L.-G. EUrbbiit
53. — Les méthodes de la psycholo^e expârlmentale, par N. Vas- CHiDSS. La Revue des Idées, 1906, p. 60B-688 et Georges Matisse, 1906. p. 03V9i5.
V. distingue méthodes propres & l'investigation psychologique : !■* ta méthode psycho-phygiquc : (méthode des plus petites différences sensibles, des erreurs moyennes, des cas justes et faux ; la psychométrie) ; 2° La méthode psycho-physiologique; 3" la méthode psycho-pathologique; 4° l'hypnotisme, la suggestion et l'étude des phénomènes dits occultes ; 5» le mental lests ; ù'* la méthode des enquêtes : 7*^ l'analyse mentale.
M. estime que celle liste est incomplète et il ajoute à l'énnmératioo précédente: i" la méthode analomique et anatomo-palhologique; *• la méthode histologique ; 3" la méthode de l'anatomie comparée; 4* la méthode palèontologique ; 5** la méthode embryologique ; 6*» la méthode physiologique; 7" la méthode de la psychologie comparée ; 8" la méthode de la psychologie zoologique.
Toutes ces méthodes se ramènent à deux groupes: 1° mélbodes des sciences physiques ; 2^ méthodes des sciences naturelles.
Clément Cbarpentieb.
ETUDES SUR LB SYHTEME iSEHVEVX
If. — Études son lf système ïîbrvbux (Anatomir rt Piîtsiolooir)
54. — Les Toiee de la sensibilité dans la moelle de l'homme. Rapport présenté à la section de neurologie du XV" congrès inlenialional de médecine, par J.Gkasskt (Montpellier] Montpellier médical, tome XXII» 30 pages.
G. critique les diverses méthodes de reclterche destinées k aboutir & la coonaissarice physiologique de l'homme. Une seule fournit un résultat précis et absolu, c'est l'élude de l'homme vivant à l'étal physiologique et à rélat pathologique, c'est Ja méthode phyno-pathohgique qui utilise les documents anatomo-cliniques (Charcot), met eu regard le fonctionnement de l'homme sain et le functionneraent de l'homme que la maladie a mis eu expérience, puis constate à l'autopsie la partie du système nerveux qui est détruite chez Te second et en déduit la fonction de celle région.
G. recueille ensuite les cas à'anexlhésie médullaire cpars dans la littérature médicale pour dresser un schéma des voix sensiltves.
Etienne Rabadd.
G5. — Sommeil électrique par des courants électriques de basse tension. Epilepsie électrique et électrooution; par touiss Rodinovitch {Dugas et C'% Nantes, 1906.)
L'auteur relate les expériences faîtes sur l'iabibition des mouvements volontaires et de la seusibilité {sommeil électrique) — de la respiraliou (éleclrocuiiou), au moyen des courants Leduc et, pour la première fois, sans trépanation préalable. Chez l'homme, le sommeil électrique a été réalisé dès 1902; chez l'animal on peut le prolonger au delà de huit heures, il est plus facilement supporté que la narcose par l'ëther ou le chloroforme.
Pendant le sommeil, les pupilles sont contractées ; la température s'abaisse au début, après quoi elle reste stationnatre, l'action des deux pôles est différente, on procède d'ordinaire en plaçant la cathode à la téta de t'&nimal^ mais il faut un voltage moindre avec le pôle positif à la léte, en revanche la respiration est plus pénible et plus rapide. Les rétlexes sont conservés, exagérés même aux membres postérieurs. La fermeture du courant amène une élévation notable de la pression (qui se produit également pendant le sommeil chloralosique, d'après Richel) : ce phénomène paraît bien être d'origine vaso-motrice. 11 se modifie si l'on élève la dose d'électricité au point de produire uue attaque d'épilepsie ou l'élcctrocutlon, l'élévation devenant alors de moins eu moins marquée. L'avantage du courant Leduc, c'est qu'il n*entralue pas de lésions apparentes dans les centres nerveux, tandis qu'on en constate dans lesélccLrocutious pratiquées en
Amérique (mesares judiciaires}.