines, tantôt elle est considérable d'un jour à l'autre (par exemple, cbute de 186,000), tantôt elle se montre très progressive. Cela dépend, notamment, de l'intensité et de l'ancienneté de l'affection. En tous cas, le traitement a bien moins d'action sur les récidives. Or tous les leucémiques observés assez longtemps après le traitement ont eu des récidives ; celles-ci ont quelquefois même débuté au cours du traitement. En revanche, certains cas ont continué à s'améliorer même après la cessation de celui-ci. Dans la mjélémie, la diminution des leucocytes porte surtout sur les myelocytes, et cette diminution relative des myelocytes a plus de valeur pronostique que la diminution absolue du chiffre des leucocytes ; mais jamais les myelocytes n'ont disparu complètement du sang. Dans les récidives, leur augmentation relative précède l'ascension absolue du chiffre des leucocytes. Dans tous les cas, on a noté une augmentation relative des polynucléaires neutrophiles ; leur chiffre relatif a diminué, au contraire, dans les récidives. 11 y a eu aussi augmentation relative des lymphocytes. Dans les lymphémies, il y a eu diminution absolue et relative des lymphocytes, mais leur diminution relative a toujours été bien moins marquée que celle des myelocytes dans la myélémie. Le retour de leur nombre à la normale n'a été observé qu'une fois. Le nombre des polynucléaires neutrophiles varie en sens inverse. Quant aux globules rouges, leur nombre a tantôt augmenté, tantôt diminué pendant le traitement; l'hémoglobine a varié dans le même sens. Les organes exposés aux rayons X ont été les ganglions dans les lymphémies, la rate et exceptionnellement les os, dans les myélémies. La rate a toujours subi une diminution de volume notable, quelquefois même énorme; il en a été de même des ganglions. Dans un cas, même, ceux-ci ont complètement disparu bien qu'on n'ait agi que sur la rate. Sur 3 cas de pseudo-leucémie splé nique, on n'a obtenu qu'une seule fois une faible diminution de la rate; par contre, dans 7 cas de pseudo-leucémie lymphatique, les ganglions ont nettement diminué de volume. Quant à l'état général, dans 7 cas de myélémie, il a été heureusement

influencé (augmentation de poids, retour de la capacité de travail); une de ces malades devint même enceinte et mena à bien sa grossesse et les suites de couches. Chez une autre, l'amélioration fut précédée de poussées fébriles avec abattement, insomnie, et même vomissements, phénomènes que l'auteur attribue à la destruction rapide des leucocytes. Dans 5 autres cas de myélémie, l'état général ne fit qu'empirer. Dans les lymphémies, il ne fut guère influencé. 11 en fut de même dans la plupart des cas de pseudo-leucémie. L'éliminatioB de l'acide urique resta élevée ou même augmenta encore pendant la période de chute rapide des leucocytes, pour diminuer ensuite; celle de l'acide phosphorique subit des variations sensiblement parallèles. En somme, la radiothérapie ne guérit pas les malades, mais elle les prolonge souvent, pouvant leur rendre pour des années l'apparence de la santé. Elle est à essayer dans tous les cas. Le pronostic dépend pour une part prépondérante du degré de l'anémie ; il dépend aussi (dans les myélémies) de la résistance des myelocytes au traitement. 6oug£T.

G. Tizzoni et A. Bongiovanni.

Weiteres ûber die Behandlung der Wut mittels Radiumstrahlen und ûber den Mechanismus ihrer Wirkung (Nouvelles recherches sur le traitement de la rage par les radiations du radium et le mécanisme de leur action). (14) XLII, 80-92 et 461-170; 1906. — Ayant déjà reconnu précédemment l'action destructrice des radiations radiogènes sur le virus fixe in vitro et in vivo, leur effet curatif sur des animaux présentant des signes confirmés de rage, la transformation par cette méthode du virus fixe en vaccin, les auteurs précisent l'application de la méthode. L'irradiation doit durer plusieurs heures : il est donc nécessaire d'éviter les émanations du radium, rapidement nocives pour le point du corps exposé à leur action. En les éliminant, on peut sans provoquer de lésions faire agir pendant 42 heures du radium sur un œil.

Des 3 radiations radiogènes, les y sont inactives, les « peu actives, les p presque exclusivement actives contre le virus rabique. Ce nouveau mode de traitement est curatif jusqu'aux deux tiers de l'évolution de la maladie : il doit être appliqué avec d'autant plus d'intensité que les désordres sont plus avancés. Les auteurs

ANALYSES

espèrent pouvoir étendre leurs résultats à la pathologie humaine.

CH. BSHEIN.

Rodet et Lagriifoul. Le sérum anlitjphique dans ses rapports avec le mode d'infection expérimentale. (80) LXI, 189; 28 juillet 1906.

G. Baudran. Produit curatif dérivé de la tuberculinine, poison tuberculeux cristallisé. (79) CXLIII, 305-307; 30 juillet 1906.

A. Rodet et L. Rimbaud. Essai de sérothérapie antituberculeuse au moyen d'un bacille acido-résistant. (65) XVIII, 675-680; 1906. — Le bacille acido-résistant de la phléole (Timothe-baciilus de Mœller) peut être administré à la chèvre en injections intra-veineuses, même à doses assez élevées : le^ troubles qu'il détermine sont passagers. Le sérum d'une chèvre traitée par une série d'injeclions intra-veineuses de ce bacille, donné à 19 cobayes tuberculisés, et comparés & 10 témoins, a été sans influence nette sur l'évolution de la tuberculose expérimentale. eu. lesibur.

H. Aronson. Ueber die therapeutische Wirkung des A ntistreptococcen serums (Action thérapeutique du sérum antistreptococcique). (18) XXXIl, 1369; 23 août 1906. — Le sérum antistreptococcique est actuellement employé sans discernement.

Souvent les malades sont infectés par le coli, le pneumocoque, le staphylocoque et on leur injecte tout de même le sérum antistreptococcique. Aussi les résultats ne sont pas toujours favorables. Chez les cancéreux, les leucocytes sont très faibles et ne peuvent pas concourir à la défense contre les infections. Aussi Zangemeister n'a-t-il pas réussi à traiter les cancéreux à l'aide de ce sérum en vue de les préserver des streptococcies possibles à la suite d'interventions.

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