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HAGEN

Une étude approfondie de ce second fossile a montré à M. Newton qu'il ne pouvait être rapproché des genres Iscbyodus, iEdaphodon, Elasmodus et Gonodus, mais qu'il présente des caractères assez semblables à ceux du genre Callorbynchus, tout en se distinguant, cependant, par plusieurs points de sa structure du C. antarcticus. M. Newton en fait donc une espèce nouvelle sous le nom de Callorhynchus Hectori.

IIIL — HiGEN {Hermann A.) : Quelques cas tératologiques OBSERVÉS CHEZ LES Insectes. (Memoirs of the Muséum of comparative zoolog. Cambridge, Mass, t. II, n^ 9 ; 1876).

H. H. A. Hagen ayant découvert, en classant des Lépidoptères, rapportés du Brésil par L. Âgassiz, un exemplaire du Morpho Eurylochw^ dont la tête avait conservé la forme lar- Taire, a donné la description de cet Insecte, et il en a fait exé- CQler une figure. Cette remarque le conduisit à rechercher les diverses observations publiées sur ce genre de difformité. Celles qui sont venues à sa connaissance sont encore peu nombreuses : elles portent sur seize espèces dont voici les noms :

Lépidoptères : Nymphalis populi, Morpho Eurylochus, Vanessa Anttopa, Vanessa Atalanta, Pierisrapœ, Zygœna excubans^ var. Yanadis^ Sphynx spec.?. Bombyx mori, Liparis monacha^ Castrofoehaquercifoliaj Zereneadusta, Botys fuscalis.

Coléoptères : Cybister limbatus^ Dytiscus marginalis, Hydati' oa bimarginatus.

Diptères : Syrphus spec. ?

M. Hagen cite ensuite une indication due à M. Farini de Forli, relative au développement direct de la Chenille de Bombyx mori en Insecte parfait, transformation qui s'était effectuée en une nuit, sans que les Chenilles eussent filé des cocons.

Il termine son Mémoire par la description de deux cas de

M WOODMASON.

difformité des élytres observés chez le Geotrupes [Straiegus) JuUanus et le Prionus coriarius.

Un exemplaire du premier de ces Insectes, obserré par M. J. Wyman, en 1874, manquait complètement d'élytres, ce qui en .fait un monstre du groupe des Ectroméliens de Lacordaire. Le D. Saage a, de son côté, observé un Prionus coriariuif chez lequel les élytres étaient remplacées par deux cuisses dirigées en haut et en arrière.

En ce qui concerne les Lépidoptères ayant conservé la forme céphalique propre aux larves, ne peut-on pas se demander si l'enlèvement de cette sorte de masque ne laisserait pas apparaître la véritable tôle de ces Insectes avec les deux antennes? c'est ce que nous affirment avoir constalé plusieurs entomologistes auxquels nous avons communiqué les intéressantes observations de M, Hagen relatives à ce vice de conformation.

XIY. — WOÛD-MASON : Nouvelles espèces de BLAmn^BS BU GENRE Panbsthia. [Joumal a$ial. soc. of Bengale L XLV, part. 2,p. 190;1876J.

Ces espèces sont de l'Inde ; elles reçoivent de M. Wood les noms suivants :

Panesthia mmstruosa; P. Vallacei; P. flavipennis et P. Sansmm; cette dernière répondau P. mandarinea $ , de Saussure(l).

(1) Deux Notes de M. Wood-Masoni paraes dans les Jfinales and Magazine of Naiiital HUiory pour le mois d'octobre 1876, ont trait, l'une à la manière suivant laquelle les jeunes de rÉcrevisse de la Nouvelle-Zélande {Jstaeoidet Zealandicuê] s'attachent à leur mère ; l'autre à une espèce nouvelle de Mantidées» non citée dans le travail du même auteur, qui est Inséré dans notre t. V, p. 361. Cette espèce qu'il appelle FUeheria laticeps, vient de Sheargaon, Etat de Kolapur.

Le môme savant vient de faire connaître une espèce également nouvelle de Mantidées {Heterochœta trieolor, W. M.), ut>uvée à Calcutta par Madame Wood-Mason.

THORELL. 55

XV, — THORELL (T.) : Notice sur quelques araignées du Labrador. [Proceed. Boston Soc. Nat. hist., t. XVII, p. 490;

Ces Araignées constituent dix espèces différentes» savoir : Epeira patagiataj Clerck ; E. Paekardii, Thorell ; Tetragnatha extensa (FAranea extensa de Linné); Linyphia Emertonii, Tbor.; Clubiona frigidula, id,; Gnaphosa brumalis, id.; Lycosa (ffomiandtca, id.; L. furdfera, id. ; L. fuscula, id.; L. LabradormsiSs id.

XVL — THORELL (T.) : Sur quelques Phalangïdés (Ophjones) de l'Europe et de l'Asie occidentale, avec un Tableau du genre européen de cet ordre. (Ann. Mus. dv. Hist. nat. Gênes, t,Vin;1876).

