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TÉ0L0GIE ET MY0L06IE DES MANCHOTS

La tète fémorale est aussi très-forte. Son tendon s'attache à la face antérieure du condyle externe. II est recouvert par le tendon de l'ambiens et Taponévrose d'insertion du crural moyen et du crural externe.

Le long pironier s'attache à la moitié supérieure du péroné, à la crête externe du tibia, et à une intersection fibreuse qui lui est commune avec le soléaire tibial (les deux muscles s'unissantpour recouvrir le jambier antérieur). Il est très*fort. Son tendon se partage en trois divisions : 1^ une expansion aponévrotique latérale qui se rend à la gaine fibro-cartilagineuse des tendons fléchisseurs ; 2* un tendon qui se détache un peu au-dessous de la crête externe du talon « se porte en dedans et va s'unir au tendon fléchisseur de la deuxième phalange du troisième doigt ; 3^ un tendon qui suit le bord externe du pied et se fixe au côté externe de la base de la première phalange du doigt externe, reproduisant ainsi ce qui a lieu chez les Mammifères pour une des divisions du court péronier.

Le court péronier est un muscle très-grêle qui s'attache au tibia et au péroné dans les deux tiers inférieurs de l'espace interosseux. Son tendon se termine en s'épanouissant sur la crête externe du talon, un peu au-dessus de la division du tendon du long péronier qui se rend au troisième doigt. Au voisinage de son insertion, ce tendon est croisé par celui du long péronier qui glisse dans une gouttière peu profonde en dehors de la crête externe du talon.

Gastromémien. — Le jumeau externe est un ruban charnu de force médiocre qui reste isolé jusqu'au voisinage du talon, n s'attache au fémur par deux têtes, l'une bien confondue avec la branche externe de l'anneau du biceps, l'autre qui se fixe un peu en arrière sur le bord de la face interne.

Comme les fibres du muscle adhèrent à la branche externe de l'anneau dans toute sa longueur, la branche interne se

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montre bien comme une tête du jumeau externe qui aurait ainsi chez l'Ëudyptes trois têtes fémorales.

Le jumeau interne s'attache au fémur» en arrière du condyle interne. Il reçoit sur une inscription fibreuse de sa face interne une partie de Tadducteur superficiel, comme cela se voit chez les Rapaces. Il est médiocre, quoique plus fort que l'externe.

Le soléaire tibial est très-fort, quoique un peu moins qae chez le Grèbe. 11 s'attache à la crête antérieure du tibia, à la rotule et à la tubérosité interne. Il est tout entier en dehors du droit interne, et Ton ne trouve pas chez l'Eudyptes un petit faisceau tibial, situé en dedans du droit interne, que l'on voit chez le Grèbe.

Le jumeau interne vient se terminer en pointe sur le bord du soléaire tibial et leur tendon commun forme la plus grande partie du tendon d'Achille, qui va se terminer sur la crête externe du talon et, par une expansion qui recouvre les tendons fléchisseurs, sur la tubérosité interne.

Le jambier postérieur est très-fort, comme chez le Grèbe. Il s'attache en haut de la face postérieure du tibia et se termine par un fort tendon qui s'insère largement sur la lame profonde de la gaine fibro-cartilagineuse des tendons fléchisseurs.

Le fléchisseur profond ou commun des trois doigts proprement dits, est un muscle considérable qui s'attache à toute la face postérieure du tibia, au-dessous du popliié et du jambier postérieur. Son large tendon glisse dans la partie la plus interne et la plus large de la gouttière du talon.

Le long fléchisseur du pouce est un ruban plat d'une force médiocre. Il s'attache au fémur en arrière du condyle externe, et en avant du perforé profond auquel il adhère d'abord. Son tendon glisse dans la partie la plus externe et la plus petite (regardant un peu en dedans) de la gouttière du talon. Il est

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séparé du commun par une petite crête et par une lame fibreuse insérée sur cette crête. Cette lame fibreuse est une expansion d'une lame fibro-cartilagineuse qui, en dehors, sépare les fléchisseurs profonds des fléchisseurs superficiels et, en dedans, forme au tendon d'Achille une gouttière qui le sépare du fléchisseur commun. C'est sur cette lame que s'insère le jambier postérieur.

