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ACTIONS CHIMIQUES DE LA LUMIÈUE

Rien n'oblige d'ailleurs à détruire Timpression par de la lumière blanche, qui n'est pas une couleur ; on peut se contenter de prendre le rouge e^itréme comme pour la lumière ;j ai montré qu'avec les rayons X la destruction s'étend aussi dans Tinfra-rouge. On évitera ainsi la modification que le violet et le bleu font subir au bromure, puisqu'on emploiera une lumière inactinique(^).

En ce qui concerne la théorie de M. Guébhard, je dirai simplement qu'elle ne saurait prétendre à l'explication d'expériences que, de son propre aveu, M. Guébhard a reconnu n'avoir pas répétées. Cet auteur a, par exemple, confondu la continuation avec le phénomène assez explicable, de la pose en deux temps avec des lumières actiniques ; si, par exemple, une plaque sensible exige à une certaine lumière dix secondes de pose pour donner un commencement d'action, en exposant une partie de la plaque pendant cinq à six secondes seulement, puis la totalité à un voile de même durée, on n'aura d'image que là où les deux impressions sont superposées pour dépasser le seuil de dix secondes. Cette expérience réussit avec toutes les surfaces sensibles, avec toutes les lumières actiniques et avec ces dernières seulement. Elle permet de faire apparaître une image avec une pose réduite à la moitié ou au tiers du seuil. C'est peu de chose comparé à l'effet continuateur, qui équivaut à multiplier la pose par 500 ou 600, puisque c'est un véritable développement.

Quant aux épreuves si transparentes obtenues avec l'aide des rayons X, épreuves que M. Guébhard considère comme accidentelles, et dues à un « heureux hasard » (ce qui n'est pas un argument), il est extraordinaire qu'après avoir fait tant et de si méthodiques expériences sur la solarisation, l'auteur précédent n'ait jamais pu obtenir cet heureux hasard que j'ai si souvent rencontré. M. Guébhard pourrait-il dire combien il faut de clichés pour que le résultat cesse d'être « accidentel » (*) ?

Dans un autre article, je montrerai que la théorie de la fonction photographique repose uniquement sur des erreurs d'interprétation.

(') J'ai publié dans le Bullelin de la Société d'Encouragement des spectres de destruction complets, comparativement à des spectres de solarisation.

(3) Je ne saurais passer sous silence le singulier argument, d'ailleurs mal fondé, donné par M. Guébhard (p. 343, en note). J'avoue qu'il me paraîtrait excessif de solliciter un prix important pour un procédé qui exige trente secondes de pose.

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