‹ Journal de physique théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 63 sur 160 · lf · texte numérisé non relu

lf

je=-

(1) Il est bon de munir la balance de deux butoirs avec lesquels on limite à son gré, la course du fléau. On peut, par exemple, employer deux vis à large tète dont la pointe est en haut, fixée aux deux bouts de la fourchette qui sert à supporter le fléau quand on ne s'en sert pas.

^) On mesure en efl'et, en réalité, la différence entre les champs existant en AB et en CD. Si le champ en CD n'était pas négligeable, on pourrait le déterminer au préalable, mais il est facile d'employer une réglette assez longue pour rendre la correction négligeable.

J. de Phys., Z* série, t. IX. (Juillet 1900.) 26

Si le champ à mesurer, donné par un électro-aimant, est un peu intense, on peut employer une seule spire : on réalisera le circuit en prenant une longue réglette mince de bois(^), à bords bien parallèle, de largeur proportionnée à Tétendue des pièces polaires, et en appliquant soigneusement sur sa tranche une mince bande de cuivre recuit attaché ensuite. La mesure de l se fait alors très facilement : c'est la distance entre les deux côtés (^) : on mesure avec un pied à coulisse cette distance sur l'appareil construit et on retranche du nombre trouvé Tépaisseur de la bande de cuivre employée. Une largeur de l de Tordre du centimètre se détermine ainsi facilement à

moins de 77^»

llH)

Si le champ est plus faible, et s'il n'est pas très étendu, il sera cependant facile d'augmenter la longueur utile/, en enroulant sur la bobine plusieurs couches successives séparées par un ruban de soie (^).

L'appareil ainsi formé est très facile à construire, mais il présente un inconvénient. Lorsque le courant est lancé dans l'appareil, on voit parfois la bobine tourner autour du fil vertical qui la supporte ; ou bien elle est attirée par une des pièces polaires. Ces effets, comme on le comprend facilement, sont dus aux actions subies par les côtés BC, AD. Quand l'appareil est bien en place, les forces agissant sur ces côtés sont horizontales (et même peuvent s'équilibrer d'elles-mêmes), mais cette position est instable. On est alors conduit, pour maintenir la bobine dans le plan où elle doit se mouvoir, à lester l'appareil par un poids convenable placé en bas, et à munir, en outre, l'extrémité inférieure d'une tige aux deux bouts de laquelle viennent s'attacher deux fils horizontaux FF', un peu fins, légèrement tendus, qui s'opposent aux mouvements de rotation {/îg, 1). Les fils souples servant à amener le courant dans la bobine, dirigés perpendiculairement au plan de la figure et attachés en C et en D,

(1) H faut paraffiner ou vernir le bois employé et toutes les substances hygrométriques employées.

(S) Il n'est pas nécessaire que AB soit exactement perpendiculaire aux côtés verticaux, ni môme exactement rectiligne, puisqu'on peut (si le champ ne varie pas très vite autour de AB) imaginer qu'on remplace chaque élément de courant par ses composantes.

(3) Si la mesure directe de l devient difficile, on la fera par comparaison en plaçant successivement dans un môme champ la bobine à mesurer et une bobine étalon à une seule spire.

Page 1