POUSSIERES ORGANIQUES DE L AIR ET DES EAUX
Fig. 2.
crit par M. Tissandier.
27) de la fig. 4 prévalent dans les deux récoltes.
Cette récolte du 30 a été beaucoup plus riche que la précédente, bien qu'elle ait été fournie par S67 litres d'air seulement, tandis que l'autre provenait de 582 litres : le temps jusquelà pluvieux venait de se mettre au beau. Les granules (n* 8) sont du fer météorique déjà dé-
Novemhre 1875.
to
Aucune observation n'a été faite en octobre ; nous en avons deux en
novembre résultant du passage prolongé de l'air sur la glycérine.
La fig. 3 contient la récolte du 45 novembre.
A l'exception de quelques cristaux de sulfate de chaux (n* 3), tout le reste parait composé de spores de cryptogames dont les plus abondants sont les n»« 6, 8 et 9.
La fig. 4 contient la récolte du 49 novembre.
Les n** 6 et 43 sont de l'amidon; le reste est formé de spores, excepté le n^ 42 qui, par ses dimensions, nous semble être un pollen.
Fig. J.
MARIÉ DAVr.
Dicembrt )87S.
La fig. 9 se rapporte aux H
I,22et23déc(
décembre. Le lempa était pluvieux avec vent du sudouest, et, malgré la durée proloDgée du passage de l'air, la récolte a été peu abondante.
Les spores (n" 3 et 5) prédominaient ; elles paraissent être de même espèce. A câté de ces spores tra Dsparentess'en trouvaient d'autres presque noires et opaques (n" 7) qui sont des globules femigineux. Le
'*' *■ n" 16 représente proba-
blement des spores de mucédinées avec un
O 3 ^ -4 ^ fragment de mycélium.
0s 0 Les résultats obtenus
^^ w dans ces premiers es-
sais montraient que ,
- °™ même pendant l'hiver.
l'air contient en suspension un grand nombre de corpuscules or- ^^^ ganisés, et surtout ceux
^^^ 'i^ ^ 1^ des dimensions les plus
* petites. Ils ne donnent
cA»
pas de renseignements
suffisants sur leur na- Fig. 5. ture, bien que M, Schœ-
nauer ait fait usage de quelques réactifs chimiques, en particulier de l'iode pour l'amidon , de l'acide salfurique étendu pour les spores, de l'ammoniaque pour les
POUSSIÈRES ORGANIQUES DE l'aIR ET DES BAUX. 25
corposcttles mobiles. Ces derniers ne peuvent se mouvoir dans la glyoérine: les infusoires y périssent, y perdent en très -peu de temps leurs formes et ne sont plus reconnaissables.
La rosée naturelle et artificielle, ainsi que les gouttes de pluie, ne présente pas les mêmes inconvénients. Cependant, si la goutte de li* qoide est recouverte d'une lamelle de verre, ce qui rend beaucoup plus fecile Tobservation au microscope, les animalcules ne tardent pas à périr faute d'oxygène, et Tévaporation de Teau sur les bords de la lamelle doDDe lieu à des mouvements du liquide qui peuvent induire en erreur. On évite ces difficultés en déposant une très-petite goutte de rosée sur aoe lamelle que l'on renverse ensuite sur une petite auge en verre dont les bords sont enduits de glycérine ou de bitume dé Judée et dont le fond est recouvert d'eau pour empêcher Tévaporation de la goutte de rosée. Quelques-unes de ces auges sont percées latéralement d'un
petit orifice pour Tintro-
Oô'fl
duction des réactifs. Les
corpuscules ainsi observés
sont dessinés dans la fig. 6.
-^/^ ^-x ^ ^ ^ *(S ^^*^^ ^^ extrait du journal
\|J CJ a Q o àeVL. Schœnauer.
4 décembre. '^Défbi de givre à la surface extérieure d'un tube contenant à l'intérieur un mélange de sel et de neige. Le givre transporté au laboratoire fond rapidement, et une goutte déposée sur la lame porte-objet et recouverte d'une lamelle est immédiatement observée. Après cinq minutes, on voit des corpuscules s'animer d'un mouvement très-marqué. Un d'eux a été suivi assez longuement ; les divers aspects sous lesquels il s'est présenté à l'œil sont dessinés sous leno4. A côté de ces corpuscules se meuvent d'autres d'une espèce semblable, mais plus petits (n» 2). Les uns et les autres ne laissent voir ni tégument ni cils vibratiles. Un autre infusoire (n* 3) paraît être une
Pig. 6.
