SASTRE
G. A. Pari et A. Farini. Contribution à la connaissance de Tinnervatton des muscles antagonistes dusqueletle. (72)XL11I, 441-452; 1905. — Il existe une certaine unité physiologique d'innervation des muscles antagonistes (inscription simultanée de la tension ou des contractions des gastrocnémiens et des muscles antérieurs de la cuisse de la grenouille dans des conditions diverses) ; toutefois, il n'y a pas de rapport fixe entre le repos, la contraction et rallongement d'un muscle et les états similaires lie l'antagoniste; toutes les combinaisons sont possibles, c'est la mieux adaptée à un mouvement donné, qui est réalisée dans le moment. b. fbikdel.
Bindo de Vecchi. Sulla resezione sperimentale dei nervi renali Socielàmedico^hirurgica dl Bologna. LXXVI, 6 pages, 27 juin 1905. — L'autem» a excisé chez des chiens et chez des lapins les filets nerveux qui entrent dans le rein en s'adossant aux vaisseaux du bile; les animaux survivent à l'opération, mc^nie bilatérale ou combinée à une néphrectomie du côté opposé. Dans les jours suivants, si on sacrifie les animaux, et si l'on examine les reins au microscope, on constate des lésions dégénératives des cellules, des canalicules rénaux. Le système nerveux a donc une influence sur l'épithélium rénal.
B. FEIlfDBL.
G. Lodato. Nouvelles recherches sur le sympathique cervical par rapport k la physio-pathologic ocufeire. (72) XLIII, 427-432; 1905. — Les phénomènes qui suivent la section du sympathique cervical sont bien connus; ceux qui sont la conséquence de son excitation ont été moins bien étudiés. L^électricité donnant des résultats souvent contradictoires, l'auteur a préféré se servir
Journal ob piiysiol. et de patiiol.
de l'irritation durable du ganglion cervical supérieur, obtenue en le touchant d'un pinceau imbibé d'acide acétique, d'essence de térébenthine ou d'huile de croton ; d'autres fois il injectait une goutte de ces substances dans le ganglion, ou bien il le traversait d'une aiguille fine munie d'un fil qui restait en place. — Les faits constatés, pris dans leur ensemble, démontrent que les étais irrilatifs prolongés du sympathique cervical provoquent : une augmentation dans la sécrétion des liquides endo-oculaires ; une perturbation dans leur élimination régulière ; un changement dans la composition chimique de l'humeur aqueuse; un trouble circulatoire qui peut aboutir à des lésions hémorragiques. — L'auteur insiste sui' la dissociation expérimentale des phénomènes; elle désigne clairement le ganglion supérieur du sympathique cervical comme un centre nerveux à fonctions multiples.
B. FBINDEL.
Carmelo Ciaccio. Sur la formation de nouvelles cellules nerveuses dans le sympathique des oiseaux. (80) LIX, 597-598; 9 déc. 1905. — Ces cellules nerveuses dérivent de petites colonies cellulaires résultantde la division directe et inégale des cellules germinatives. l. caxus.
A. Baer. Ueber gleichzeitige elektrische Reizung zweier Grosshirnstellen am ungehemmten Hunde (Excitation électrique simultanée de deux points du cerveau chez le chien non entravé;. (2) CVI, 523-567; 1905. — Bubnoff et Heidenhain ont admis l'existence d'influx inhibitoire émanant du cerveau. Kxner, Hering et Sherrington ont professé les mômes opinions. Hering et Sherrington ont, par des excitations corticales, produit simultanément une contraction de certains mucles et un rel&chement de leurs antagonistes. Wedenski (1897) en excitant simultanément les points correspondants des deux hémisphères, a vu que î'exriiation d'un côté exerçait une action déprimante sur l'effet de l'excitation de l'autre et y provoquait au contraire l'effet antagoniste. Schaefer et Mott ont aussi exécuté des essais de ce genre. L'auteur a considéré ces études comme un acheminement à celle qu'il a tentée relativement aux effets de deux excitations simultanées. 11 procède en perfectionnant la méthode d'Ewald et Talberg (1900) qui permet, chez des animaux en liberté, au moyen d'excitateurs établis à poste fixe dans le trou de
OÉNÉR., 1906. 11
ANALYSER
tréfmQt d'exciter certaines régions du cerveau« Il porte ainsi la double .excitation simultanée, soit sur deux régions voisines, soit sur deux régions éloignées Tune de Tautre, soit sur la sphère motrice et la sphè: visuelle d*un même côté, ou de deux eûtes différents. Le résultat le plus frappant de ces expériences, c'est qu'il est possible dé rendre excitable nne zone normalement inexcitable: il suffît d'exciter en même temps, ou un peu avant, une autre région excitable par elle-même. La distinction de récorce en zone excitable et zone inexcitable n'a rien d'absolu. Inrersement, des points de la zone excito-motrice peuvent sul>itement cesser d'être excitables. — Les choses se passent donc comme si les points se groupaient par couples, commandant Tun l'excitation, l'autre Tinhibition.
