E. Beau. A Montsouris, pas d'organismes visibles
48. N.-E. Beau. Quelques rares vibrions reparaissent au milieu de spores cryptogamiques assez variés. Des décoctions de diverses plantes : poivre, maïs, tabac, et sur lesquelles on fait passer le même jour on courant d'air assez lent pendant douze heures, se couvrent toutes de moisissures au bout de quelques jours. En outre, après un repos de quinze jours, la décoction de poivre contient des bactériens et des cellules de torula ; la décoction de tabac ne renferme aucun organisme mobile, mais elle est troublée par des flocons de mycélium ; la décoction de maïs montre des bactériens filiformes en grande quantité, mais pas de cellules de saccharomyces.
49. N.-W. Beau. Les organismes mobiles deviennent très-abondants et affectent les formes dessinées fig. 9. Les vapeurs d'ammoniaque arrétent les mouvements d'un grand nombre d'entre eux; les vapeurs d'iode produisent le même effet. A c6té de ces corpuscules mobiles, on rencontre encore des bâtonnets doués d'un faible mouvement oscillant. On renferme une gouttelette de cette eau dans une cellule. Le lendemain, presque tous les corpuscules ont perdu leur mouvement et leurs contours sont devenus irréguliers. Une goutte de cette même eau est évaporée et sur le résidu on laisse tomber une goutte d'une décoction de feuille de maïs. Au bout d'un quart d'heure, les mêmes formes vues dans Teàu pure reprennent graduellement leur mouvement.
50. Beau. L'eau condensée montre un amas de bactériens sans mouvement comme on en rencontre à la surface ou au fond des liquides en fermentation»
POOSSIBRBS OR6ANI<2UES DB l'^IR ET DES EAUX. 37
8S, 33. N.-E. Bean. Bien de visible dans les condensations faites rae Pllestro ou à l'observatoire de Hontsooris.
2i. N.-W. Ondées. L'eau de condensation laisse voir plusieurs corpuscules mobiles. On les retrouve plus abondants dans les gouttes de pluie qui surviennent peu après.
25. Pluvieux. Des gouttes de pluie contiennent beaucoup de corpuscules mobiles, entre autres les n^ 4 et 2 (fig. 9). Le chloroforme ne parait exercer aucune action sur eux; l'acide phénique mêlé à l'eau arrête le mouvement de la plupart d'entre eux. Deux cellules sont garnies d une goutte de pluie ; au fond de l'une des deux seulement on met une gpntte d'acide phénique. Le lendemain, les corpuscules ont perdu leur mouvement dans la cellule qui a reçu l'acide; ils l'ont gardé dans lautre.
26, 27. W.-N.-W. Beau. Peu ou point d'organismes mobiles.
28. S.-W. Beau. Des granulations reparaissent dont l'acide phénique arrête les mouvements.
3(. S.-W. Pluvieux. Des premières gouttes d'une pluie sont recueillies; elles contiennent une grande quantité de corpuscules mobiles. Leur mouvement est lent, vacillant, ou circulaire vif. Dans une pre* mière cellule on dépose une goutte de cette pluie ; dans la seconde, outre cette goutte, on ajoute au fond une goutte d'acide phénique. Les deux cellules, examinées immédiatement, présentent les mêmes phénomènes; mais, au bout d'une heure, les mouvements persistent dans la première ; ils sont arrêtés dans la seconde , sauf pour un très-petit nombre de points.
En juillet, quatre récoltes ont été faites sur la glycérine. Le grand nombre de spores de cryptogames qu'on y rencontre ne diffèrent point de ceux qu'on a vus pendant le mois précédent.
Août 4876.
L'époque des vacances est mise à profit pour l'agrandissement de nos iatxH'atoires. Le jeu des trompes est interrompu dès le début du mois. Les condensations s'arrêtent au 4 1 .
6 août. N.-W. Beau. Après une série de beaux jours, l'eau de condensation renferme quelques corpuscules mobiles.
7, 8. N.-W. Beau. Ces corpuscules mobiles ne se retrouvent plus.
9. N.-E. Beau. U en est de même le 9, malgré trois essais successifs.
GepeDdant, une goutte de l'eau condensée, étant abandonnée à Fair pendant une demi-heure, laisse voir une grande quantité de corpuscules transparents mobiles. Dans les temps secs et chauds, les corpuscules tenus en suspension dans Tair sont en effet quelque temps avant de recouvrer leur mobilité naturelle.
4 0. N.-W. Beau. On ne trouve que des matières mortes.
44. N.-E. Beau. Le vent souffle assez fort de la ville. L*eau condensée contient des débris de toute nature ; mais, parmi eux, on ne trouve aucun corpuscule organisé, ni mobile» ni immobile.
Septembre 4876.
45. N.-E. Pluvieux. L'eau de condensation, obtenue aprèsune légère pluie succédant elle-même à de fortes averses, montre une multitude de granulations irrégulières ou arrondies, la plupart immobiles, quelques autres tournant les unes autour des autres.
46, 4 9, 20. Pas de corpuscules apparents dans Teau de condensation.
24 . Six éprouvettes sont remplies d'une décoction de carottes filtrée et bouillante, et placées sous une cloche renversée sur une plaque de verre rodé. Après refroidissement, on fait passer lentement 25 litres d*air dans la cloche ; puis l'appareil est abandonné à lui-même pendant onze jours. Les tubes sont ensuite examinés. Le n* 4 renferme un pénicillium ; de rares bactériens {B. catenula^ Dujardin) et une espèce de saccharomyces. Le n* 2 renferme un pénicillium très-peu développé ; on n'y trouve ni bactérien, ni cellules mycodermiques. Le n® 3 ne montre ni moisissures, ni bactérien, ni saccharomyces; mais on trouve sur le fond du vase des flocons d'une mucosité consistant en très-petits globules incolores à peine visibles. On ne rencontre dans le n<* 4 qu'un sporotrichum. Ce même champignon se retrouve dans le n» 5, et il est accompagné de myrilades de petits bactériens isolés (B, punctum, Ehr.]. Enfin, dans le n** 6, se sont développés des vibrions à peine visibles, mais doués d'un mouvement très-vif.
23. E.-S.-E. Beau. Une pluie tombée à 4 heures du matin est examinée quelques heures après ; on y trouve une quantité considérable de très-petits corpuscules doués d'un faible mouvement vibrant; quelques autres tournent vivement en cercle. Le lendemain tout mouvement a cessé. Une condensation de vapeur, faite le même jour à 4 heures, laisse