‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 3)Chapitre 25 sur 124 · BAPTÊME DE J^SUS-CH&IST · texte numérisé non relu

BAPTÊME DE J^SUS-CH&IST

I* Quelle utile leçon donne Notre-Seigneut à ceux qui doivent remplir le ministère dei âmes ! Quel besoin de pureté puisque Jésus, le Saint des saints, s'applique cette parole : Sanc-tificetur adhuc. — Donc amplius lava meK

Il est une source inépuisable de corruption dans mon pauvre cœur. Je puis la comprimer, la détourner quelquefois, mais je la retrouve toujours prête à jaillir; donc amplius lava me;

Comment donner la pureté aux autres, le plus grand bien qu'ils réclament, si je ne Tai pas moi-même? Donc amplius lava meJ

Comment me garder de la contagion de tant de corruption ? Que de dangers! Donc, am^ Tplius!...

2^ Mais il est aussi des cœurs si purs aux*

X. Que celui qui est saint se sanctifie encore. (Apoc^ Xxn, II.) — Lavez-moi davantage. (Ps. Miserere.)

quels on est tenté de dire : Ego debeo a te bapti^ariy et tu vents ad tne^ï Car Notre-Seigneur vit et règne en ces âmes. Et cependant il le faut : Sic decet impleri omnem justitiam. — Sentiment d'humiliation qui fait du bien, qui purifie. 04mplius lava me!...

3* Ces eaux purifiantes du Jourdain dont le prêtre a tant besoin pour son ministère , ce sont les eaux de la pénitence, de la contrition, de la tribulation aussi. Ah! si du moins cette source de grâces ne s'épuisait pas plus en nous que cette source déplorable de la corruption et de la sensualité!

4** Que je me purifie de plus en plus dans ces eaux pendant la retraite. Si je pouvais, en sortant de ces eaux, être comme animé d'une vie nouvelle, de la vie surnaturelle du Saint- Esprit; si la colombe s'arrêtait sur moi, c'està-dire cet esprit de pureté, d'humilité, de simplicité, de douceur que Notre-Seigneur est venu apporter sur la terre , qui le fait reconnaître comme le Fils de Dieu : Hic est Filius dilectus!

I. Je devrais être baptisé par vous, et vous venez à moi. (Matt.,111, 14.) — C'est ainsi qu'il convient d'accomplir toute justice. (Ibid.)

SEPTIÈME JOUR

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