F. LATA8TE
canaux déférents. L'injection se fit avec une facilité telle, grâce sans doute à la direction verticale des canaux périto* néaux, que, poussée dans un seul de ceux-ci, elle reflua, après l'avoir rempli, dans le cul-de-sac formé par la partie postérieure du péritoine et descendit aussitôt dans le canal du côté opposé. Une ligature ayant été apposée alors à la base du pénis, le tout fut brusquement renversé, de façon à placer en Tair le pénis et en bas la masse des autres organes; alors le pénis fut sectionné au-dessous de la ligature. Pas une goutte du liquide colorant n'avait sali la surface de cet organe, d'ailleurs parfaitement dénué de pigment chez l'espèce soumise à l'expérience.
Le pénis, grâce à cette absence de pigment, et grâce aussi à sa grande taille (il mesurait bien de 12 à 15 centimètres de long, et avait environ 2 centimètres de large au niveau du gland), était éminemment favorable à la recherche que j'avais entreprise. Aussi, après l'avoir dépouillé de sa muqueuse, ai-je pu suivre avec la plus grande netteté, le trajet et la terminaison des canaux péritonéaux. Ceux-ci, parfaitement calibrés, mesurant environ 1 1/2 mm. de diamètre, et rectilignes, étaient situés immédiatement au-dessous de la muqueuse, audessus et près du bord externe des corps caverneux (1) . Arrivés au niveau du gland, ils pénétraient dans sa substance spongieuse, que je dus disséquer pour les suivre. Us y conservaient un instant leur calibre, puis se rétrécissaient subitement en cône, et se terminaient en pointe, à 3 mm. environ de leur entrée dans le gland, au milieu de sa substance.
Je le répète, la préparation était excessivement nette.
Ainsi, les canaux péritonéaux n'ont pas la moindre communication avec les corps caverneux.
Mon observation vient donc s'ajouter aux nombreuses re-
(1) Le pénis est SQpposé placé dans sa position naturelle, le aillim, qni regarde vers riniérienr da cloaque, tourné en Tair.