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dont on trouvera la signification dans l'analyse, faite ici, d'une note récente de M. Lehfeldt sur cette question (*).

M. Milner montre que les calculs faits par Nernst et John, pour établir celte formule, manquent da rigueur, dans le cas général. Il applique, à son tour, la seconde loi de la thermodynamique, en imaginant une série d'opérations idéales, accomplies suivant un cycle fermé sur une auge à électrolyse, et arrive ainsi à une formule qui n'est équivalente à celle de Nernst que dans le cas où la formule des gaz :

pv = HT,

peut être appliquée entre les valeurs H et P données à la pression ^>. Dans ce cas, le passage d'un ion d'un métal dans sa solution pourrait être regardé comme dû effectivement à une « pression de dissolution », représentée par la quantité P qui figure dans la formule de Nernst.

Mais on sait que cette quantité P, définie par cette formule, a, dans certains cas (^), des valeurs inacceptables, en tant que représentant une pression vraisemblable (valeur énorme de 10® atm., par exemple, dans le cas du zinc); elle sort, par conséquent, des limites d'application de la formule des gaz, et M. Milner propose de la considérer, dans de tels cas, non plus comme la pression de dissolution elle-même, mais, comme une simple constante, définie par l'équation de condition qu'on obtiendra en identifiant sa propre formule et celle de Nernst.

H. Bagard.

(') Voir ce volume, p. 113.

('^) Voir Lehfeldt, /. c.

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G. DONNAN. — The Relative Rates of Effusion of Argon, Hélium, and some other Gases (Rapports des vitesses d'effusion de Targon, de rhclium, et do quelques autres gaz). — P. i23-446.

Quand un gaz s'écoule par un orifice en mince paroi, les vitesses d'effusion sont à peu près dans le rapport inverse des racines carrées des densités. Toutefois une théorie exacte établit seulement que si on peut négliger les effets de viscosité, si les gaz peuvent être considérés comme des gaz parfaits, enfin si on suppose Técoulement adiabatique, ce rapport dépend non seulement des densités, mais encore des rapports y des deux chaleurs spécifiques, afférents à chacun des gaz. La vitesse d'effusion est d'autant plus grande que le rapport y est lui-même plus grand.

L'argon étant considéré comme monoatomique, devrait, d'après cela, s'écouler plus vite qu'on ne le calculerait, pefr la comparaison à l'oxygène ou à l'hydrogène, par exemple, en se fondant uniquement sur le rapport des densités. M. Donnan trouve, en effet, une vitesse d'écoulement supérieure de 3,5 0/0 à celle qui résulterait de la densité considérée seule.

Malheureusement les expériences ont fourni pour l'acide carbonique et pour l'hélium des écarts inexplicables par la considération des chaleurs spécifiques. M. Donnan essaie d'interpréter ces écarts en tenant compte de ce que les gaz ne peuvent être considérés comme parfaits. L'écart relatif à l'acide carbonique s'explique, en effet, au moins quant à son signe. Mais, pour l'hélium, il faudrait admettre que l'effet Joule-Thomson est en sens inverse du sens habituel, c'està-dire que la température de ce gaz s'élève par la détenle opérée sans travail extérieur.

W.-A. PRIGE. — Petrowitch's Apparatus for integrating Differential Equations of the first Order (Appareil de Petrowilch pour intégrer des équations différentielles du premier ordre). — P. 487-490.

Le Journal de physique a déjà fait connaître une solution de ce problème, due à M. Petrowilch (').

Voici une solution nouvelle et plus générale : Deux plongeurs,

(») Voir Journ. de phys,, 3- série, t. VI, p. 477; 1897.

B, C [fig, 1) sont susceptibles de se mouvoir verticalement, mais non horizontalement, dans une cuve rectangulaire contenant de Teaa. B porte un index Q, et C un index R. Un crayon est fixé par une tige verticale à un index A que l'on place au niveau de Teau. Les longueurs AP, BQ, CR, ont reçu des valeurs l égales, ce qui d'ailleurs n'est pas indispensable. Un papier se déroule horizontalement derrière les index B et C, que Ton soulève de manière à leur faire décrire les courbes, hh et ce. En même temps on maintient A au

Rg. i.

niveau de Teau, et le crayon trace ainsi la courbe aa. Les ordonnées des trois courbes, mesurées à partir d'un axe horizontal porté par la feuille de papier, sont respectivement a?, y, z. La signification des lettres p,^', r est suffisamment indiquée sur la figure. Si Ton désigne, par <^ {(i) Taire de la section de B au niveau du liquide, par ^ (r) celle de C, par M la section constante du vase, nous avons, pour un déplacement infiniment petit des plongeurs :

ç (g) dç + tj^ (r) dr -f M(/p = o ;

et puisque

<f [x — y) d {x — y) + ^ {x — z) d{x ^ z) =: }Adx,

Soient

les équations des courbes bb et ce ; nous avons enfin

C'est une équation différentielle du premier ordre, dont la courbe aaest une solution particulière. Il suffît de changer la quantité d'eau contenue dans le vase, pour obtenir une série de ces solutions.