HARlé DAVT.
cellule mère avec ses bourgeons Don encore séparés; elle seule du moins laissait voir des cils vibratiles. Au reste, cette première prise ne renfermait qu'un petit nombre d'organismes vivants.
7 décembre. — - Môme procédé. Quantité considérable d'organismes mobiles animés soit d'un mouvement tournant ralenti, soit d'un mouvement irrégulîer plus vif (n** 6, 7, 8, 9, 40 et W). On n'y peut constater la présence d'aucun organe locomoteur. L'addition d'ammoniaque arrête le mouvement de quelques-uns d'entre eux seulement.
9 décembre. — Le dégel est survenu et, malgré une température relativement élevée, on ne rencontre que très-peu d'organismes mobiles. 18 décembi*e. — L'eau de condensation, au lieu d'élre placée entre deux lames posées l'une sur l'autre, est renfermée dans une cellule de verre. Des points immobiles entrent en mouvement après deux minutes. 24 décembre. — On opère avec un soin particulier en faisant le vide
au moyen de la machine Carré dans un petit ballon à moitié rempli d'eau.
Une goutte de vapeur d'eau condensée sur la surface extérieure du ballon est déposée sur une lamelle de verre, sur le lieu même de l'opération, et on renverse immédiatement la lamelle sur une cellule de verre. En l'examinant après le temps juste nécessaire pour la placer sur la platine du microscope, on voit des points lumineux et mo-
biles de
de millimè-
Fig. 7.
Corpuscules recueiUis sur la glycérine.
très de diamètre, et dont le mouvement est nettement distinct du mouvement brownien. L'un de ces corpuscules, observé
pendant quelque temps, se dessine sous forme de deux globules réu<
POUSSIÈRES ORGAfilQUES DE L'aIR ET DES EAUX. 27
nies (n* 43] ; an autre (n« 43) se distingue par la rapidité de ses moucéments. Le corpuscule n* 44 s'est rencontré dans la même récolte.
Janvier 4876.
La fig. 7 est relative à la récolte faite sur la glycérine du 30 décembre tu 2 janvier. On y trouve, parmi les corpuscules nouveaux, les n^* 4, 40 et 46, qui étaient assez abondants; des pollens n"*' 44 et 42 assez nombreux et des grains d'amidon en quabtité (n^ 44). Nous retrouvons aussi des granules noires avec une faible transparence rougeàtre (n* 3} que l'acide sulfuriquè étendu fait ranger parmi les spores; mais autour sont dessinés de véritables granules ferragineux. La fig. 8 renferme la série des principaux corpuscules recueillis sur
, la glycérine en plu*
O sieurs opérations, du 4
(•) P) O O au 27 janvier. Les corpuscules noirs [n^ 2), considérés comme des globules de fer météorique, se sont rencontrés en assez grande quantité. Les spores (n*3)provenant d'algues étaient très-abondants ; les spores n*' 4, 5, 6, 7 et 8 l'étaient beaucoup moins. D'autres encore, d'espèces diverses, se sont montrés accidentellement.
Les observations faites sur la vapeur d'eau condensée ont été plus nombreuses. Nous les
Fig. 8.
résumons dans les extraits suivants du journal de M. Schœnauer.
4 janvier. — Le temps est au beau et froid. On opère comme le S4 décembre. On n'aperçoit aucun mouvement dans les corpuscules
même après une heure d'attente. La mobilité ne se montre que dans la journée. Un corpuscule ressemble d'abord à deux spores réunies (n* 45 a, fig. 5); bientôt sa forme devient irréguliëre; vingt minutes plus tard, il présente la seconde forme (156). Pendant ce changement, on y remarque des mouvements continuels, mais lents. Un autre corpuscule irrégulier (n* 46) montre les mêmes mouvements. Un troisième présente successivement les trois aspects du n* 47 (fig. 6).
H janvier, — Dépôt de givre sur le pluviomètre en cristal. Aussitôt que le givre est fondu sur la lamelle de verre, on y aperçoit des microzymas mobiles (n*"* 4 , S, 3» 4 et 6, fig. 8) ; d'autres sont immobiles (n-6).
2^ janvier. — Mêmes résultats.
