‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 2 sur 131 · MESURE DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

MESURE DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE

en une résistance traversée par le courant à mesurer, placée très près du couple thermoélectrique d'un radiomicromètre de « Boys ». La fig, '± est un diagramme de l'instrument et la fig. 3 une vue d'ensemble.

Entre les pôles N, S d'un aimant permanent est suspendue au moyen d'un fil de quartz, une boucle de fil métallique, qui porte un couple thermoélectrique BiSb attaché à son extrémité inférieure. Un mince tube en verre effilé est fixé à la boucle pour porter le miroir M.

En dessous du couple thermoélectrique est placée la résistance chauffante h dont une borne est reliée au corps de l'instrument pour éviter les forces électrostatiques. Le mode d'action de l'instrument est le suivant : Le courant à mesurer échauffe la résistance h, ce qui produit une différence de température entre les deux soudures du couple thermoélectrique. Un courant continu est engendré et circule dans la boucle, et celle-ci tourne dans le champ magnétique en tordant le fil de quartz.

Les déviations de l'instrument sont pratiquement proportionnelles au carré du courant qui traverse A, et la déviation atteint sa valeur

finale à moins de ^r^ au bout de dix secondes, ce qui fait que Tins-

trument indique, après dix secondes, le courant à 0,10/0 près.

La sensibilité absolue et relative dépend de la valeur et de la position de la résistance chauffante A. Il est évident que, si l'on désire mesurer une très petite intensité, il faut donner à h une résistance aussi grande que possible ; pour une petite différence de potentiel, h doit au contraire être petit. Il y a ainsi une meilleure résistance poirr chaque emploi. Le tableau I montre que la puissance dissipée par h pour une déviation donnée ne dépend pas beaucoup de sa résistance.

Pour que la déviation atteigne très vite sa valeur finale, il faut que les dimensions de h soient aussi petites que possible. Pour cela la résistance h consiste en un simple morceau de fil droit d'une longueur de 3 à 4 millimètres. On fabrique facilement, en leur donnant cette longueur, des résistances de 5 ohms ou moins; jusqu'à 20 ou 25 ohms, je les ai faits en découpant des bamdes minces dans des feuilles d'or ; pour des résistances plus grandes, j'ai employé du verre effilé recouvert d'une couche très mince de platine. De cette manière il est facile de fabriquer un fil long de 3 millimètres ayant une résistance de 1000 ohmô et au delà. Ces résistances supportent

UDDELL

L pour pouvoir être employées dansle, une résistance de 2000 ohms n'a

înus avec des résistances h de valeurs dans la tableau I, qui ne nécessite pas

cckelie placée à 1000 mètres.

Déviation de 250 milliraélres

Intensité Microampérc

Différence de potentiel .

■ MilliToUs ^

Puissant Aicrowa

li,5

La ptas

petite déviation mesurable

soit 10 millimètres

" Microampères ^^^fuj^^iu Microwalts-

de l'appareil sont assez variées à cause \ à sa self-induction et à sa capacité très our mesurer les courants téléphoniques, lee en ce moment, puisqu'il y a tant de problème de l'emploi des bobines d'intéléphoniques. On peut c'iiet comme instrument ce fait qu'on obtient en sifihonique type « Bell » assez de courant I quelques centaines de millimètres, et crophonique ordinaire on obtient une

DigPtized by

MESURE DES COURANTS DE HAUTE FRÉQU déviation considérable, même quand on se place à 4 ou transmetteur. Il me parait aussi que, dans certaines c remplacerait avec avantage le téléphone dans la mesure tibilités des liquides par la méthode « Kohlrausch ».

C'est surtout aux expériences de télégraphie sans fil ment convient le mieux. Le Bureau des Postes anglaises e en train une longue série d'essais sur ce sujet ; comme c sont pas encore terminés, je ne puis pas entrer dans des expériences ont porté sur la valeur du courant dans Tan trice quand on a fait varier la hauteur des antennes, entre les deux stations, la prise de terre, etc..

Il m'est bien difficile, de comparer la sensibilité du thei mètre avec celle du bolomètreque M. le lieutenant Tisse dans ses expériences très intéressantes « sur la valeur mise en jeu dans une antenne réceptrice à différentes Mais, en me servant d'un fil de platine de 6 fx de dh trouvé la sensibilité plus grande avec le fil dans le thei mètre qu'avec le même fil comme bolomètre dans un pon slone, à moins d'employer dans le pont un galvanomèti haute sensibilité possible, ce qui rend le réglage du po ment ardu et délicat. M. Tissot a remarqué que la ré très bien mise en évidence par le bolomèlre; cette rem plique tout aussi bien au ihermogalvanomètre, si Ton oscillations peu amorties et si la résistance chauffante la résonance se montre extrêmement nette et même inten

J'ai fait construire des voltmètres et ampèremètres p< nique courante : basés sur le même principe que le tl nomètre des instruments à pivots, ils donnent de très bc et j'espère les décrire prochainement.

En terminant cette note, je voudrais remercier la Soci( de Physique du très grand honneur qu'elle m'a fait en tant de lui présenter ces appareils.

Page 1