T. SYDNEY-MOORE.— The Revcrsibility of VoltaicCells (Réversibilité despQes).

L'expérience consiste à mesurer la différence de potentiel aux pôles de la pile, quand elle est fermée sur une résistance donnée et que le courant dans son intérieur est dirigé soit dans un sens, soit en sens contraire. Connaissant la force électromotrice de la pile en circuit ouvert ainsi que celle des accumulateurs employés pour renverser le courant, on peut, par Tune des expériences, déterminer k résistance interne de la pile et comparer les valeurs calculées et observées de la différence de potentiel dans la seconde expérience.

Voici les éléments étudiés par M. Moore : cuivre et zinc dans leurs sulfates et dans leurs chlorures ; cuivre et cadmium dans leurs sulfates et dans leurs chlorures, enfin l'élément Latimer-Clark.

Ces éléments étaient construits sans vase poreux, avec des dissolutions contenant à peu près i molécule de sel pour 100 molécules d'eau.

Tous ces éléments, fermés sur de grandes résistances, ont rempli la condition de réversibilité, à des différences près inférieures aux erreurs d'expérience.

A. WILSON. — On the Variation of the Electric Intensity and Conductivity along the Electric Discharge in Rarefîed Gases (Répartition du potentiel et de la conductibilité le long de la décharge lumineuse des tubes à gaz raréfiés). — P. 505-516.

L'auteur donne les courbes qui représentent ces variations pour des tubes à air, azote et hydrogène, à différentes pressions et par suite

pour différenls aspects de la colonne lumineuse. Chaque figure

porte un schéma indiquant la forme de la colonne lumineuse.

Ch. Maurain.

E.-r4.-C. BALY. — On the Distillation of Liquid Air, and the Composition of (he Gaseous and Liquid Phases. Part I : At Constant Pressure (Sur la distillation de l'air liquide, et la composition des phases liquide et gazeuse, i'* partie: à pression constante). — P. 517-5*29.

I/auteur détermine la température de Tair liquide à l'aide d'un thermomètre à hydrogène de Callendar. Aux diverses phases de ia distillation, il enlève des prises du liquide et de la vapeur qui le surmonte, et en fait l'analyse. Il représente les résultats de ses expériences par deux courbes construites en prenant pour abscisses les températures et pour ordonnées les proportions r et r' d'oxygène dans le liquide et dans la vapeur. Ces courbes se coupent aux points d'ébuUition de Toxygène et d'azote purs. Dans l'intervalle, la courbe relative au liquide est entièrement au-dessous de la courbe relative à la vapeur, c'est-à-dire que le mélange gazeux est toujours plus riche en oxygène que le liquide qu'il surmonte.

M. Brown a supposé que le rapport - pouvait être égal au rapport

des pressions maximum des deux liquides purs. Les expériences de M. Baly ne vérifient pas cette prévision; mais on a, avec une assez haute approximation :

Il n'y a pas de relation évidente entre les coefficients de cett€ formule et les pressions maximum.

G.-\V. WALKER. — On the Distribution of a Gas in un Eleclrical Field (Distribution d'un gaz dans un champ électrique). — P. o29-o38.

M. Walker considère un gaz comme partiellement dissocié, c'està-dire comme formé d'atomes libres portant des charges positives ou négatives, et de molécules neutres constituées chacune par 2 atomes chargés en sens inverse.

Il fait usage de la loi de distribution de Maxwell, généralisée par Boltzmann, et, et à la faveur d'hypothèses plausibles, il trouve

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notamment que, dans un tube cylindrique parcouru par un courant, la densité du gaz doit être une fonction périodique de Tabscisse. 11 part de là pour chercher une explication du phénomène des stratifications.

J.-T. BOTTOMLEY. — Thermal Radiation in Absolute Mesure (Radiation thermique en valeur absolue). — P. oiS-Sil.