26 janvier. — L'observation du givre montre une quantité notable d'organismes vivants (n®* 4, 2 et 3), d'autres moins nombreux (n** 7 et 8). Deux gouttes d*eau du givre sont conservés jusqu'au lendemain dans des cellules. Les corpuscules (n* 4 ) semblent s'être multipliés.
27, 28, 29, 30 janvier, — Malgré la rotation du vent qui souffle tantôt de la ville, tantôt de la campagne, les corpuscules mobiles restent les mêmes. Leur nombre augmente de jour en jour.
Février 4876.
Pendant ce mois, les récoltes faites sur la glycérine se sont montrées
assez riches. On y re-
j I* ^ ,* *P * \^ marquait, surtout, une
4^V' •*;• ^0 ^ •/••• énorme quantité de cor-
' ^ ^ »• puscules incolores qui
^ ^ /) ^ r^ ^ i^^ n'avaient pas plus de
0®@ Oq I ^ [W Tôîôôàe millimètre de
^/^ A^. «^ ^" .^0 suite, n'étaient visibles
/^^ diamètre et qui , par
» ^ ^ • ' • ^^ "^^'Ù qu'avec l'objectif à im-
p. g mersion. Une partie
Février 1876 semblait avoir les bords
plus nets que les autres (n** 9, fig. 8). Comme des corpuscules semblables et de la même grandeur s'étaien t quelquefois rencontrés dans les eaux météoriques et qu'ils y possédaient un mouvement lent circulaire, il est probable que ce sont pour
POUSSIÈRES ORGANIQUES DE l'AIR ET DES EAUX. 39
la plupart des zoospores. Il est probable aussi que, dans cette grande quantité de corpuscules, il s'en trouve beaucoup qui sont des germes d'infosolres, surtout parmi ceux qui se distinguent par leurs contours moins nets. Dans la masse de ces petits globules, on en distingue aussi une quantité d'autres un peu plus grands, pour la plupart incolores; une faible partie colorés légèrement en jaune ou brun, d'autres grisAtres on brun foncé. Leur diamètre varie de 4 , 5 à 9 (n<* 40, fig. 9). Les n"^ 4 , 2, 3 et 4 • de la même figure sont très-abondants. Dans la récolte du 4 ( au 46 février, on trouve, en outre, une assez grande quantité de sporules filiformes (n"^ 44, fig. 8) et des cellules vertes provenant d'algues. D'autres spores de cryptogames, pollens, grains d'amidon, sont rares.
Quelques prises de vapeur d'eau condensée complètent ces renseignements sur les poussières organiques de l'air durant le mois de février.
4 février, — Organismes vivants très- nombreux, des mêmes formes que dans les jours précédents; deux nouvelles formes sont dessinées n»*44 et 42 (fig. 9).
2 février, — Le ciel se couvre. Les organismes mobiles sont déjà moins nombreux que la veille.
44 février. — Un dépôt de givre produit par un mélange réfrigérant ne montre que quelques organismes semblables à ceux des n*' 44 et 42. Une neige abondante accompagnée de grésil et de pluie était tombée dans l'intervalle.
48 février, — Le beau temps succède à une nouvelle série de jours pluvieux. Trois condensations successives ne montrent presque rien de vivant.
Mars 4876.
En mars, le travail a été interrompu par le parquetage des salles d'observation. La trompe a pu cependant continuer à fonctionner pendant tout le mois et donner des récoltes sur la glycérine. Leur examen n'a montré que très-peu d'espèces nouvelles au milieu de celles que les récoltes antérieures avaient fait connaître. Deux espèces de spores brunes (n* 43, fig. 9] sont cependant nouvelles et abondantes. Les unes tantôt rondes, tantôt pyriformes , sont faiblement transparentes ; les autres, plus petites, montrent un bord presque noir. Toutes
les autres ont déjà été vues dans les mois précédents ; ce sont avant tout et en quantités énormes les petits corpuscules incolores et presque imperceptibles (n* 9, fig. 9), puis les corpuscules ronds, incolores ou jaunes du mois de janvier (n* 4 , fig. 9), et les globules noirs de fer (n"* 3, fig. 9).
L'observation des eaux de condensation est reprise le 85 mars. Le beau temps est revenu depuis plusieurs jours. La récolte des corpuscules est abondante. On retrouve les vibrions n*' 4 , 2 et 3 (fig. 9) et le bactérium n* S, déjà vu en janvier. On rencontre de plus une autre espèce de vibrions n* 43 (fig. 9).
