CERFS-VOLANTS ET BALLONS-SONDES
Tappat^eil suivant les différents vents; la plate-forme mobile porte une guérite qui abrite de la pluie le treuil et la personne qui le conduit.
Pour ramener les cerfs-volants dans le treuil de campagne, on agit directement à bras à Taide d'une ou plusieurs manivelles ; mais ce travail est très laborieux, puisque, dans une ascension qui atteint 1.000 mètres, on peut avoir à dépenser 120.000 kilogrammètres pour ramener les cerfs-volants au sol. On est donc amené à employer un moteur pour ce genre de travail. A Blue-Hill, on a adapté au treuil un petit moteur à vapeur de 2 chevaux. A Trappes, où nous avions une force motrice fixe, nous avons mis à contribution Télectricité pour mouvoir notre treuil. Une dynamo de 3 chevaux, qui reçoit le courant d'une génératrice placée à quelque distance, actionne le treuil. Cette disposition, bien qu'il y ait certainement beaucoup de force perdue par les transformations d'énergie successives, offre de tels avantages au point de vue de la conduite du treuil que je n'hésite pas à la recommander à tous les établissements qui ont la force électrique à leur disposition. On peut, en effet, régler très exactement par ce moyen la vitesse de rotation du treuil et la faire varier, si c'est nécessaire, de façon que jamais Taugmentationde pression exercée sur les cerfs-volants par les mouvements de rappel au sol ne risque d'amener la rupture de la ligne ; c'est là un point très important, qui ne saurait échapper à personne, lorsque Ton considère que, par des vents forts, le moindre déplacement relatif du cerf-volant dans le sens opposé au vent a pour effet d'augmenter sensiblement la pression, de façon que tout à-coup brusque d'une machine agissant sur le treuil amènerait la rupture de la ligne.
Depuis quatre ans que les sondages par cerfs-volants sont exécutés, ils ont conduit, en Amérique, à une conclusion très intéressante, à savoir que, dans bien des cas, les variations de température qui se font sentir au niveau du sol sont accusées par les cerfs-volants de six à douze heures avant de nous atteindre. On voit donc le parti que la prévision du temps peut tirer de ces observations. Elles montrent aussi que la variation diurne de la température disparaît à peu près complètement à un millier de mètres.
Nous avons fait, depuis l'automne de 1897, plus de cent cinquante ascensions par cerfs-volants à l'observatoire de Trappes, bien que les circonstances atmosphériques soient moins favorables que sur la côte américaine.
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Ce$ observations mettent bien en lumière Timportance des inver-sîons çle température dans la verticale dès que le régime cyclonique a cessé; c'est au point que l'existence d'une décroissance de tempe*-
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rature, très faible dans les 1.200 premiers mètres, indique à peu près sûrement du beau temps pour le lendemain. Les courbes ci-jointes. {fig. 3) se rapportent, Tune (ii3 décembre 1898) à un jour où il y a . inversion de température, l'autre (29 juillet 1898) à un régime cycloniqûe avec décroissance de température rapide, , La courbe du 15 juin est une courbe par pression barométrique moyenne et beau temps.
Pour Aous comme pour les Américains, les ascensions sont devenues de plus en plus hautes, à mesure que notre matériel s'améliorait et que nous savions mieux conduire le lancé.
Le voisinage de plusieurs lignes de chemins de fer et d*un réseau télégraphique assez serré nous a empêché, dans bien des cas, de développer de longues lignes de fil, la moindre avarie faisant porter notre ligne sur la voie du chemin de fer. Cependant, dès la première année, nous avons atteint la hauteur de 2.000 mètres, puis de 2.500, 3.850 mètres, altitude qui dépasse déjà celle qui a été obtenue en