DASTRB.
Ch. Féré. Note sur la durée de l'éducabilité. (80) LÏX, 289-291 ; 14 octobre 1905. — L'examen d'un musicien de soixante-sept ans, au point de vue du temps de réaction, montre que Téducabilité peut être très prolongée. L. CAMUS.
B. Danilewsky. Ein Yersueh ûber kûnslliche Erzeugung von Mikrocephalie bei Hunden (Vorlaûfîge Mitthcilung) (Essai de reproduction artiticiellc de microcéphaliechez les chiens). (1) 1905; 115-123. — Communication préliminaire faite pour montrer qu'on peut espérer une solution positive de la question. De très jeunes chieus dont le crâne élait enserré dans un casque métallique présentaient au bout de quelque temps un aspect particulier. Intelligence et sensibilité moins développées ; convulsions au bout de 2 à 3 mois, etc. Circonvolutions «noins marquées. Durée maximum des observations, 3 à 4 mois. bd. mbtur.
A. Fontana. Essai d*une étude sur la sensibilité dolorifique cutanée avec la méthode de von Frey. (72) XLIV, 86-92,
E. Cavazzani. Viscosità degli umori deU' occhio. (99) IV, 401-406 ; 1905. — L'humeur aqueuse et l'humeur vitrée (bulbes oculaires frais de bœuf) présentent des différences d'arrangement moléculaire d'un ordre beaucoup pins élevé qu'on n'aurait pu le supposer d'après la simple analyse chimique. En effet, au viscosimètre, les deux humeurs se comportent diversement ; le
frottement interne de la vitrée est très supérieur à celui de l'aqueuse ; les electrolytes le diminuent sensiblement, alors qu'ils ont une inlluence, faible et de sens caatTsÀve, sur celui de l'hameur aqueuse.
B. FBINDBL.
F. Crrigttolo. De la sécrétion de Thumeur aqueuse par rapport à l'augmentation de la pression endo-artérielle générale. (7t) XLIII, 452-461 ; 1905. — Expériences consistant à retirer dans un temps donné Tbameur aqueuse des yeux de lapins, à l'état normal et après injection d'adrénaline. On peut en déduire que, si l'influence des modifications de l'innervation des corps ciliaires sur la sécrétion de l'humeur aqueuse est indiscut^le, d'autre part il est probable que celle^ïi est gouvernée aussi par d'autres lois, qui trouvent leur fondement dans les variations de la pression cndoartérielle générale. e. pei^dbl.
V. Bauer. Uebcr einen objektiven Nachweis des Simultankontrastes bei Tieren. (16) XIX, 453-462; 7 octobre 1905. — Une petite espèce d'écrevisse marine, Idotea tricuspidatOy acquiert par suite de la contraction ou de l'expansion de ses chromatophores une coloration très claire ou très foncée selon qu'elle est placée sur un fond blanc ou noir. Ces modifications n'existent pas sur des fragments de peau détachés ni chez les animaux dont on a obturé les yeux. Elles ne dépendent ni de l'inlensiié ni de la direction de la lumière, mais d'un phénomène de contraste simultané entre les parties de l'œil éclairées et celles qui ne le sont pas. L'action des parties obscnres dépend de leur étendue relative. Lorsque la moitié des yeux est obturée, les animaux restent définitivement foncés ; ils gardent un état intermédiaire entre le clair et le sombre quand les yeux sont totalement obturés. M. LAMBBBT.