S6 mars, — Même résultat.
87 mars. — Une petite pluie fine est tombée vers 6 heures du matin; un dépAt de rosée, fait à 40 heures, n'a donné presque rien. Une seconde prise faite à 3 h. 30 m. contenait déjà quelques corpuscules mobiles.
Avril 4876.
A partir du mois d'avril, notre attention se concentre particuliferement sur les eaux météoriques et les rosées artificielles, sans abandonner toutefois les récoltes sur la glycérine. Nous mettrons donc en première ligne les extraits du journal quotidien de H. Schœnauer.
3 at;rt7. — Des ondées sont tombées la veille. Très-peu d'organismes mobiles dans la vapeur d'eau condensée.
4 avril. — Les corpuscules mobiles ont augmenté (n** 4 , 3, 3 et 8). Les vapeurs ammoniacales arrêtent ou ralentissent les mouvements de quelques-uns d'entre eux et semblent sans action sur les autres.
5 avril. — Peu d'organismes mobiles malgré la persistance du beau temps. Le vent souffle de Paris.
6 avril. •— Quelques vibrions à peine visibles et déjà décrits.
4 0 avril. — Le nombre des organismes mobiles va croissant depuis le 7. Parmi les organismes mobiles» ceux du n<> 44 sont les plus nombreux; leur mouvement est circulaire, lent ou vif, et, dans ce dernier cas, oscillatoire.
43 avril. — Après des pluies de la nuit et de la journée précédentes, une nouvelle pluie survenant, on recueille une des premières gouttes ; elle est remplie d'une quantité considérable de petits corpuscules qui se meuvent et d'autres qui sont immobiles. Parmi les premiers, on rencontre de nouveau les n*' 4, 8, 3 et 40. Quatre heures après l'introduc-
POUSSIÈRES OROANIWBS DE l'aIR ET DBS BAUX. SI
tkm de U goaUe dans la cellule, ces organismes étaient encore en mou- Teroent. Le lendemain, Teau était évaporée; mais une addition d*eau distillée leur rendait leur mouvement. Les vapeurs ammoniacales Varrétaieot au bout de trois quarts d*heure. Cette pluie est immédiatement suivie d*une grêle. Un grain est porté sous le microscope après fusion ; on y trouve à peu près les mêmes organismes, mais en quantités beaucoup moindres.
U avril. <*- Après une forte neige, et par un vent assez fort, variable de S.-O. à E., on trouve dans Teau condensée beaucoup de débris, mais à peine une trace de corpuscules mobiles.
45 avril. — Vibrions très-nombreux (n** 4» ^i 3| H) ; quelques bactériens n"* 8.
19, 20, 24 avril. — Temps pluvieux depuis le 47. Deux condensations de vapeur ne montrent ni spores ni organismes vivants.
85, 26, 87, 28, 29 avril. — Récoltes médiocres ou très-faibles de corpuscules mobiles semblables aux précédents ; les vibrions n* 4 sont les plus nombreux.
Pendant le mois d'avril, quatre récoltes ont été faites sur la glycérine, correspondant aux quatre semaines du mois. Les corpuscules déposés par le passage de quelques centaines de litres d'air ne différaient guère de celles des mois précédents. Les petits sporules brun jaune et bruns dominent encore par leur nombre. Vers la fin du mois, on voit apparaître quelques espèces de spores de champignons, quelques pollens ; mais leur nombre est relativement très-petit.
Mai 4876.
2 mat. — 42 heures après la dernière pluie, on retrouve dans l'eau de condensation quelques corpuscules mobiles, n""* 4 , 2 et 5. Le lendemain, 4 heure seulement après une nouvelle pluie, ces organismes sont très* rares.
4 mai. — Organismes peu abondants et des espèces déjà vues ; on rencontre cependant quelques baguettes flexibles de 4 à 3 millièmes de millimètres de longueur.
9, 40, 44 mai. -» Les corpuscules mobiles sont devenus très-abondants. Les organismes ronds, ovales, en massue, ou plus ou moins irréguliers sont très^nombreux ; ils sont accompagnés de quelques rares bactériens. On voit, en outre, apparaître dans Teau condensée une sorte
32 MARIÉ DAVT.
de mucosité composée de filaments incolores que le plus fort grossissement ne permet pas d'isoler.