Le tendon s'applique ensuite à la face superficielle du commun et se partage en trois divisions qui s'unissent à celles du commun pour former les tendons des trois doigts proprements dits.

Ce muscle n'envoie pas de division au pouce, mais cette division est remplacée par un petit filet tendineux qui, d'une part, se perd dans la gaine fibreuse des fléchisseurs profonds, et, d'autre part, se fixe à la deuxième phalange du pouce.

Fléchisseur superficiels ou perforés.

Couche profonde. — Sous ce rapport, l'Eudyptes est entomyen, comme les Palmipèdes en général et réalise ce que l'on voit chez le Cygne. La tête interne s'attache au bord du fémur en arrière du long fléchisseur du pouce auquel elle adhère ; la tête externe est fournie tout entière par le muscle amhiens. La masse commune ainsi formée se partage en trois divisions : 1® la plus superficielle destinée au quatrième doigt est trèsforte. Vamhiens ou contournant vient se terminer sur son bord externe ; — 2^ vient ensuite un corps charnu très-fort qui se continue jusqu'au bas de la jambe; il natt an tiers supérieur delà jambe, de X amhiens et d'un raphé oblique situé à la face profonde du muscle du quatrième doigt. 11 fournit le tendon de la deuxième phalange du troisième doigt, tendon qui forme une double gaine dans laquelle passent, profondément, le tendon du quatrième doigt, et, superficiellement, le tendon de

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la troisième phalange du troisième doigt ; — 3* la division la plus profonde vient de la face profonde du muscle du qua* trième doigt au-dessus du raphé, et se rend à la première phalange du deuxième doigt. Ce muscle est moins fort que les deux autres et très-aplati.

Couche superficielle. — Celui du troisième doigt s'attache au condyle externe du fémur, à la tête du péroné, et à la branche externe de l'anneau du biceps. Le tendon s'engage dans la gatne que lui fournit celui de la deuxième phalange, gatne dans laquelle il est logé superficiellement par rapport à celui du quatrième doigt, et va se fixer à la base de la troisième phalange du troisième doigt par deux languettes entre lesquelles passe le tendon de la quatrième phalange.

Celui de la deuxième phalange du deuxième doigt se compose de deux petites lames charnues, réunies par une large aponévrose et fixées au péroné, à la tubérosité externe du tibia en recouvrant le crural externe, et enfin à la branche externe de l'anneau du biceps. Le tendon se porte obliquement sur la gatne du talon où il glisse sur celui de la première phalange, mais, à l'extrémité du métatarse, il passe sous celui-ci en se portant obliquement de dehors en dedans.

Muscles courts du pied.

Dorsaux. — Celui du deuxième doigt s'attache à la partie externe de la face dorsale du métatarsien médian. Son tendon gagne le côté interne de la base de la première phalange et envoie une expansion au tendon de l'extenseur commun.

Celui du troisième doigt est assez fort. Son tendon s'attache à la face dorsale de la première phalange. Le corps charnu s'insère dans une fosse profonde qui sépare le troisième et le quatrième métatarsiens et sur la face dorsale du troisième en dedans du jambier antérieur. Celui du quatrième doigt s'at-

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taôhe à la face dorsale du quatrième métatarsien, h demi* distance de l'insertion du jambier antérieur et de Tarliculation» se place dans l'espace interosseux, glisse dans une gouttière formée par l'union des deux os et s'enfonce entre les deux trochlées, dans une rainure qui n'est pas convertie en trou» pour se fixer enfin au côté interne de la base de la première phalange.

Plantaires. — Celui du deuxième doigt et celui du troisième doigt n'existent pas sur notre sujet.

Celui du quatrième doigt s'attache à la face plantaire du métatarsien externe et au côté externe de la tubérosite interne jusqu'au pertuis vasculaire externe. Il est assez fort. Son tendon s'attache à la face externe de la base de la première phalange.

Le pouce a un petit muscle dorsal et un petit muscle plantaire. — Le muscle dorsal ou extemeur du pouce s'attache à la face dorsale du court métatarsien du pouce et à la lame fibreuse qui l'unit au deuxième métatarsien. Son tendon se termine sur la base de la première phalange.