B. Danilewsky. Beobachtungea ûber eine subjective Lichteropfindung im variabien magnetischen Felde (Impression lumineuse sut^eetWe dans le champ magnétique variable). (1) 1905; 513-518. — Dans un puissiant champ magnétique apparaît, dus l'œil ouvert et à la périphérie de la zone visuelle, une ondulation Inmineuse en focne d'ondes concentriques. En fermant les yeux le phénomène disparaît. En éliminant les caor ditions étrangères, il devient vraisemblable que la caase du phénomène est à recher-
SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
cher dans Ténergie magnt«tique, qui, dans certains cas, ne peut donc pas être considérée comme physiologiquement indifférente. ED. MEYBR.
K. Marbe. Erzeugung kurzdauernder Lichtreize mît Uilfe des Projektionsapparat (Production d'excitations lumineuses de courte durée au moven de l'appareil à projection), (t) CVII, "585-590 ; 1905. — Il existe un grand nombre d^apparcils de ce genre soit pour la recherche, soit pour la démonstration. Celui-ci se recommande par sa simplicité et la modicité de son prix, étant supposé que Ton a à sa disposition un appareil à projection. dasthb .
H. J. ^Watt. Ueber die Helligkeit einmaliger und periodisch wederkehrender Lichtreize (Clarté d*excitation lumineuse unique comparée à celle d'excitations lumineuses successives). (2) CVII, 591-598 ; 1905. — Martins a prétendu qu'un excitant lumineux donne la même clarté s'il agit une seule fois ou s'il agit successivement et périodiquement avec intervalles d'obscurité complète assez brusques et assez longs pour que l'impression sensorielle soit constante. La présente recherche montre qu'il en peut être ainsi, mais que le résultat n'a ni la nécessité ni la généralité que lui assi^ gne Martins. Il est essentiellement individuel. DASTRB.
A. Brttckner et T. voa Brûcke.
Nochmals zur Frage der Unterscheidbarkeit rechts und links âugiger Ëindrûcke (Encore sur la distinction des impressions sur l'œil droit et sur l'œil gauche. (2) CVII, 263-289 ; 1905. dastre.
C. Hess. Zur Lehre vom Erregungsvorgangc im Sehorgan (Du processus de l'excitation dans l'organe visuel). (2) CVII, 290-296 ; 1905. — Exner a représenté par une courbe les variations de l'impression en fonction du temps pendant les premiers moments de l'action produite par une lumière fixe (0.659 seconde) et plus tard par une lumière niobile. L'auteur critique les hypothèses d'Exner et les prétend contredites par l'expérience. dastre.
E. Wlbtzka. Die Synergie von Akkomodalion und Pupillenreaktion (Synergie de l'accommodation et de la réaction pupillaire). (2) CVil, 174-182 ; 1905. — Lorsque le regard se porte d'un objet éloigné sur
un objet plus proche, trois sortes de mou^ vements se produisent simultanément : con«- Iraction des muscles de convergence, accommodation et rétrécissemenl pupillaire. Il sr'agit de savoir la relation de ces deux der-* niers phénomènes entre eux ; en un mot de l'influence de l'accommodation sur le diamètre de la pupille. Le résultat de ce travail est d^établir que l'accommodation et la réac* tion pupillaire sont des faits entièrement indépendants. dastrb.
H. K. Anderson. The paralysis of involmitary muscle. II. On paralysis of the sphincter of the pupil with reference to paradoxal constriction and the functions of the ciliary ganglion. (50) XXXIII, 156-174 ; 1905. — Par opposition à la dilatation pupillaire paradoxale de Langendorff, caractérisée par ce fait qu'après Texcision du sympathique cervical, on peut, dans certaines conditions, observer que la pupille paralysée est plus grande que celle du cbté opposé, Anderson désigne sous le nom de contraction pupillaire paradoxale le fait observé également dans des conditions particulières (dyspnée, mort par asphyxie), qu'après l'excision du ganglion ciliaire ou du moteur oculaire commun, la pupille paralysée est plus petite que la pupille du côté sain. Si l'excision n'a porté que sur un groupe de filets ciliaires, la contraction paradoxale ne porte que sur la région énervée. Les deux manifestations paradoxales se rattachent à un mécanisme identique : une augmentation d'excitabilité du sphincter para^* lysé, cette excitabilité étant mise en jeu par un stimulant local. Contrairement à l'opinion de Jegorow, Anderson refuse aux ganc^Iions ciliaires une action trophique sur la cornée. De môme, il n'admet phs que ce ganglion puisse ôtre un centre réflexe du sphincter irien; aucune réaction n'étant observée quand on excite la cornée par contact, ou la rétine par la lumière, sur un animal ayant son moteur oculaire coupé:
