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L. LACOMMB

Matmchot et Ramond. Un type nouveau de champignon pathogène chez l'homme. (80) LIX, 379; 4 novembre 1905. — Ce champignon isolé de tumeurs souscutanées multiples est un Sporotrichumy que les auteurs nomment Sp. Beurmanni.

p. NOBKCOURT.

* AUTO INTOXICATIONS

G. Piccinini. La diffusion de l'ammoniaque dans l'organisme en rapport avec l'intoxication et avec l'auto-intoxication par cette substance. (72) XLIV, 75-85; 1905. — La diffusion de l'AzH^ dans l'intoxication et celle qu'on observe dans l'auto-intoxication (chiens avec fistule d'Ëck maintenus au régime carné) se ressemblent beaucoup entre elles. Toutes deux diffèrent de celle qu'on observe dans l'urémie expérimentale. L'auto-intoxication ammoniacale vraie ne se rencontre pas chez l'homme.

E. FBI^DBL.

M. Katzenstein. Ëxperimenteller Beitrag zur Erkenntniss der bei Nephritis auftretenden Hypertrophie des linken Herzens (Contribution expérimentale à Tétude de l'hypertrophie du cœur gauche dans la néphrite). (5) CLXXXII. 327-338 ; 1905. — La ligature serrée de Tartére rénale ou du

ANALYSES

pédicule rénal n'entraîne aucune élévation de la pression arlérielle ; au contraire, la ligature lâche, incomplète, de Tartère ou un certain degré de torsion du pédicule ont pour conséquence une élévation notable et durable de la pression. On peut donc attribuer riiypertrophie cardiaque de certaines népbrites à raugmenlalion de la résistance dans la circulation rénale. gouget.

Eugène Meygret. La pathogenic du doigt hippocratique. Thèse de Paris^ 1905, 51 i)ages. L'auleur dislingue d'abord Thippocratisme vrai, déformation des parties molles des extrémités sans lésion du squelette sous-jaccnt, de rosléo-arlhropalhie hypertrophianle pneumique de P. Marie.

Le doigt hippocratique est le produit de toutes les lésions équivalant à une ligature incomplète des racines, du tronc ou des branches de Tartère pulmonaire ; avec Béclère, Meygret conclut que cette déformation témoigne d^une insutfisance de Thématose des cléments cellulaires de la pulpe des doigts; c'est une auto-intoxicalion locale par rétention dans le sang veineux des extrémités, des substances toxiques destinées à être éliminées par la voie pulmonaire.

LBSNÉ.

INTOXICATIONS

F. de Quervain. De Tinfluencc de Talcoolisme sur la glande thyroïde. (97) 1«* novembre 1905; 517 — Chez les alcooliques Tauleur a rencontré les môm'es lésions que celles signalées au cours des infections: état granuleux, filamenteux, vacuolaire, ou disparition complète de la substance colloïde ; dans sa modification granuleuse elle prend l'hématoxyline au lieu de Téosine, ou reste presque incolore. Les vésicules sont encombrées par des cellules desquamées et dégénérées, et il existe une forte hyperémie de la glande. La teneur en iode de ces thyroïdes est diminuée. lesnb.

George Lamb et Walter K. Hunter. On the action of different species of poisonous snakes on the nervous system (De Taction des différentes espèces de venins sur le système nerveux). (55) 23 septembre 1905;* 883.

Irimescu. Action comparée des paratuberculines. (80) LIX, 385 ; 4 novembre 1905. — Les paratuberculines tuent rarement les animaux tuberculeux, contrairement aux

tubercnlines. Mais les unes et les autres contiennent une substance hyperthermisante agissant spécifiquement chez les animaux tuberculeux, sans effet sur les animaux sains. p. nobécourt.

P. Remlinger. Accidents paralytiques au cours du traitement antirabique. (60) XIX, 625-646 ; 1905. — Ces paralysies ont | les caractères de celles des myélites aiguës; elles sont essentiellement et spontanément' curables. Elles sont d*ailleurs oxceptionnelles ; Tauleur n*a pu en réunir qu*une quarantaine d'obsenations sur 107,712 personnes ayant subi le traitement antirabique.

p. NOBÉCOURT.

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

P. Nobécourt, G. Leven et Prosper Merklen. Le poids et les urines dans la rougeole. (94) XXIH, 529-543; 1905. — Après l'apparition de Téruption, il y a une chute de poids, qui atteint son maximum du 5* au 8« jour; ensuite le poids remonte en général ou quelquefois reste station naire. La quantité d*urine excrétée, peu abondante pendant les quatre premiers jours qui suivent l'éruption, s'élève ensuite d'autant plus que roliguric a été plus marquée ; les variations de la diurèse n'expliquent pas les variations du poids. L'urée est excrétée en faible quantité pendant le premier stade de la maladie; elle est éliminée ensuite en plus grandes proportions. L'excrétion des chlorures est liée à leur ingestion alimentaire. Les recherches ont été faites sur des enfants qui ingéraient une quantité fixe de

lait. p. ^ÎOBÉCOURT.

