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ESSAIS DES CIRCUITS TÉLÉPHONIQUES

et mesurant le courant reçu par un milli-ampèremètre intercalé entre l'autre bout de la ligne et la terre.

Pour une ligne homogène de L kilomètres de longueur, présentant une résistance kilométrique r et une fuite ou conductance kilométrique égale à <7, on a :

* ~RoSA(U) + RrCA(U)'

i étant l'intensité du courant reçu par Tappareil récepteur. Dans cette relation,

Ro

— y ^ et a — sfrg,

Ra-j est la résistance ohmique propre du récepteur.

Tout se passe à l'extrémité de la ligne comme si cette ligne présentait une résistance apparente R, égale au dénominateur de la fraction.

Pendant l'état variable qui résulte d'une transmission rapide (d'une transmission téléphonique par exemple), la résistance apparente de l'extrémité réceptrice peut différer notablement de celle qui existe dans Tétat permanent.

Bien que la mesure de la résistance apparente du circuit en régime permanent puisse fournir d'utiles indications sur les conditions de travail de la ligne, il paraît désirable d'obtenir par mesure directe l'intensité du courant reçu dans les conditions mêmes d'utilisation.

Les dispositifs imaginés par l'auteur ont pour objet de satisfaire à ces desiderata.

On ne peut songer à employer des électrodynamomètres, car les électrodynamomètres sensibles et capables de se prêter à la mesure de courants téléphoniques présentent une inductance beaucoup trop considérable pour l'objet en vue.

On se sert d'un appareil thermique de faible résistance et d'inductance négligeable.

Le procédé consiste à enregistrer les variations de résistance d'un iil de platine très fin échauffé par le passage du courant téléphonique. L'un des filaments employés avait un diamètre de 1,7 p. et une longueur de i™"',6. Comme la masse d'un pareil fil est de 6 . iO-' grammes, on voit qu'une quantité de chaleur équivalente à 1 erg suffit à élever sa température de i2**,3.

666 KENNELLY. — DIAGKAMME DE TRAVAIL DES MOTEURS

Le filament fin est disposé dans Tune des branches d'un pont de Wheatstone dont Téquilibre est réalisé en intercalant dans les autres branches des résistances à faible coefficient de variation.

Les résistances sont inductives afin de localiser dans le filament fin Taction du courant de haute fréquence.

Avec le filament de 1,7 fi de diamètre, on pourrait, selon Fauteur, déceler un courant de 7 microampères.

L'auteur a opéré sur une ligne artificielle et déterminé le courant reçu pour différentes valeurs de la longueur de la ligne.

Le courant varie très sensiblement en raison inverse du carré de la longueur de la ligne, et les résultats concordent avec ceux que fournit le calcul de la relation obtenue par Tau tour et donnée précédemment :

ZoS/iU + 'L^ChLa

Remarque, — Le dispositif employé par M. Kennelly, et auquel il a donné, d'après Fessenden, le nom de « barretler », est tout à fait analogue aux dispositifs bolométriques que nous avons signalés (V), et que nous utilisons pour la mesure des courants de haute fréquence reçus par les antennes. L'appareil ne parait différer de nos boiomètres que par la manière d'établir l'équilibre, qui n'est ici réalisé qu'à l'aide de résistance à faible coefficient de variation au lieu d'être obtenu par un filament identique, et par l'absence de précautions spéciales pour assurer l'isolement thermique du système, toutes circonstances qui doivent certainement en diminuer la précision.

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