J. p. LANGLOIS.
R. Terkes. Bahnung und Hemmung der Reactionen auf tactile Reize durch akustische Reize beim Frosche (influence active ou inhibitoire des excitations acoustiques sur les excitations tactiles chez la {grenouille). (2) CVII, 207-287 ; 1905. — L'auteur a cherché quel effet peut avoir une excitation sonore sur le réflexe moteur déterminé par une excitation de la peau ; quelle influence peut avoir la succession
ANALYSES
chronologique plus ou moins rapprochée des deux excitations sur leur interférence ; si en modifiant ces rapports chronologiques, l'excitant sonore est capable tantôt de renforcer, tantôt d'inhiber Texcitant tactile. — L'expérience répond à ces questions : les deux effcls sont possibles suivant les conditions. On trouvera dans le mémoire le détail de ces conditions. dastrb.
Marage. Contribution à l'étude de l'organe de Corti. (79) CXLI, 73^734 ; 6 novembre 1903.
Marage. Pourquoi certains sourdsmuets entendent mieux les sons graves que les sons aigus. (79) CXLI, 780-781 ; 13 novembre 1905. — Les sourds-muets qui entendent mieux les sons graves que les sons aigus sont comme les Serpules et les Cyona intestinalis qui n'ont pas d'organe auditif et qui sont plus sensibles aux sons graves qu'aux sons aigus. Ce n'est pas de l'audition, c'est du tact. l. camus.
A. M. Bloch. Recherches sur la présence des rides pré-auriculaires et des poils du tragus. (80) LIX, 291-292 ; 14 octobre
TECHNIQUE ET INSTHUMENTATiON
'WiUibald et A. NageL Untersuchungen ueber die Wiedergabe periodischer Bewegungen durch die Kônig\*-chen Flammen (Reproduction de mouvements périodiques par les flammes de Kônig). (1) 62- 83 ; 1905. — Véritication de la technique des flammes manomélriques pour leur utilisation dans l'étude des phénomènes de mouvement. bd. mevbr.
L. Hermann et Gildemeister. Eine Vorrichtung zùr photographischen Registrierung der Kapillarelcktromeler Ausschàge (Appareil pour Tenregistrement photographique des oscillations de l'élcctromètre capillaire). (2) CX, 89-90; 1905.
Th. Guilloz. Procédé pour atténuer ou éliminer les reflets des surfaces dans l'observation et la photographie endoscopiques. (80) LLX, 492-493; Nancy, 13 nov.
H. Bordier et J. Galimard. Sur la
régénération et la récupération du platinocyanure de baryum des écrans brunis. (63) XIII, 83:î-833; 10 nov. 1905.
Th. Guilloz. Sur les limites du diagnostic radiographique des corps étrangers intra-oculaires. (63) XIII, 905-906 ; 10 déc.
G. Rossi. Di un mctodo per condensar i colloidi nellc loro soluzioni. (99) II, 638- 644; 1905. — Cette méthode a l'avantage d'une grande simplicité : elle coQMSte à congeler la solution contenant des colloïdes et à centrifuger pendant qu'elle dégèle : il va se former à la surface une couche incolore, un liquide foncé se rassemble à la partie inférieure du tube. L'auteur indique les précautions à prendre pour que Toperation soit parfaitement exécutée ; il décrit comment les choses se passent pour le sérum du sang, et il explique le mécanisme suivant lequel agit sa technique. Les applications de celle-ci sont nombreuses : condensation des colloïdes, séparation des colloïdes des cristallotdes, concentnUiondes enzymes, séparation des graisses des emulsions, etc. ; l'application clinique immédiate est la recherche de l'albumine dans Turine quand les méthodes usuelles n'en décèlent aucune trace. b. feindel.
