Qui y manquent
4. Jean-Casimir, comte palatin, troisième fils de Frédéric III, électeur palatin, duc de Bavière, amena en 1508 aux Huguenots, commandés par le prince de Condé, trois mille lansquenets et six mille cinq cents reitres: il se retira après la paix de Longjumeau (23 mars). Il revint en 1576 jusqu'à la paix dite de Monsieur (6 mai): puis il se décerna, dit-on, dans son pays les honneurs du triomphe. Brantôme. t. I, p. 324.
il y a plus de vint ans‘. Lequel seigneur lui recita à table, sans ambition et affectation, sa condition et sa vie : lui dit entre autres choses, qu'ils ne font nulle difficulté, pour leur religion, de servir le roy contre les huguenots mesmes ; ce que plusieurs autres nous rendirent en notre chemin, et qu’à notre siege de la Fere ilyen avoit plus de cinquante de leur ville; qu'ils epousent indifferemment les fames de notre religion au prestre, et ne les contreignent de changer.
Delà apres disné nous suivimes un païs beau, plein?, tres fertile, garny de plusieurs beaus villages et hosteleries, et nous rendismes à coucher à
Base, trois lieues. Belle ville de la grandeur de Blois ou environ, de deux pieces; car le Rein traverse par le milieu sous un grand et tres large pont de bois.
La seigneurie fit cest honneur à MM. d'Estissac et de Montaigne que de leur envoyer par l'un de leurs officiers de leur vin, avec une longue harangue qu'on leur fit estant à table, à laquelle M. de Montaigne respondit fort long-temps, estans descouvers les uns et les autres, en presence de plusieurs Allemans et François qui estoint au poisle avecques eus”. L’hoste leur servit de truchement. Les vins y sont fort bons.
nn —æ... — — — —— — —=- — — 2. —-— —- —- —- —
1. Cette longue phrase est peu correcte, à moins qu'on ne lise : et esf pansionnere... Mais je crois plutôt qu'ii y a là deux notes mal placées, concernant l'hôte du Raisin, et non pas le seigneur qui entretient Montaigne à table. Si cet homme était le valet qui sert à boire, Montaigne ne s'étonnerait pas de le voir sans suite ct sans autorité; et comment pouvait-il faire campagne contre le roi, s’il en était pensionnaire ? Il vaut donc micux lire : et son hoste du Reisin [qui leur servoit à hoire| revenir du conseil... pour servir ses hostes à table, [et estre pansionnere du Roy à trois cens escus par an, il y a plus de vint ans].