‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 3)Chapitre 45 sur 124 · V. le Père Balthazar Alvarez. (Note du R. P. Olivainté · texte numérisé non relu

V. le Père Balthazar Alvarez. (Note du R. P. Olivainté

loo RETRAITE DE 1SC2.

cette nature déchue, perdue par la triple concupiscence, c'est-à-dire par Tamour des richesses, des honneurs, des plaisirs, qui semble constituer la déchéance de la nature et la nature même. De là cette nécessité qu'il choisit, d'aimer la painTeté, l'humiliation et la souffrance.

Parce que Jésus-Christ est venu pour sauver la nature en expiant ses péchés. Pauvreté, humiliation, souffrance, c'est Texpiation même.

Parce qu'il est venu pour sauver la nature en l'affranchissant de la triple concupiscence. Pauvreté, humiliation , souffrance, c'est la vraie liberté.

Parce qu'il est venu pour enseigner aux hommes affranchis la vraie manière d'aimer et de glorifier son Père. Pauvreté, humiliation, souffrance, c'est la vraie preuve et même la mesure de l'amour de Dieu, et par là de la gloire qu'on lui procure.

Parce qu'il est venu pour rendre le bonheur à l'homme condamné depuis le péché. Le bonheur, il est nécessairement dans la gloice de Dieu, dans l'amour de Dieu, dans la liberté... Donc pauvreté, humiliation, souf--

LE SACRÉ COaUR DE JESUS. . loi

france , c'est le vrai bonheur de Thomine *.

3* Et nous, pourquoi devons-nous les aimer?

— Parce que nous devons nous assurer autant qu'il est en nous le bénéfice de la mission de Jésus-Christ ;

Parce que nous devons prouver à Jésus- Christ, en les aimant, que nous l'aimons luimême;

Parce que nos progrès dans notre amour pour lui dépendent de notre amour pour elles.

Mais si nous prétendons nous unir plus intimement encore à Jésus-Christ, si nous prétendons le suivre dans l'apostolat, pour travailler comme lui au salut des âmes, nous devons les aimer bien davantage encore.

4<> Comment Jésus-Christ les a-t-il aimées?

Il les a tant aimées,

Qu'il est descendu du ciel pour elles ;

Qu'il a voulu être reçu par elles dans son bçrceau ;

Qu'il les a choisies pour sœurs ou plutôt pour mères, bien plus pour épouses;

I. V. dans cette Retraite la dernière méditation da sixième jour. (Note du R« P.Olivaiut.)

los RETRAITE DE iStfa.

Qu'elles ont été ses compagnes à jamais inséparables ;

Qu'il s'est identifié avec elles, de telle sorte qu'il a pris tous leurs traits et qu'il leur a donné les siens;

Qu'il a vécu toute sa vie parmi leurs enfants, les petits, les souffrants et les pauvres;

Qu'il a dit malheur aux riches, aux superbes, aux voluptueux ;

Qu'il a écrit son Évangile pour elles ;

Qu'il a rassemblé ses disciples pour être leurs disciples ;

Qu'en se les attachant par les trois vœux de religion il les a associés inséparablement à ses trois compagnes;

Qu'il a embrassé la croix pour elles ;

Qu'il leur a permis de s'en approcher plus près que les saintes femmes ;

Qu'il les a reçues avec lui sur la croix, grâce qui ne fut pas faite à Marie elle-même ;

Qu'il leur a confié Marie sa mère en même temps qu'à saint Jean ;

Qu'il a voulu mourir daus leurs bras et dans leur linceul;

Qu'il les a glorifiées, qu'il les a réhabilitées à jamais par sa mort;

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