E. Sacquépée et Fras. Note sur la pa- Ihogènie de l'ictère catarrhal : rôle des bacilles lyphiquc, paratyphiques et du colibacille." (80) LIX, 533 ; 25 novembre 1905. — Sur 16 cas d'ictère catarrhal étudiés par la culture des selles et la recherche dans les serums dos agglutinines et sensibilisatrices spécifiques, les auteurs ont trouvé 3 cas dus au bacille d'Eberth, 3 cas dus au bacille paratyphiquc A, 1 cas dû au bacille paratyphique B, 5 cas dus au colibacille ; les autres cas sont de nature indéterminée.

p. NOBÉCOURT.

N. Palermo. Osservazioni e ricercbe battcriologiche sopra alcuni casi d'infezione lifoïde coo spéciale riguardo alla dimosira-

MALADIES MICROBIENNES ET PAHASITAIRES

zione dcgli antîcorpi immuuizanti nil oiero di sangue. (102) XXI, 1177 ; 28 octobre 1905. — De rélude de 8 cas de fièvre lyphoïde, l'auteur lire la conclusion que entre la présence des anticorps dans le sérum et Tagglulinalion, il n'y a pas de concordance parfaite. l. lacommb.

A. N etter et Ribadeau-Dumas. Note préliminaire sur un certain nombre d'infections paratyphoïdiques (29) observées à Paris et dans des localités très diverses. Résultats de la séro-r<^action. (80) LIX, 373 : 4 novembre 1905. — Sur une proportion de 100 maladies ayant les caractères de la dolhienentérie» les auteurs ont trouvé 70 cas de pamlyphoïdes. Le diagnostic a été fait par l'étude comparée des propriétés agglutinantes des scrums des malades vis-à-vis le bacille d'Eberth et différents paratyphiques. Le microbe le plus influencé a été le plus souvent le bacille A de Brion et Kayser, beaucoup plus rarement le bacillus enlerilidis de Gaertner, exceptionnellement le bacille B de Conradi-Drigalski. Dans quelques cas, où les symptômes classiques n étaient pas ceux de la fièvre typhoïde, le bacille de Brion et Kayser ou celui de Gaertner étaient agglutinés.

p. NOBÉCOURT.

A. Ifetter et Ribadeau- Dumas. Détails sur l'agglutination dans 37 cas de typhoïdes et paratyphoîdes. (80) LIX, 374 ; 4 novembre 1905. — Les serums, qui agglutinaient surtout le bacille de Brion et Kayser. ODt agglutiné également le bacille d'Eberth (18 fois sur 22) et celui de Gaertner (15 fois sur 22), mais à des taux toujours moins élevés. Les serums agglutinant surtout le bacille de Conradi-Drigalsky agglutinaient beaucoup plus faiblement le bacille d'Eberth. Les serums agglutinant surtout le bacille de Gaertner, agglutinaient faiblement TEberth (2 fois sur 6) et notablement le Brion (4 fois sur 6). Les serums agglutinant surtout l'Eberth agglutinaient faiblement le Brion (4 fois sur 8) et le Gaertner (1 fois sur 8).

p. NODÉCOURT.

A. Netter et Ribadeau-Dumas.

Troisième série d'infections paratypnoïdiques (17 cas nouveaux). (80) LIX, 448 ; 18 novembre 1905.

A. Netter et Ribadeau-Dumas.

Remarques sur la date d'apparition de l'agglutination et sur sa persistance plu-

sieurs années après l'infection. Nouveaux cas d'ictères dus à des infections paratyphoïdiques (80) LIX, 450 ; 18 novembre 1905.

A Netter et Ribadeau-Dumas. Quatrième série d'infections paratyphoïdiques (23 cas nouveaux). (80) LIX, 500 ; 25 novembre 1905.

A. Netter et Ribadeau-Dumas. Apparition des agglutinations spécifiques et des agglutinations de famille au cours des affections typhoïdes et paratyphoîdes. (80) LIX, 502; 25 novembre 1905.

A. Netter et Ribadeau-Dumas.

Nouveaux cas d'infections paratyphoïdiques (14). Présence constante du même type de bacilles chez tous les membres de la môme famille atteints de l'une de ces infections. (80) LIX, 433 ; 1 1 novembre 1905. — Sur ces 14 nouveaux cas, 10 relèvent du bacille de Brion et Kayser, et 4 du bacillus enteritidis de Gaertner. p. nobécourt.

