‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 103 sur 151 · MAX VAN BERCHEM · texte numérisé non relu

MAX VAN BERCHEM

paraît diflicile, pour diverses raisons, de voir dans le Qusr un monument musulman de À de Saladin et nous préférerions, provisoirement, nous en tenir à l'hypothèse gassanide

Ce mot nous amène au problème de l'origine historique de Mechatta. Pour nous, qui avons dès longtemps, en nous appuyant sur des motifs d'ordre historique, p d'attribuer Mechatta aux Gassanides, c'està-dire à ces rois arabes dant le limes byzantin en face de leurs rivaux de Hira, défendant le mes sassanide, il n'est pas indifférent de voir M. Strzygowski conduit, par Ja seule histoire de l'art, à leur attribuer Ru M Sage aussi quelque autre dé ces mystérieux monu-

vient de signaler dans la même région. Mais ici, Roule Ste prudente réserve. D'ailleurs, à son point de vue, le problème d'histoire s'efface derrière le problème d'art, 1 lui suffit d'avoir montré que Mechatta est un produit de l'art mésopotamien et que cet art ne dérive pas plus de l'art impérial, romain où byzantin, que l'art occidental roman ne dérive de l'art romain chrétien.

Ces conclusions générales, M. Strzygowski ne les tire pas de la seule étude de Mechatta. Il y a été conduit par la progression logique et pour ainsi dire fatale de ses recherches. Parti de la Rome classique et de l'Italie pour étudier Byzance, il y a trouvé tant de choses qui ne s'expliquent ni par Rome, ni par Byzanee ellemême, qu'il a cherché plus à l'est, d'abord en Asie Mineure, puis en Égypte, en Syrie, aujourd'hui en Mésopotamie et en Perse. De là cette obsession de l'Orient , ce double credo Ex oriente lux et Los von Rom! qui traverse, comme un Leitmotir, son œuvre déjà considérable. Sans doute l'idée n'est pas nouvelle et les travaux de Courajod, de MM. de Vogüé et Dieulafoy, pour ne citer que quelques noms familiers, nous ont dès longtemps à de nouvelles formules en faisant pressentir, nsc monde de my qi enr l'Orient, de puissantes actions sur notre Occident. Mais nous ne pensons pas qu'on l'eût encore exprimée avec une conviction si profonde appuyée sur autant de faits précis. 11 serait facile de relever, dans ce volume,

es-unes de ces comparaisons hardies, de ces conclusions un peu hätives ou de ces formules trop générales que les esprits timorés invoqueront toujours pour combattre les idées nouvelles. Peut-être dira-t-on qu'il eût mieux valu, pour aborder Mechatta d'un regard parfaitement calme, que Mechatta ne fût point engagé d'emblée au service d'une thèse préétablié et d'aussi large envergure. Du moins gagnons-nous, à ce nouveau plaidoyer pro domo sue, l'un des livres les plus suggestifs du savant professeur de Graz. Pour nous, préparé dès longlemps à chercher en Orient la solution de maint problème occidental ct vers Bagdad et la Perse

MECHATTA. 177 le cœur de la civilisation musulmane, nous avons la conviction que les idées défendues par M. Stezygowski s'imposeront de plus en plus à ln science. be jé ML

Mix vax BERCHEM.

L'ŒUVRE DE BYZANCE DANS L'ITALIE MÉRIDIONALE. J. Gax. L'Halie méridionale et l'Empire byzantin, depuis l'avènement de Basile [°° jusqu'à la prise de Bari par les Normands (867-1071), 1 vol, in-8° de xxvI-636 pages. Paris, Prenons 1904.

L Lorsque, au vus ‘siècle, l'autorité bye dspart à Rome et à

| Ravenne, quelques territoires, épars aux extrémités de la Calabre et de la

Terre d'Otrante, restèrent aux mains des: de C'est de là qu'au n° siècle les ob OA MEN DE MÉNENNAE tirent pour s'introduiré de nouveau dans les affaires d'Italie; c'est de ces , jalousement conservées, qu'ils firent leur point d'appui pour restaurer dans la péninsule la puissance impériale et créer, dans toute une moitié de cette vaste région, comme une nouvelle « Grande Grèce ». Cette restauration de la domination byzantine en Italien été lune des œuvres les plus remarquables de la dynastie macédonienne; c'est l'une de celles aussi qui attestent Je plus pleinement l'énergie tenace, da souple habileté ; la foree d'expansion et d'assimilation surtout que gardait entre le ax et le xr° sièele cet empire grec tant décrié. Non seulement, ] te bon emploi de leurs ressources militaires, par la savante conduite de diplomatie, par le gouvernement etl'esprit de:suite de leur politi basileis sont arrivés à reconquérir et à conserver pendant près en cents ans (876-107 1) une moitié de l'Italie et à étendre, soit } rer nistration directe; soit par le protectorat, leur autorité jusqu de Rome; ils ont en outre, dans cet immense domaine , D y er soin civilisation byzantine, ils l'ont conquis à l'hellénisme, à sa langue, à ses mœurs, À sa religion, aussi complètement que l'hellénisme l'avait fait quinze siècles auparavant, Ils ont, en plein monde latin, si profondément marqué de leur empreinte cette Grèce italienne, qu'après la chute même de la domination byzantine, les vainqueurs normands emrent aux vaincus les cadres de leur administration et leurs méthodes de gouvernement, et que, jusqu'à Ja fin du moyen âge, ce pays

78 CHARLES DIBHL.

ri j avait apportées 2 0 id el Fe re me pre à fois e Zapelios qui, dans ses Irzxceumxd (1865), le premier ce fait le à l'attention des historiens,

riche série de monuments dont la civilisation hellénique a couvert ces Peer -P ee +

les traces prafandes que Byzance lisser

l'une manière F

“comment enfin l'œuvre civilisatrioe de Byzance at-elle pu survivredule iruine de san œuvre politique ? Ge sont dà autant de problèmes essentiels ra ap ph " cette Re ant do progepet trop

CRLITENT IEC LT LED"

#5 On me ds dans ot élites:

Dusptenilomtins ci pe nr de bg} 7e ment

De hs che énorme qui éteit:propotée), M Gay es ait plus golumenlienen Med intt pate eme dr importunt ouvrage

au premier ge fan PAT un oue qu'on HS

quelque eneui ser récit De ose prises Lombards et Byzantins; à ect: in le: échereaur dé négocia tions, de revirements politiques et deiguerres, où s'agitent les remuants Em re Capoue. de kg share serie à green D te et de Gate où dm Mas ap

goss: des autres. les empereurs grongoni impuissants, et en face de offansive tous RAA qe Mppénarass sx

pant les côtes | pénétrant sans être arrêtée jusque : massifs mon

Page 1