‹ Journal de zoologieChapitre 102 sur 130 · C. MARSH · texte numérisé non relu

C. MARSH

rendre un compte exact de presque toutes les parties da squelette, est principalement dans ce cas, et les particularités les plus remarquables de sa structure ont pu être constatées. Telles sont : Texistence de dents implantées dans des sillons ; un sternum dépourvu de bréchet; Fétat rudimentaire Aé ailes et la ressemblance des membres postérieurs avec ceux des Oiseaux plongeurs actuellement existants. Ce dernier caractère qui semblait indiquer, à la première vue, que YHesperomis avait des affinités avec les Golymbidés, n*est en réalité qu'un fait d'adaptation. Le cr&ne, la ceinture scapulaireet d'autres portions importantes du squelette montrent d'une manière évidente que les alliés les plus proches de ce genre sont les Ratités ou Brévipennes, Oiseaux ayant les formes reptiliennes les plus marquées (1). Les caractères sur lesquels on peut s'appuyer pour démontrer ces affinités sont presque identiques à ceux sur lesquels s'est basé Huxley pour établir le groupe des Ratités dans son important Mémoire sur la classification des Oiseaux. Ils peuvent être résumés de la manière suivante :

1"* Le sternum est dépourvu de bréchet.

2^ Les longs axes des parties voisines tels que les omoplates et les coracoîdiens sont identiques.

3"* Les parties postérieures des palatins et les extrémités antérieures des ptérygoïdiens sont très-imparfaitement articulées avec la saillie du basisphénoïdale ou même elles ne s'y articulent pas.

&" De fortes apophyses Basiptérygoïdiennes qui naissent du corps du basisphénoïde et non de sa saillie rostriforme, s'articulent avec des facettes situées plus près des extrémités pos-

(1) Nous croyons qu'il faut réserver celte appréciation et tenir plus compte que ne le fait M. Marsh, des particularités qui relient les Odontornithes dont il s'agit aux Palmipèdes plongeurs.

(P. Gbrv.)

CABAGTÈRES DS8 ODONTORNITHES. 387

térieares qoe des extrémités antérieures des bords internes des os ptérygoîdiens.

5"" La tète articulaire proximale de Tos carré n*est pas divisée en deux facettes distinctes.

Les Yomers sont séparés comme chez les Sauriens et quelques Oiseaux de la période actuelle.

Quant à ce qui touche au bassin, Tilion, l'ischion et le pu* bis sont libres à leur extrémité distale, comme cela se voit chez rSmeu, et l'acétabulum ou cavité articulaire du fémur ne présente qu'une &ible perforation.

Les omoplates sont longues, grêles et ne présentent pas d'apophyse acromiale. Les clavicules sont libres, comme cela a lieu chez quelques très-jeunes Oiseaux, mais réunies sur la ligne médiane. Les coracoïdiens sont courts et très-élargis au point où ils se joignent au sternum. Ce dernier os n'a pas de manubrium distinct; il est, copame cela a déjà été dit plus haut, dépourvu de bréchet. Les ailes ne sont représentées que par l'humérus, os qui est long, grêle, mais ne possède pas de trace d'articulation à son extrémité distale. Il est appliqué contre les côtes et devait être en totalité ou en partie caché sous les téguments, comme chez l'Aptéryx. Ce caractère indique que l'Oiseau dont il s'agit ne pouvait ni voler ni nager.

Baptornis advenus, gen. nouv. et esp. nouv. — L'existence d'un petit Oiseau nageur, contemporain de l'Hespérornis, est indiquée par un tarso-métatarsien presque complet, provenant du même horizon géologique. Cette pièce, bien que n'appartenant pas à un Oiseau complètement adulte, est si caractéristique qu'elle peut être distinguée aisément de toutes les formes déjà décrites.

Comme apparence générale et comme proportions, l'os dont il s'agit ressemble beaucoup à la partie correspondante du squelette de l'Hespérornis, mais il en diffère cependant et d'une manière très-tranchée, par la forme du métatarsien

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externe qui, à son extrémité inférieure, égale en dimension celui qui le touche chez THespérornis ; au contraire, le métatarsien externe est plus du double du troisième. Dans l'os en question, les trois articulations trochléennes de l'extrémité distale sont presque égales entre elles. L'existence d'un pouce est indiquée par une petite dépression allongée, située sur la partie interne du métatarsien, à peu.de distance audessus de sa poulie articulaire. Gomme chez l'Hespérornis, il n'existe pas de canaux ou sillons pour les tendons à la face postérieure de Textrémité proximale.

Les principales dimensions de ce métatarsien sont les suivantes :

Longueur entière 0,076

Diamètre transverse de l'extrémité proxi*

màle. . 0,017

Diamètre antéro-postérieur 0,008

Longueur du second métatarsien. . . . 0,064.5

Longueur du troisième métatarsien. . • 0,072

Longueur du quatrième métatarsien. . • 0,072 Diamètre antéro-postérieur de Tarticulation

distale du second métatarsien. . • . 0,008.5

Diamètre transversal . 0,005

Diamètre antéro-postérieur de Tarlicula--

tion distale du troisième métatarsien. . 0,009.2

Diamètre transversal 0,006

Diamètre antéro-postérieur de l'articulation distale du quatrième métatarsien. • 0,009 Diamètre transversal 0,005.5

Cet os indique que l'Oiseau auquel il a appartenu était à peu près de la taille d'un Plongeon et qu'il en avait, selon foute apparence, les habitudes. La localité où il a été découvert est

INJECTION DES GANADIC PÉRITONÊATJX. 389

située à l'ouest du Kansas ; il a été recueilli dans les dépôts crétacés qui ont fourni les Odontornithes (1) et les Ptéranodontes.

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