Le muscle plantaire ou court fléchisneur du pouce s'attache à la tubérosite plantaire moyenne du métatarsien, et à la base de la première phalange. Il se continue jusqu'à la deuxième phalange avec le petit tendon qui représente le long fléchisseur du pouce.

Husac PBAuaKR.

Le peauder est considérable chez l'Eudyptes. Il se com* pose de plusieurs faisceaux que Reid a en partie décrits.

1* On trouve en arrière le tenseur de la membrane aa^illaire. Ce muscle s'attache aux apophyses épineuses des cinquième, sixième et septième dorsales. Il est placé en avant du coutu*

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rier qui le recouvre un peu. C'est un vaste plan charnu dont les fibres postérieures vont se perdre dans TapCMiévrose abdominale parallèlement à celles du grand oblique qu'elles recouvrent immédiatement ; les plus postérieures vont sar me lame aponévrotique qui se recourbe en anse et gagne le pubis. Les fibres antérieures se rendent sur les gaines des plumes axillaires et sur un tendon élastique qui se prolonge jusque sur Tolécrâne.

Chez le Grèbe, le tenseur de la membrane axillaire se compose d'un faisceau spinal, comme chez TEudyples, et d'un faisceau costal, comme chez la plupart des Oiseaux. Le faisceaa spinal existe seul chez t'Eudyptes.

2* Le peaucier du cou se compose d'un plan profond et d*un plan superficiel. Le plan profond est constitué par un yasle éventail de fibres charnues qui forment une sorte de teapèze. Ces fibres s'insèrent d'abord sur une lame aponévrotique qui ] recouvre les apophyses épineuses des deux premières dorsales, puis sur un raphé qui règne dans toute la longueur du cou et sur lequel les fibres des deux côtés s'entrecroisent ; puis, enfin, sur une aponévrose qui recouvre le muscle temporal, sur un cercle fibreux qui entoure le conduit auditif externe et sur le côté de la fâce.

Les fibres se dirigent d'abord un peu obliquement en avant, puis transversalement, et enfin d'avant en arrière. Le bord postérieur du muscle se réfléchit ou mieux se plie sur luimême et ses fibres s'insèrent sur la clavicule près du coracoîdien. Les fibres suivantes se terminent sur un triangle aponévrotique qui se fixe à l'humérus dans la petite gouttière qui sert à l'insertion du grand pectoral.

Les autres fibres se terminent sur un ligament élastique qui adhère à la clavicule et au bord antérieur du grand pectoral. Quelques fibres vont sur la ligne médiane s'entrecroiser avec celles du côté opposé.

OSTÉOLOGIB ET MTOLOGIB DBS MANCHOTS. k6S

Le plan superficiel se compose de fibres arciformes qui se rendent sur un raphé médian où elles s'entrecroisent avec celles du côté opposé. Elles sont plus nombreuses et plus serrées en ayant, et, au niyeau du larynx, elles se terminent sur une lame aponévrotique où viennent aussi s'insérer les fibres postérieures du mylo-hyoïdien.

On peut rattacher au peaucier une lame charnue assez mince, composée de fibres obliques qui partent des apophyses épineuses cervicales antérieures et qui se rendent sur Tapophyse orbitaire postérieure en recouvrant le temporal. Ce muscle adhère par son bord interne à une aponévrose résistante qui entoure toute la région antérieure du cou.

Comparaison des HUsaES de l'Eudtptes chrysolophe

AVEC CEUX DES VERTÉBRéS ET DES OiSEAUX.

Avee les Mammifères. — Les traits de ressemblance que nous trouvons chez TEudyptes, consistent principalement dans le grand développement du peaucier, dans le prolongement de ce muscle sur les parties latérales de la face ; dans la largeur du muscle des parures qui rappelle le faisceau du peaucier qui va rejoindre sous Vaisselle le grand dorsal et le grand pectoral.

Le tendon que le long péronier envoie au doigt externe, rappelle celui qui, chez les Mammifères, se détache du court péronier, et cette circonstance pourrait faire admettre que le long péronier des Oiseaux répond réellement à une portion du court péronier des Mammifères.