13, U» 45 mai. — Les filaments muqueux augmentent; le 45, ils forment des flocons distincts. Les organismes mobiles sont, au contraire, assez rares.
S2 mai. — Cette situation persiste sans grand changement jusqu'au 22, jour où les corpuscules mobiles sont de nouveau extrémeoient nombreux, sans qu'on y rencontre de nouvelles formes. Les granules des plus petites dimensions sont toujours le plus multipliés.
22, 24, 25, 26, 27 mai. — Le temps est pluvieux ; des gouttes de pluie ou de rosée artificielle ne montrent que peu d'organismes mobiles.
29, 30 mai. — Le beau temps est revenu, les organismes sont encore rares ; parmi eux, il s'en trouve dont le diamètre est à peine de \ millième de millimètre et dont le mouvement circulaire est très-vif.
Dans les diverses récoltes du mois de mai, les spores cryptogamiques ont été extrêmement abondants, sans qu'ils aient différé beaucoup, dans leurs formes, de ceux qui ont été trouvés dans les mois précédents. On a remarqué, toutefois, dans les récoltes de mai, la disparition graduelle des plus petites globules, qui étaient extrémements abondants, surtout en février. Par contre, on a vu apparaître une grande quantité de spores ovales jaune verdAtre (champignon hyphomycétale).
Pendant ce mois, H. Schœnauer a tenté quelques essais d'ensemencement.
Le 5, une récolte fut faite sur une goutte de glucose au lieu de glycérine. L'examen immédiat y fit voir une multitude de spores et spécialement des petits spores incolores, jaunes et noirs, déjà dessinés en janvier. Les vibrions et les bactériens étaient rares; ils avaient entièrement disparu après un jour de repos. Les spores jaunes^ après vingtquatre heures, avaient perdu leur aspect brillant; mais aucune trace de germination ne s'est produite après douze jours.
Le 6, la même expérience a été reprise avec du glucose additionné de traces de sels minéraux, nitrate, sulfate et phosphate d'ammoniaque, carbonate de potasse et de magnésie. Le même résultat a été obtenu. La goutte de glucose était sans doute trop concentrée.
Même résultat encore le 42 avec une dissolution de sucre de canne additionnée de sels minéraux. Une seconde récolte est faite sur la même substance ; mais, au lieu d'une cellule close, on emploie une cellule
POUSSIÈRES ORGANIQUES DE l'aIR ET DES EAUX. 33
peroée latéralement d'une petite ouverture. Le lendemain, la gouttelette est desséchée. On la reprend avec de l'eau distillée bouillie et Ton dépose de cette eau au fond de la cellule. Quelques vibrions apparaissent; mais^ après trente-six heures, le liquide est de nouveau desséché. Les cellules sont abandonnées.
Le 49, on fait passer pendant deux heures un courant d'air lent dans on flacon renfermant une décoction de dent-de-lion. Après quelques jours de repos, deux moisissures se sont développés : Tune est une torola et l'autre un pénidllium, l'une et l'autre aux spores ronds vert UeoAtre.
Juin 4876.
4* Beau. Vent N.-E. Une goutte d'eau condensée montre quelques corpuscules ovales, incolores, immobiles ; ni vibrions, ni spores.
â. Beau. Vent N.-E. Quelques vibrions apparaissent dans les dimensions les plus faibles et presque invisibles ; d'autres atteignent la grandeur de T millième : tous sont doués d'un mouvement vif. Une troisième espèce est ovale et irrégulière avec un mouyement circulaire plus lent; une quatrième de forme allongée, d'un mouvement tantôt oscillant, tantôt circulaire (bactérien). Toutes les formes ont déjà été décrites dans les mois précédents.
3. S.-W. Beau. Trois épreuves montrent en tout un seul corpuscule mobile.
6, 7. S.-W. à N.- W. Couvert. Plusieurs pluies légères dans l'intervalle. Quatre épreuves montrent quelques rares corpuscules mobiles, vibrions vivement mobiles, dont le nombre tend à croître.
8, 9, 40. N.-E. à N.-W. Couvert et pluies fréquentes. Bares corpuscules mobiles.
43. N.-W. Beau. Les corpuscules mobiles sont abondants; ils varient dans les formes et grandeurs ordinaires.