Tu as menti, non pas aux hommes, mais à Dieu
2. Des jeunes gens l'emportèrent et creusant une fosse ils l'enterrèrent. (Luc, v, 6.)
ja RETRAITE DE 1866.
tomber encore, de trahir encore : car enfin ce sacrifice n'est pas forcé, nonne manens tibi manebat et venundatus erat in tua potestate ?
Mais si je ne fais pas ce sacrifice, Ananias sera bientôt après la retraite aussi languissant qu'avant, ce sera bientôt la mort peut-être.
Prévenir un tel rrtalheur ! Donc, coûte que coûte, sincèrement, généreusement offrir le sacrifice, mais en me précautionnant contre le démon et contre Saphira. — Saphira, la nature, est plus à craindre que le démon, car c'est elle qui fait la force de la tentation par sa complicité ; c'est elle qui perpétue le mal, même après la chute d'Ananias ; elle qui paraît trois heures après lui devant saint Pierre, continuant de retenir le bien dérobé à Dieu. Mais elle est frappée tout à coup : châtiment bien juste.
Ananias pourra se relever, puisque Saphira n'est plus.
Mais écartons-la déjà, cette passion funeste, cette sensualité, cette mollesse de la nature pour préserver de toute chute Ananias, figure du dévouement à Jésus.
Qu' Ananias aurait été heureux si, comme tant d'autres, il avait eu la pensée non-seule-
ment de renoncer à ses biens, mais encore de se séparer de Saphira !
Rompons avec elle, nous surtout, nous prêtres, nous religieux. Nos résolutions seront ainsi plus généreuses, plus sincères et plus fidèles.
SEPTIÈME JOUR