On trouve un trait de ressemblance avec les Ornithodelphes dans le faisceau abdominal du droit interne, faisceau qui rappelle le muscle mtertibial de ces Mammifères. On peut rappe* 1er aussi la force de laccessoire externe du sous-scapulaire (généralement nommé petit rond) ; ce muscle caractérise les

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Ornithodelphes, mais son tendon contient, chez eux, un sésamoïde que l'on ne Yoit pas chez les Oiseaux.

On peut observer» d'un autre côté, que les muscles de la main, sans s'écarter du type des Oiseaux, subissent une atrophie analogue à celle que Ton yoit chez les Phoques et les Cétacés.

Avec l€9 Reptiles. — Le court fléchisseur de l'avant-bras rappelle celui que Ton Yoit chez les Crocodiles.

Avec le$ Oiseaux. — On peut signaler un certain nombre de caractères dont quelques-uns sont particuliers aux Sphéniscidés.

1^ Au membre thoradque. — L'absence des muscles biceps brachial, brachial antérieur, ronds pronateurs, carré pronateur, ainsi que des muscles courts du pouce et celle du faisceau costal du tenseur de la membrane axillaire ; l'atrophie du muscle sous-épineux coïncidant avec l'absence de l'os humérocapsulaire ; l'atrophie des extenseurs et des fléchisseurs de h main ; la faiblesse du cubital antérieur dont l'extrémité proximale ne contourne pas l'épitrochlée et ne contient pas de sesamoïde ; les insertions de l'angulaire sur la face profonde de l'omoplate; le grand développement du faisceau trapézoide du grand dorsal, son mode de terminaison par un tendon et l'existence d'un anneau fibreux dans lequel ce tendon passe avec celui du grand dorsal proprement dit ; la présence d'un faisceau externe de la longue portion du triceps inséré sur la clavicule et la force énorme de ce faisceau ; la présence des deux grands sésamoïdes du coude dont l'un reçoit le tendon du vaste interne et l'autre ceux du vaste externe et du long triceps ; la disposition du court fléchisseur d,e Favant-bras ; la grande force des accessoires du sous-scapulaire ; Tadhé* rence au moyen pectoral du muscle coraco-brachial (petit peetoral de Vicq d'Âzyr) qui, d'ailleurs, ne se prolonge pas visiblement sur le sternum; le volume considérable et l'épaisseur

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da grand pectoral composé de fibres Irès-obliques et de fibres transversales ; son insertion sur la face interne de Thumérus et la force de son accessoire cutané (muscle des parures] ; la force énorme du moyen pectoral et sa division en deux faisceaux comme chez les Gallinacés et les Tinamidés, caractère qui distingue les Sphéniscidés de tous les Palmipèdes, y compris les Grèbes, ainsi que des Râles et des Ecbassiers en général.

Il faut remarquer, d*un autre côté» le développement du grand abducteur du pouce et celui de Tadducteur de la main, caractères qui peuvent rapprocher les Sphéniscidés des Autruches.

2^ Au membre abdominal. — Les dispositions sont moins caractéristiques et on retrouve, en général, le type des Palmipèdes.

On doit remarquer la force et la largeur du muscle ambiens (accessoire du fléchisseur perforé) qui pourtant coïncide avec l'atrophie de l'apophyse pectinéale, et la profondeur de la gouttière rotulienne dans laquelle glisse son tendon ; la force du couturier qui remonte sur les vertèbres dorsales et celle du tenseur du fascia lata, ce qui se voit également chez le Grèbe qui, d'autre part, ne possède pas le muscle ambiens ; le faible développement du grand fessier, ce qui établit une difiérence entre l'Eudyptes et le Grèbe, celui de tous les Oiseaux où le grand fessier atteint la plus grande étendue, mais le rapproche du Cygne et des Rapaces ; la grande force du carré ; Texistence des deux faisceaux du fémoro-coccygien, ce qui distingue l'Eu* dyptes du Grèbe, où l'on ne trouve que le faisceau iliaque ; l'absence de l'accessoire du demi-tendineux et l'union du jumeau interne avec l'adducteur, deux caractères que l'on retrouve chez les Rapaces; l'existence exceptionnelle du faisceau abdominal du droit interne ; le grand développement du soléaire tibial qui, pourtant, ne présente que Tun des deux fais*

