LE REGARD DE JÉSUS CONVERTISSANT PIERRE
De moi-même j'ai bien pu, comme saint Pierre, ne pas veiller, ne pas prier; suivre de loin Jésus , sans me faire violence ; aller chercher des consolations humaines : calefaciebat se... renier Jésus trois fois , et que de fois encore ! sans entendre, sans remarquer le cri du coq, le cri de la conscience...
Pondus!... il n'y a, pour cela^ qu'à suivre la nature. Mais comment sortir de là? comment me convertir? comment trouver les larmes, la contrition? — Par moi-même, c'est impossible. . . Cela n'appartient qu'à Dieu qui fait miséricorde à qui il lui plaît, cujus viilt, miseretiir^.
Ah! les larmes ne viennent pas... la conversion, la contrition, la grâce de Dieu se font attendre... — Si je les trouvais si vite, je me les attribuerais peut-être comme tant de dons de Dieu. Je suis déjà si disposé à mettre ma force morale en moi! — Un peu pélagien... Comme si, par ma volonté, j'étais bon! Que je sente ma ridicule impuissance!