Guerbet et Henry. Notes sur un bacille paralyphique. (80) LIX, 458 ; 18 novembre 1905.

A. Netter et Ribadeau-Dumas. Intervention fréquente du bacille paralyphique A de Brion et Kayser dans Tétiologie des ictères fébriles. (80) LIX, 430; 11 novembre 1905. — Le sérum de 10 malades atteints d'ictères infectieux fébriles, avec splénomégalie, agglutinait le bacille paratyphique A de Brion et Kayser aux taux de 1/40 à 1/800. Il semble que ce germe joue un rôle important dans la pathogénie de ces ictères. Dans les infections dues à ce germe, il est fréquent de noter une teinte jaunâtre des téguments, mais la recherche du pigment biliaire n'a pas été pratiquée.

p. NOBÉCOIRT.

J. Nicolas. Courbe urinaire et variation des chlorures dans la tuberculose pulmonaire. (69) CLXLVI, 3271-3279; 1905.

Alexandre Dubreuil. La tuberculose intestinale chez le nourrisson dans ses rapports avec rétiologie générale de la tuberculose. Thèse de Paris, 1905 ; 96 pages.

A. Calmette et Guérin. Origine intestinale de la tuberculose pulmonaire. (60) XIX, 601-618 ; 1905. — Les auteurs étu-

ANALYSES

aient la tubercalisation par la voie digestive de jeunes chevraux et de chèvres adultes. Les jeunes chevraux étaient allaités par des chèvres dont les mamelles avaient été tuberculisées ou recevaient de la culture tuberculeuse introduite directement dans Teslomac. Avec le bacille bovin, on obtient une tuberculose caséeuse des ganglions mésentériques, qui provoque secondairement (passage des bacilles dans le sang par rintermédiaire du canal thoractque) de la tuberculose pulmonaire, de la tuberculose des ganglions traciiéo-bronchiques. Les chèvres adultes recevaient la culture de bacille bovin par introduction dans Testomac; elles ne présentaient que peu de lésions tuberculeuses des ganglions mésentériques, mais constamment des lésions tuberculeuses pulmonaires. Conclusion : les adultes prennent plu;$ facilement la tuberculose par l'intestin que les jeunes, qui sont mieux protégés par leurs ganglions, p. NOBÉGOURT.

H. Vallée. De la genèse des lésions pulmonaires dans la tuberculose. (60) XIX, 619-624 ; 1905. — Les expériences ont été faites sur de jeunes veaux avec un bacille bovin très virulent. La pulvérisation de bacilles dans le naso-pharynx détermine la tuberculisation des ganglions rétro-pharyngiens et quelquefois des ganglions cervicaux et trachéaux; les poumons et les ganglions bronchiques restent indemnes.

L'infection par les voies digestives, tétée de vache atteinte de mamroite tuberculeuse,détermine" une tuberculose très accentuée des ganglions médiastinaux et bronchiques, beaucoup plus intense que celle des ganglions mésentériques; les poumons sont indemnes. Mômes résultats par Tinoculation directe dans un ganglion mésenlérique. En résumé, Tingestion de bacilles tuberculeux est, chez le veau, le mode d'infection qui réalise le plus sûrement et le plus vite la tuberculisation des ganglions annexes du

poumon. p. NOBÉCOCRT.

Ch. A. Fife et M. P. Rarenel. Tabes mesenterica due to the bovine tubercle bacillus. Proceedings of the pathological Society of Philadelphiay VIll, 89-93 ; 1905. — Relation d'un cas de tuberculose des ganglions mésentériques et rétropéritonéauK, avec péritonite fibreuse chez un enCant de deux ans. Le bacille qui fut obtenu des ganglions, morphologiquement un peu atypique, et peut*ètre légèrement atténué quant à sa virulence, était bien le microbe

de la tuberculose bovine (inoculation de cobayes, de veaux). C^mme au cours de toute sa vie, l'enfant avait reçu poor alimentation presque exclusive du lait de vache, la condusion sUmpose : l'infection a été apportée par le lait ingéré.

B. rSlNDBL.

Bindo de Veocbi et Bologneei.

L'ipofisi el processo tubercolare. Socistà inedico'chirurgicadi Bologna, LXXVI, 16 p.; 27 juin 1905. — Etude histologique de r hypophyse d'individus morts tuberculeux et de lapins inoculas. Les constatations concordent : il y a prédominance des cellules chromophobes, ce qui correspond à Thypofonction de la glande pituitaire.

