‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870Chapitre 140 sur 174 · I. Judic, I · texte numérisé non relu

I. Judic, I

jo3 RETRAITE DE 1870.

qu'ainsi le Saint-Esprit règne enfin, et que le démon enfin soit tout à fait vaincu !

Je vois tout cela dans Vagendo contra ; me trahissant moi-même, me suicidant, pour ainsi dire.

IL // le faut! — Ou le démon reprend l'empire comme tant de fois déjà; et quel chagrin alors! Comme tout serait brisé en moi !,.. Aussi bien, cet effort n'est pas impossible , combien d'autres l'ont pu ; mais moi-même , en certain temps!... Où en serais-je si j'avais été constant >

Ah ! Jésus, si bon, proptèr bonitatem infinitam. mérite bien que je fasse une nouvelle tentative, mais plus généreuse. Et puis il vient lui-même à mon aide. Seul je ne puis rien, mais sous la conduite du Saint-Esprit je puis tout.

Donc à V œuvre! i" contre la sensualité; 2° contre l' amour-propre, contre la négligence dans les exercices de piété, contre la lâcheté, le découragement, la paresse, c'est-à-dire efforts continuels pour purifier l'âme, c'est-àdire aussi continuelle assistance du Saint- Esprit.

Engagement, quoi qu'il en coûte, jusqu'au

troisième degré d'humilité, malgré les fatigues, les souffrances, les révoltes.

Offrande par Marie : Je n'oserais moi-même après la trahison; mais il me semble que Marie se porte garant, promettant de me conserver, sous la conduite du Saint-Esprit, dans la pureté de cœur.

Offrande à Jésus avec Marie; au Père avec Marie et Jésus.

Câdvetiiat regnum tuum : Le règne du Saint- Esprit dans la pureté du cœur; c'est déjà la consolation et la récompense.

Page 1