‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870Chapitre 66 sur 174 · DEUXIÈME TENTATION DE JÉSUS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME TENTATION DE JÉSUS

Mitte te deorsum. — On est au pinacle, au troisième ciel, dans la ferveur de la retraite,.., et le démon vient : Tu n'as rien à craindre, angelis mandavît de te.,, tu peux t' exposer à ce danger : Mitte te deorsum...

Vade rétro.., Qângelis mandavît ut ciistodiant te in viis, et non in prœcipitiis.

Et vita mea appropinquans erat in inferno deorsum... Et non erat qui adjuvaret. Res~ piciens eram ad adjutorium hominum, et non erat... Memoratus sum mîsericordiœ tuœ, Domine ^.

Le grand moyen dans le danger c'est la prière, la confiance en Jésus... memoratus sum... et plus de précautions encore à l'avenir.

I. Retire-toi... Il a ordonné à ses anges de te garder dans les voies et non dans les précipices... Et ma vie s'approchait des profondeurs du tombeau... Et personne pour m'aider... Je tournais les yeux vers le secours des hommes, et il n'y en avait pas : je me suis souvenu de votre miséricorde, Seigneur. (Eccl., Ll.)

Felices qui oderunt [animam) custodiendo, ne perdant amando. Si maie amaveris, timc odisti ; si bene oderis, tune amasti *.

Application de ce deorsum de la tentation au découragement, au désespoir.

Autre application. — Vanité qui veut paraître et briller, qui se précipite dans les œuvres sans la volonté de Dieu, sacrifiant maison, emploi... Vade rétro.., non tentabis Dominum.

Me rappeler le reproche de Jethro à Moïse, qui se chargeait de trop de soins : Non bonam rem facis.., multo labore consumeris.,. L'important n'est pas de faire beaucoup, mais de bien faire, c'est-à-dire surnaturellement, par la volonté de Dieu, selon la volonté de Dieu.

Je vois quelle est la volonté de Dieu : c'est d'abord que je ne me ménage pas moi-même ; que je réserve le temps du désert, des exercices de piété ; que je reste concha, non canal is; Jésus même ne mettait-il pas ce soin avant tout?

I. Heureux ceux qui haïssent leur âme en la gardant, de peur de la perdre en l'aimant. Si vous l'aimez mal, vous la haïssez ; si vous la haïssez bien, vous l'aimez. (S. Augustin, Ti'act. LI, in Jûj.n.)

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