Voici rénumération des espèces dont il est question dans ce Irayail :

PHALANemés : Acanthobphus longisetus, Thor. (Italie) ; Dior bunus CDdipus, id. (Perse) ; Phalangium ^unddium, id. (Perse) ; Ph. Hyrcanum, id. (Perse); Ph. Gestroi, id. (Sardaigne); Ph. Nicœense, id. (Ligurie) ; Ph. ferrugineum, id. (tle d'iviça) ; Ph. Caneitnmt, id. (Italie) ; Ph. parietinum, De Geer (Suède, Norwège, Danemark, Allemagne, France et probablement toute l'Europe centrale); Ph. comutum, Linn. (mêmes pays, plus l'Italie); Milopus alpinus (Opilio alpinios, Herbst) (Suède et Norwège) ; Liofrtinum limbatum^ L. Eoch (Europe centrale); L gracile, Thor« (Suède) ; L. lœve^ id. (Suède) ; Astrobunus Koekii, id. (Italie); Sclerosoma sardum, id. (Sardaigne); Se. Meadii, id. (Autriche?).

NKIIAST01I0ID& : LHcranolasma Sœrensemit Thorell (Ligurie) ; D. arittaium, id. (Italie).

56 PUTEÀU.

Les genres Diabunus et Astrobunus sont établis et caractérisés ici pour la première fois.

XVIL — PLATEAU (Félix) : Notb sur les ph^nomâniss de u

DIGESTION ET SUR LA STRUCTURE DE l'âPPARBIL DIGESTIF CHEZ

LES Phalangides [BulL Acad. t. $c. Belgique, 2' série, t. XUI, n* 11 ; 1876).

Travail accompagné d'une planche ; l'auteur en donne luimême le résumé qui suit :

L Réiumé anaUmique. — Le tube digestif des Phalangides se compose de trois parties :

1* Un intestin buccal, court, étroit, fort simple, privé d'appareil de succion, de jabot et de cœcums, comprenant une eu* ticule interne chitineuse, un épithélium sans importance, une tunique propre et une couche musculaire. Il aboutit brusquement à la partie suivante.

2" Un intestin moyen sous forme de poche médiane sans cuticule interne et dont les parois sont constituées par un épithélium cylindrique de petites cellules, une tunique propre, une tunique musculaire épaisse. L'intestin moyen présente dorsalement six orifices par lesquels se déverse dans son intérieur la sécrétion d'un grand nombre de codcums glandulaires volumineux.

Les cœcums en question, dont quelques-uns s'étendent jusque dans les coxopodites des pattes, répondent au prétendu foie abdominal des Aranéides ; leur paroi, privée de revêtement musculaire, ne comprend qu'une tunique propre légèrement plissée en long et un épithélium de grosses cellules cylindriques ou en massues, se détachant facilement et prenant alors la forme sphérique. ('^s cellules qui ressemblent beaucoup à celles du foie des Araignées, sont chargées de fines

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granulations jaunâtres, de globules graisseux et même de concrétions brunes.

3* Un simple repli indique la limite entre l'intestin moyen et Vintestin terminal. Celui-ci est un tube court légèrement recourbé vers la face ventrale du corps pour aboutir à l'anus. Un épithélium délicat de petites cellules cylindriques incolores, une tunique propre et une tunique musculaire forment ses parois.

A l'origine de l'intestin terminal s'ouvrent deux tubes de Malpighi cylindriques, incolores, à parois résistantes, trèslongs, dont l'épithélium sécrétoire se compose de cellules granuleuses assez irrégulières. Ces tubes s'insinuent entre les cœcums latéraux, puis, après avoir décrit des circonvolutions compliquées, viennent former chacun, à la face dorsale du tube digestif, une longue boucle caractéristique.

Le tissu adipeux des Phalangides est très-développé ; on l'observe sous forme de nappes s'étendant au-dessus des espaces compris entre les viscères et sous forme de bourrelets cylindriques, que Ton a pris parfois pour des glandes, bourrelets parallèles, un peu noueux, revêtant principalement la surface de l'intestin moyen et des cœcums. Ce tissu adipeux y fait fraction de tunique péritonéale et soutient un réseau trachéen fort riche.

II. Résumé physiologique. — Â l'état de liberté les Phalangides sont Carnassiers ; ils divisent leur nourriture en fragments très-petits. Ceux-ci traversent rapidement l'intestin buccal pour venir s'accumuler dans l'intestin moyen. Ils y sont soumis au liquide sécrété en abondance par les cœcums, liquide digestif proprement dit, jamais acide, neutre ou peutêtre légèrement alcalin, ne coagulant pas le lait, n'ayant qu'une £iible action sur les matières féculentes, mais émulsionnant activement les graisses et dissolvant les substances albuminoides.

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