ORAISON DE JÉSUS
Soumission.
Pater , si vis , transfer calicem istum à me : verumtamen non mea voluntas t sed tua fiat *.
Mon père, éloignez, s’il vous plaît, de moi, ce calice : néanmoins que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la vôtre.
Oraison du Christ au jardin des Oliviers, vous êtes sa première agonie. Une sueur de sang couvre ses membres épuisés, une angoisse mortelle l’oppresse, les anges ne recueillent que ses gémissements. La justice éternelle le traite comme une vigne qu’on vendange *. Voilà donc, ô mon
1 Sainl Luc, ch. xxii, JL 42.
1 Quoniam vindemiavil me, ut loculus est Dominas in die iræ furoris sui. — Jérémie, Lamentations, ch. i, f, 12.
PRIÈRES
Sauveur, votre part de la condition humaine, la douleur et les combats! Mais l’amour les domine, cet amour triomphant plus fort que la mort dans l’obéissance et le sacrifice. Que je m’attache à vos pas, mon adorable Maître ; qu’à la fois je souffre, je tressaille ; qu’avec mes frères d’ici-bas je sente en moi gémir, se contrister la nature ; mais aussi qu’avec mon frère Jésus, ce frère qui est mon Dieu, je surmonte ma lâcheté et mes terreurs. Unie à vous, que je m’abandonne, que je me livre sans autre retour à votre pitié, à votre miséricorde, à la surnaturelle espérance dont vous avez fait pour nous une vertu.
Grâces de la prière de Jésus-Christ, descendez dans nos âmes.
f. Que les noms de Jésus et de Marie soient jusqu’à notre dernier soupir sur nos lèvres et dans nos cœurs.
r). Et notre premier cri dans l’éternité.
PRIÈRES