B. FEINDBL.

W. H. Bnhlig. Acase of general miliary tuberculosis with an open foramen ovale as a factor in its production. TranrsactUms of the Chicago pathological So' ciety, VI, 324-328 ; 1905. — Discussion à propos d'un homme de 24 ans, porteur d'une communication interauriculaire, qui présenta à l'autopsie à la fois des ganglions mésentériques à l'état de fonte et de caséi- 6calion, el le» signes d'une tuberculose miliaire généralisée ; d'après l'auteur, les bacilles apportés dans le cœur droit par le sang veineux venant dn voisinage des lésions anciennes, auraient facilement passé dans le cœur gauche ; de là, lancés dans les organes, ils auraient déterminé la formation des tubercules miliaires récents.

B. FBIMDKL.

- W. Korentschewsky. Zur Pseudo-iofluenzafrage (La question de la pseudo^influenza). (18) XXXI, 1678 ; 19 octobre 1905. » Travail du laboratoire de l'hôpital militaire de Kharbin. Histoire clinique : soldat blessé dans la région de la clavicule, hémo-pneumothorax. La ponction donne un liquide hémo-purulent ; 39^,2; cœur faible, pouls 125. A l'autopsie : poumons œdématies, denses ; pus dans la plèvre ; dégénérescences viscérales. Dans le liquide pleural on trouva un bacille identique au pseudobacille de l'influenza de Pfeiffer. Dans les crachats, on trouva le bacille typique de l'influenza. En résumé : hématome pleural, I bronchite grippale et suppuration de l'hématome par le bacille de Pfeiffer de la pseudoinfluenza. Les deux bacilles de l'influenza elde la pseudoinfluenza sont le même baeiUe modifié par le milieu, y, montagard.

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

R. Oppenheimer. Riesenlebcrzellen bei angeborener Syphilis (Cellules géantes dn foie dans la svphilis congénitale). (5) CLXXXIl, 237-258: 1905. — Askanazy, puis Binder, Hecker, Babès, ont signalé la présence possible de cellules géantes dans le foie des nouy eau-nés syphilitiques.

L'auteur, élève d'Askanazy, a retrouvé ces cellules, tantôt très abondantes, tantôt rares, dans sept foies, tous plus ou moins ciirhotiques, avec ou sans gommes, mais avec nécrose diffuse des cellules hépatiques. Ces cellules géantes occupent les trabecules intra-lobulaires, à la place des cellules normales, auxquelles elles ressemblent par l'aspect de leur protoplasma et de leur noyau. Leur forme est ovale, allongée, ou irrégulière ; les noyaux sont accumulés au centre, plus rarement répartis à la périphérie, ou vont comme une chaîne d'un boot à l'autre de la cellule. On en trouve jusqu'à cinquante. D'autres cellules, possédant trois ou quatre noyaux, mais ne dépassant pas le volume des cellules hépatiques normales, représentent des formes de transition. Il faut voir dans les cellules géantes un processus de régénération à évolution anormale, le noyau proliférant sans que la cellule se divise. Ces cellules peuvent, d'ailleurs, se nécroser à leur tour.

GOUGET

C. Siebert. Ueber die Spirochaete pallida (Sur le spirochete pâle). (18) XXXI, 1642; 12 octobre 1905. — Le spirochete ne pourra être définitivement admis co.nme agent causal de la syphilis que quand il aura été cultivé. Le spirochete est rare et inconstant dans les lésions syphilitiques; on ne sait pasqnelles sont les circonstances qui permettent de trouver de nombreux parasites. Siébert a examiné à la clinique de Breslau 125 cas ; 73 étaient nettement syphilitiques, 6 douteux et 46 concernaient des affections de la peau non spécifiques. Les 7 syphilitiques tertiaires ne présentèrent pas de parasites. Sur les 66 cas de syphilis primaire, secondaire ou congénitale, on a trouvé 52 fois le parasite. Dans quelques cas, les parasites étaient abondants, on en trouvait 10 dans un champ. Sur ces ^6 cas, 18 se rapportaient à des accidents primitifs (1 3 examens positifs, 5 négatifs). Les 48 cas d'accidents secondaires ont donné 39 résultats positifs. Dans nn rupia syphilitique, S. a trouvé de nombreux spirochetes. Jamais S. n'a trouvé les parasites dans le sang, même chez les malades dont les lésions

cutanées étaient riches «n spirochetes. Les 46 cas non syphilitiques (condylomes, sarcomes, balanite ulcéreuse, herpès, pemphygus, lupus, psoriaris, eczéma) ne donnèrent jamais de spirochetes pâles. Dans quelques cas, on a trouvé des spirochetes, mais ils n'appartenaient pas au type Schaadinn. Laboratoire de KlingmuUer.

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