‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870Chapitre 46 sur 174 · JUGEMENT PARTICULIER · texte numérisé non relu

JUGEMENT PARTICULIER

Que voudrais-je avoir fait pendant cette vie, au moment où je paraîtrai devant le souverain juge> — Demander la grâce de le faire dès maintenant.

I. Le Pénitent. Plus d'illusions , plus d'idées fausses ou vagues, plus d'attaches... L'esprit voit clairement que Dieu est le souverain Bien , et la volonté s'y porte. Cependant toutes ses fautes se dressent devant lui. Qu'il est coupable ! Comment paraître devant le souvenain juge? — Si je pouvais fuir? — Et comment

LA FIN : A. M. D. G. icp

vivrais -tu, si tu pouvais fuir? Quelle idée, quelle volonté!

Fais ainsi , puisque tu es encore sur la terre, rejette toute illusion, toute attache, tends au terme, terminus ad quem... — Aussi bien,

II. Le Juge!... est-ce le très-miséricordieux Jésus > Non, non, mais le très-juste. L'heure de la miséricorde est passée. Il demande compte de ce temps, de ces forces, de ces grâces... Pas un jour, pas une action digne de lui ! — Ah ! si c'était maintenant le jugement, que deviendrais-je? Encore un répit; il faut en profiter pour m'assurer une bonne sentence de ce terrible Juge.

III. La Sentence. — Terrible, immuable! Elle n'est point comme cette sentence trompeuse du monde sur moi ; elle n'est point comme cette sentence indulgente de la confession. Si maintenant elle était portée, que deviendrais- je à jamais? Heureusement, il y a retard, le temps d'y remédier. Que faire i^ Me juger moimême , non comme le monde , mais comme Dieu; puis, bonne confession, et, avant tout, conversion sincère pour m'assurer une meilleure sentence.

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