‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 81 sur 131 · SUR LES ACTIONS CHIMIOUES DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

SUR LES ACTIONS CHIMIOUES DE LA LUMIÈRE

(Réponse à l'article de M. A. Guêbhard) ;

Par M. P. VILLARD.

Dans un article paru au numéro de mai du Journal de Physique {*), M. A. Guêbhard a donné un exposé très^ péremptoire d'une théorie générale qui prétend expliquer tous les phénomènes photographiques. Je crois nécessaire à ce sujet de rectifier les assertions « extraordinaires » et « contradictoires » qu'a bien voulu me prêter M. Guêbhard et rétablir l'exactitude des faits que j'avais exposés devant la Société de Physique.-

On lit en effet (p. 338) :

« De là les contradictions qui surgissent dès les premières observations faites par Daguerre lui-même, par Claudèt, Lerebours et Sêcrétan, E. Becquerel, etc., et, en dernier lieu, par M. P. Villard (^), sur Faction dite tantôt continuatrice et tantôt destructrice des verres rouges ou jaunes... »

Et, p. 344:

<c Cependant M. P. Villard assurait que l'effet destructeur (de la lumière jaune, qualifié de continuation pour d'autres substances moins sensibles) subsiste seul. »

J'avouerais volontiers m'être exprimé d'une façon tout à fait inintelligible si je ne supposais pas qu'il est arrivé ici quelque chose d'analogue à ce qui s'est passé dans une circonstance semblable : j'avais montré et décrit (le procès-verbal est exact à ce sujet) un silhouettage blanc, et M. Guêbhard a expliqué peu de temps après ce phénomène décrit par lui comme un silhouettage noir, plus conforme aux prévisions de la « fonction photographique (^) ».

(1) Voir ce volume p. 334.

(2) Soc, française de Physiguey 2 et 16 décembre 1904.

(3) L'explication du silhouettage blanc, ultérieurement donnée par le même Auteur, est d'ailleurs absolument contraire aux faits.

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