CONSCIENCE
I. Quelle sera ma conscience au jugement? — Ni le démon, ni les créatures, ni Dieu même pour m'accuser . . . Ma conscience déployée comme un livre !
Alors comme elle sera droite ! Point de replis, de double fond, d'illusions, de prétextes, d'in-
a3<S RETRAITE DE 1869.
térôt contraire, d'influence mondaine ou diabolique.
^ Elle sera si fidèle, qu'elle semblera être tout le tribunal, comme si Dieu assistait seulement.
Elle-même offre le crucifix, car elle est marquée de ce signe ; elle - même montre l'Evangile et les règles d'après lesquelles elle est jugée ; elle-même montre le livre où sont écrites les fautes même les plus secrètes ; elle-même est accusateur et juge. Dieu peut dire : C'est toi qui te condamnes. Que dis-je? elle-même est déjà bourreau; d'elle-même elle se précipiterait dans l'enfer, si elle était coupable.
Comme tout irait bien pour le salut, la perfection, si déjà ce tribunal était en permanence dans la vie religieuse ! Et comment n'en seraitil pas ainsi? C'est un des avantages qu'on y espère ; là, en tout temps, loin des distractions, des intérêts , des compromis , on vit à la lumière de Dieu et des vrais principes , dans des rapports continuels avec Jésus, qui font une nécessité d'une pureté sans tache pour l'autel.
Ali ! si je profitais bien de la vie religieuse pour ma conscience.