II. a
unie si intimement à Jésus -Christ que le Maître a pu dire : Ego sum vitis, vos palmites. Vous qXqs des branches qui ne peuvent rien porter sans moi, qui reçoivent de moi la sève, c'est-à-dire la grâce, la foi et l'amour, la vie même, la substance des fruits qu'elles doivent porter. Parole qui a surtout son accomplissement pour le prêtre qui, à l'autel, a des rapports si intimes avec Jésus, qui se nourrit tous les jours de son sang, de ce sang qui doit couler de la vigne nouvelle.
Et moi, qu'ai-je fait pour répondre à tant de bontés? Si la branche de la vigne avait l'esprit et le cœur et qu'il dépendît ainsi d'elle-même d'aider le vigneron, d'écarter tous les dangers, d'attirer la sève pour produire des fruits plus généreux et plus abondants, avec quel zèle elle remplirait cette tâche!
J'ai laissé les petits renards^ pénétrer dans la vigne; que de fleurs^ que de bons désirs arrachés par eux, que de racines, que de bonnes résolutions rongées par eux!... et la vigne s'est desséchée.
Les oiseaux, figure des affections mondaines,