II. Tempête. — Les épreuves m'attendent
Me préparer, agenda contra : en avant!
Les apôtres rament sans se décourager; voilà l'exemple à suivre. Ils font tout ce qui dépend d'eux. Mais pourquoi ne crient-ils pas à Jésus, comme autrefois quand il dormait dans la barque? parce qu'il est absent, croient-ils donc qu'il ne peut rien pour eux?
La prière jointe au travail.
Jésus veille, il entend notre prière. Sa bonté, sa providence ne sauraient être prises en défaut.
LA MORTIFICATION. aj
La nuit, les flots, rien ne Tempêche de venir au secours de ses apôtres.
IIL Phantasma^. — Ne crains rien, mon âme, ce n'est point un fantôme; ne te fais pas une fausse idée de Jésus. Ce n^est pas un homme qui n'oublie pas les fautes passées, qui ne rend pas sa confiance et qui se venge. Ce n'est pas un maître orgueilleux et dur, qui cherche à effrayer. Le fantôme^ c'est le démon qui cherche à jeter la terreur en moi, qui me menace avec d'autant plus de rage que je lui échappe encore. Mais Jésus vient à mon aide avec d'autant plus de bonté qu'il m'a déjà sauvé, que je lui appartiens à un nouveau titre, que ma faiblesse, mon impuissance sont plus grandes, que mon ennemi est plus furieux.
Ego suniy nolite timere.
IV. Pierre marche sur les eaux. — C'est le prix de la confiance. Que de fois j'ai enfoncé, comme il enfonce lui-même bientôt! C'est que la confiance m'a manqué. Mais maintenant, les yeux sur Jésus ! prière à Jésus !
Oubli de moi-même. Pierre aurait continué
z. Et les apôtres troublés dirent : Cest un fantôme, <Matt., 3av, 26).
S4 RETI^AITE DE 1860.
d'avancer, s'il n'eul) pepsé à lui, s*îl n'eût cherché son appui en lui-même. Oubli de moi-même, renoncenaent, et je marcherai sur les eaux. Si, pçu: l^i mortification ^ je pouvais m'alléger du poids de la sensualité, de l'amour charnel et mondain, les eaux mç porteraient sans peine.