V. Stanek. Ueber eine Verbessenmg der Méthode zur Bestimmung des Stickstoffes in Aminosàuren (Sur un perfectionnement du dosage de l'azote dans les acides aminés). (39) XLVl, 263-272: 1905. — On fait réagir sur l'acide aminé un mélange d*unc solution de nitrite de soude et d'acide chlorbydrique fumant, qui agit sans doute par le chlorure de nitrosyle qu'il contient. L'azote est remplacé par Cl et se dégage. La réaction, puis le recueil, le lavage et h mensuration du gaz se font dans un appareil spécial. — L'auteur a rendu ce procédé applicable au dosage des acides aminés de l'urine (Uerichle d, bôfim. Akad., t. XIII,
p. 22). B. LAMBU>'G.
A. Lohmann. Beschreibung einer einfachen selbstàtigen Vorrichtung zur kûnstlichen Atmung (Description d'un dispositif automatique simple pour la respiration artificielle). (2) CVI, 459-462; 1905. — Appareil permettant d'utiliser la pression d'un gaz comprimé (oxygène), qui agit sur on système de soupapes. dastrb.
L. Camus et J. Goulden. Nouveaux appareils pour l'étude du cœur isolé. (80j LIX, 496-499, 2 fig. ; 25 nov. 1905. —
AGENTS MECANIQUES, PHYSIQUES ET CHIMIQUES
I. Appareil pour la circulation artificielle dans le cœur de la tortue. II. Appareils conjugués pour Tétude comparative de la circulation dans le cœur isolé.
M. Lambert. Appareil pour Tétude du copur isolé. (80) LIX, 61C-617; 9 déc. 1905.
W. Gies. An improved cage for metabolism experiments (Une nouvelle cage pour rétude des échanges) (43^ XIV, 403-412 ; 1905. — Description d'une cage permettant de recueillir facilement et sans souillure les excreta de Tanimal en expérience.
J. p. LANGLOIS.
PATHOLOGIE GÉNÉRALE
OUVRAGES DIVERS, TRAITÉS, MONOGRAPHIES
G. M. Debove et A. Sallard. Traité élémentaire de clinique médicale, 1 vol. grand in-8® de xvi-1296 pages (avec 275 figures dans le texte), Paris, Masson et C'% 1905.
Ce livre résume avec clarté et précision Tensonible des noiions théoriques et pratiques, qui permettent d'établir le diagnostic au lit du malade. C^est une œuvre de séméiologie que le clinicien comme l'étudiant pourront lire avec fruit, et où ils trouveront à côté du tableau clinique de chaque maladie, Tétude générale des gran Js syndromes propres à chacun des appareils organiques et la description des procédés usuels de technique expérimentale et clinique, p. J. T.
F. Bezançon. Précis de microbiologie clinique, 1 vol. petit in-8<» de xvi-429 pages (avec 82 figures dans le texte), Paris, Masson et C'«, 1906.
L'ouvrage est divisé en cinq parties : la première comprend l'élude des caractères généraux de microbes et des procédés diagnostiques de chaque espèce microbienne ; la seconde traite de la technique générale. Les bactéries pathogènes de l'homme, les microbes du corps humain (tlore de l'organisme vivant, infections agoniques et cadavériques) sont l'objet de la troisième et de la quatrième partie. La cinquième et dernière partie est consacrée aux analyses bactériologiques de Pair et de Teau, des divers liquides normaux ou anormaux de l'économie. L'auteur, restant sur le terrain de la bactériologie clinique, a écarté de son
programme tout ce qui est sans utilité réelle pour le médecin, exposant avec méthode et clarté les notions indispensables pour un diagnostic bactériologique rigoureux. Ce livre est un véritable guide pratique de microbiologie clinique.
AGENTS àlÉCANIQVES, PHYSIQUES ET CHIMIQUES
G. Etienne. Rôle du froid intense dans la pathogenic des acropathies (avec 1 fig.). (69) CLXLVl, 3265-3279; 1905.
E. di Mattel. Il rcperto del pancreas ncir asfissia meccanica. (101) XII, 519-532; 1905. — Les ecchymoses sous- pleurales et sous-péricardiques que Tardieu regardait comme caractéristiques de la mort par suffocation s'observent en réalité dans toutes les asphyxies mécaniques et sont, au contraire, rares dans la mort par submersion. Il n'en est pas de même pour les ecchymoses pancréatiques que l'auteur a retrouvées expérimentalement d'une façon constante chez les chiens noyés, alors qu'il existait seulement une congestion muiime chez les chiens tués par strangulation, par suffocation ou par asphyxie dans une atmosphère irrespirable.