Deux tubes identiques sont en relation avec une trompe à mercure qui permet d'y maintenir un vide très avancé. Chacun des tubes porte, suivant son axe, un fil métallique fin, tendu par des ressorts en spirale. Les deux fils sont identiques, à cela près que l'un d'eux est brillant, l'autre noirci par une couche très mince de noir de fumée. Un même courant, dont on règle à volonté l'intensité, traverse les deux fils. En deux points de chacun d'eux s'appuient des électrodes parasites, qui permettent la mesure de la différence de potentiel.

Connaissant l'intensité du courant et la différence de potentiel, on peut calculer la résistance de la portion de fil considérée, et par conséquent, sa température. On peut aussi, d'après la loi de Joule, calculer la quantité absolue d'énergie rayonnée par la même portion de fil.

Tout le système étant primitivement à la température ambiante ; quand on fera passer un courant d'intensité déterminée, les deux fils atteindront des températures stationnaires différentes. Le fil noirci se maintiendra à une température plus basse que le fil brillant. L'expérience déterminera donc deux températures et deux quantités d'énergie rayonnées. En augmentant l'intensité du courant, on obtiendra les quantités d'énergie rayonnées pour un couple de températures plus hautes, et ainsi de suite.

L'ensemble des mesures relatives à un même fil permettra de déterminer d'après quelle loi varie l'énergie totale rayonnée en fonction de la température. Mais les énergies rayonnées simultanément par les deux fils ne sont pas directement comparables, puisqu'elles se rapportent à des températures différentes. Pour chaque fil on construira une courbe et on relèvera sur ces courbes les quantités d'énergie rayonnées à des températures égales.

1/auteur trouve que, pour chaque couple de fils étudiés, le rapport

(les quantités d'énergie ainsi calculés est indépendant de la température, et varie d'ailleurs assez peu avec le diamètre des fils.

Ainsi, pour deux fils de 0"*'",542, ce rapporta pour valeurs extrêmes 4,8 et 5,3, et les écarts par rapport à la valeur moyenne 5,05 n'offrent rien de systématique. Les températures auxquelles se rapportent les comparaisons sont comprises entre 200** et 650°.

De même pour deux fils de 0"*'",25, le rapport moyen est 4,76 et pour deux fils de 0""',i5, il est 4,1.

D'après l'auteur lui-même, ces expériences très intéressantes ne sont pas à Fabri de toute critique, car les parois des tubes se trouvent portées à des températures assez élevées au-dessus de la température ambiante, et variables d'un tube à Tautre et d'une expérience à une autre. Les conditions dans lesquelles on mesure les radiations totales ne sont donc ni parfaitement simples, ni parfaitement comparables.

M. SOLOMON. — On the Damping of Galvanooieter Xeedies (Sur ramortissement des aiguilles des galvanomètres). — P. 559-570.

Quand on réduit la période d'oscillation de Taiguille d'un galvanomètre en augmentant l'intensité du champ, le décrément logarithmique décroît. La théorie ordinaire, dans laquelle on suppose que le moment d'inertie et le moment magnétique de raîguille

demeurent invariables, prévoit que le rapport - de la durée t de

l'oscillation au décrément logarithmique X doit demeurer invariable, tandis qu'on constate souvent que ce rapport croît avec l'intensité du champ. 11 faut donc admettre que l'une au moins des quantités que l'on a supposées constantes est variable.

Parmi les causes qui peuvent faire varier le moment d'inertie, l'auteur signale une déviation possible de l'axe de suspension, quand on déplace les aimants producteurs du champ. .

Le moment magnétique de l'aimant oscillant peut varier par la réaction du champ, et cette dernière cause doit, a j^rion^ être plus efficace. En effet, les courants induits par le mouvement de l'aiguille sont proportionnels à son moment magnétique et à sa vitesse. L'amortissement causé par ces courants sera lui-même proportionnel au carré du moment magnétique.

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Si, avec un même galvanomètre, on fait osciller Taiguille à circuit

ouvert, puis à circuit fermé, Tamortissement par les courants induits

ne se fera sentir que dans le second cas. M. Solomon a fait usage

d'un galvanomètre dans lequel l'amortissement à circuit ouvert était

faible, et il a constaté que le rapport- se maintenait rigoureusement

constant ; à circuit fermé, il a observé un accroissement de ce rapport d'un peu plus de 7 0/0, quand il a fait varier la durée de Toscillation de 2,66 à 16,3 secondes.

Il conclut que la variation du rapport - est due, en général, a

l'altération du moment magnétique produite par la variation du champ.

THE PHTSIGAL REYIEW;

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