ACTION DES RAYONS X SUR UOSMOSE
en général, préalablement lavé à l'acide azotique, à Teau distillée et séché soigneusement pour éviter les arrêts d'ascension par accrochage du ménisque.
Une bande de papier divisée au millimètre était flxée à la cire sur le tube en verre décrit et permettait de repérer à chaque instant la position du liquide dans l'appareil.
Le tube mobile, grâce à sa liaison avec la cloche par le tuyau en caoutchouc, pouvait être facilement, dans l'espace, fixé dans telle position qui paraissait convenable'; on pouvait de cette façon modifier la sensibilité de l'appareil en passant de la position verticale à l'horizontale.
Le plus ordinairement dans nos derniers essais le tube était incliné de 40"* environ sur l'horizon. Dans de pareilles conditions nous avions avec les solutions concentrées étudiées : sucre, sel marin, des déplacements atteignant, facilement 10 millimètres par minute.
Un deuxième osmomètre a été utilisé dans ces essais. Il ne différait du précédent que par sa capacité moindre : 105 centimètres cubes au lieu de 185, et la surface du septum 21*^^,3 au lieu de 48 environ. On a utilisé comme membrane du parchemin animal et du papier sulfurisé.
G. Production des rayons X. — Pour obtenir les rayons X plusieurs sources électriques ont été utilisées:
1° Une bobine d'induction Carpentier de O'^jSS d'étincelle actionnée par du courant continu dérivant au moyen d'un réducteur de potentiel d'une ligne industrielle à 125 volts. Le moteur-interrupteur de l'appareil laissait passer dans le primaire de la bobine 20 ampères environ (mesurés pendant l'arrêt de l'interrupteur) ;
2* Une machine statique Bonetti à 6 plateaux d'ébonite de 0"',55 de diamètre;
3** Une machine statique genre Bonetti à 12 plateaux d'ébonite de 0°,55 de diamètre. Cette machine entraînée par un moteur électrique — comme la précédente d'ailleurs — débite considérablement.
Pour les essais successifs qui ont été faits en deux séries, à un an d'intervalle, on a employé de nombreux tubes de résistances différentes ; tubes de Muret, tubes régénérables, à potasse, à mica (Muller ; Drissler), tube osmorégulaleur de Villard. On peut dire que l'on a utilisé dans ces recherches toute la gamme des rayons X actuellement employés.
H. Marche d'une expérience. — On remplit la cloche avec la solution étudiée. Le bouchon muni de son tube de verre et du caoutchouc l'accompagnant est introduit dans l'oriflce supérieur de la cloche ; le liquide monte dans le tube en caoutchouc. On porte la cloche dans la cuve à eau ; on la fixe, la membrane étant à 2 centimètres du fond, soit en soutenant le col par la pince d'un support, soit en faisant reposer les bords de cette cloche sur des cales de verre, de charbon, etc.
Cela fait on assujettit, en bonne position, le tube armé de sa graduation sur papier, puis on remet s'il y a lieu de l'eau dans la caisse pour recouvrir le bouchon de la cloche. A ce moment, le niveau du liquide est dans le tube à 3 centimètres au-dessus du niveau extérieur.
Préalablement on a disposé au-dessous de la caisse et à quelques cenli- Journal dk phtsiol. et de pathol. oknér., 1900. 15
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mètres d'elle un tube de Crookes en relation avec la machine électrique de haut voltage utilisée.
De minute en minute on note Tascension du liquide pendant n minutes sans action de rayons X, pendant n minutes avec rayons X et cela un certain nombre de fois.
Dans quelques expériences, les dispositions étaient prises pour faire un essai sans excitation du tube de Crookes, la machine électrique fonctionnant cependant. Gela avait pour but d*étudier l'influence des trépidations du moteur actionnant la machine, sur l'appareil osmotique mal assujetti dans certaines déterminations du début de ces recherches.
III. Résultats expérimentaux, — Mes essais sur cette question spéciale d'osmose représentent une durée totale d'expérimentation supérieure à 70 heures.
De ces très nombreuses expériences qu'il me paraît inutile de détailler, découlent les renseignements suivants :
A. Osmose sans rayons X, — !• La vitesse du liquide s'accroît au début de l'essai pendant un certain temps (20 minutes, par exemple), reste stationnaire, puis décroît.
Avec un tube non minutieusement lavé, l'ascension mesurée de minute en . minute est très irrégulière. Même avec un tube aussi bien nettoyé que pos sible on n'arrive pas à une régularité parfaite dans la vitesse d'ascension. On trouve parfois des différences de l'ordre de 1/20® d'une minute à l'autre et, pour des périodes de quelques minutes;
2^ Les trépidations de l'appareil osmotique occasionnées dans certains essais par le moteur électrique, quoique faibles, ont souvent provoqué des perturbations dans la hauteur d'ascension du liquide atteignant facilement 1/4. Ces variations disparaissent quand l'appareil osmotique est parfaitement isolé de la machine électrique.
B. Osmose avec rayons X. — En employantuntubebien nettoyé, évitant les trépidations communiquées par le moteur à l'osmomètre, utilisant desrayonsX de pouvoir pénétrant divers et sous des intensités variées, je n'ai jamais constaté de modifications dans la hauteur d'ascension du liquide comparables à celles annoncées par M. H. Bordier.
Les variations observées (de l'ordre de 1/20') sont d'ailleurs tantôt dans un sens, tantôt de sens opposé.
Conclusion, — Mes très nombreuses expériences ne m'ont jamais permis de constater une action retardatrice des rayons X sur l'osmose.