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çeaux tibiaux que l'on Yoit chez le Grèbe ; la force du jambi postérieur ; le type entomyen de la masse profonde des fléchisseurs superficiels et sa disposition semblable à celle que Ton Yoit chez le Grèbe et chez les Palmipèdes lamellirostres (Cygne, Oie , Canard) ; Texiguité du tendon fléchisseur du pouce, lequel ne se rattache pas directement à celui du long muscle qui vient du fémur, mais se perd dans sa gaine fibreuse ; le petit Yolume des muscles courts du pouce ; l'absence des muscles courts plantaires du deuxième et du troi* sième doigts; l'absence de division du tendon du jambier antérieur ; le partage du tendon du long péronier en trois dÎTisions, dont l'une va se fixer à la base du doigt externe.

3^ Pour les muscles du tronc. — La division du grand droit de l'abdomen en deux faisceaux ; le grand développement des muscles stemo-trachéal et cléido-thyroïdien; la force du transverse, séparé du grand droit, du grand oblique et du pe« tit oblique par une cavité aérienne ; la force du sacro-lombaire, celle des muscles des gouttières vertébrales ; la grande force du faisceau cépbalique du long postérieur du cou, faisceau qui n'est pas digastrique chez l'Eudyptes, et qui se prolonge en arrière jusqu'au sacrum, comme chez l'Autruche ; la grande force de tous les muscles du cou.

4* Pour la tête. -— La grande force du temporal inséré dans une fosse profonde et celle du ptérygoîdien.

4* Pour le peaucier. — Son grand développement et sa division en plusieurs plans ; la présence des fibres ardformes et l'insertion du faisceau profond sur l'humérus ; la présence d'un faisceau plus profond qui s'attache à l'apophyse post« orbitaire ; le développement du faisceau qui forme le muscle tenseur de la membrane axillaire.

Si l'on tient compte de l'ensemble de ces caractères, on en conclura que les Spbéniscidés forment bien un groupe séparé parmi les Palmipèdes, comme ceux des Lamellirostres, des

OSTÉOLOGIB BT XTOLOGU DIS MANCHOTS. MT

Totipalmes et des Longipenoes, et q[tt*ils jne doivent pas non plus être confondus avec les Grèbes et les Guillemots ; c'est par les muscles de la jambe qu'ils ressemblent le plus aux Lamellirostres ; certains points des muscles de la cuisse les rapprochent des Rapaces et il est remarquable que cela se voit aussi chez les Frégates. Les caractères distinctifs les plus saillants se trouvent dans les muscles de Taile ob« sans parler de Tatrophie de certains faisceaux» les traits les plus remarquables sont fournis par les deux faisceaux du moyen pectoral, le court fléchisseur de Tavant-bras, le triceps bradiial et le grand dorsaU

Si, au lieu de se borner à constater les affinités, on veut se placer au point de vue de la recherche d'un type ancestral commun aux Sphéniscidés et aux Palmipèdes, on voit que ce type hypothétique ne saurait être arrivé à produire celui des Sphéniscidés qu'après de nombreuses modifications.

Si Ton considère la myologie de TEudyptes au point de vue des mouvements, on doit remarquer la forme des muscles du ' cou, celle des muscles de la région dorsale et le rapport qui existe entre la disposition de ces muscles et les mouvements de latéralité du tronc sur le bassin; la force des muscles de la queue, dont les mouvements servent à la natation et sur laquelle rOiseau s*appuie dans la station (la roideur des plumes caudales y contribue aussi] ; les dispositions musculaires des membres abdominaux, favorisant Vextension, la flexion et la rotation, et, surtout, la puissance des muscles qui agissent sur répaule, soit pour porter Faile, ou mieux la rame, en avant et en haut, ou pour la rabattre contre le tronc, soit pour favoriser dans ces mouvements la rotation de Thumérus sur son axe. Chez TEudyptes, comme chez les Oiseaux en général, les mouvements de la main sur Tavant-bras sont enchaînés & ceux de Favant-bras sur le bras, mais ces mouvements sont bornés.

kW p. GBRVA» ET E. AUX.

et c'est ce qui explique Tatrophie des muscles qui senrenl à les effectuer*

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