‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870Chapitre 168 sur 174 · COMPASSION DE LA SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

COMPASSION DE LA SAINTE VIERGE

Contemplation de Notre-Seigneur descendu de la croix, et reposant sur les genoux de Marie. Que cette vue m'a fait de bien!

Je voyais la sainte Vierge et Madeleine déta-

3iS RETRAITE DE 1870.

chant avec précaution la couronne, comme si Jésus pouvait souffrir encore !

Larmes de Madeleine, mais surtout de Marie.

Quelle douleur pour une mère de trouver le corps de son fils dans un tel état !

Mais elle sait quelles douleurs dans le cœur de son fils correspondaient à toutes les plaies, et comme elle les ressent encore!

Elle sait quels péchés correspondent à toutes ces plaies, à toutes ces douleurs, et par la communication de sa pureté immaculée avec celle de Jésus, par le sentiment de sa sainteté, comme elle souffre de tous ces péchés qu'elle lit dans toutes ces plaies !

Comme elle souffre de ceux des Juifs ! mais combien plus de ceux de tous les hommes ! de ceux des prêtres, des religieux, des amis de Jésus... et des miens en particulier !

Et sa douleur gémit sur moi, car elle est mère,... en quelque sorte plus que sur Jésus même, son fils unique et chéri, car lui n'était pas coupable. Comme elle est fidèle à la recommandation de son fils aux saintes femmes : Pleurez sur vos enfants, comme elle pleure sur moi !

Et elle me montre mes péchés, tous mes

péchés dans les plaies sacrées qu'elle arrose, comme mes péchés, de ses larmes, pour expier encore mes péchés en lavant ces plaies. Quel examen de conscience !

Et je serais insensible à ces larmes^ à ces plaies, à cet amour de Jésus, de Marie, je serais insensible à mes péchés !

Non, contrition renouvelée dans cette méditation, et avec la contritioij, la résolution de ma retraite.

Que je les offre à Marie, à Jésus mort pour moi, que je les dépose dans les plaies de Jésus... întra tua vulnera absconde me; que je les confie à Marie; et que pour les garder fidèlement, je puise la force dans le Cœur de Marie, dans les plaies de Jésus.

HUITIÈME JOUR

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